Ligue des champions | Atalanta - Real Madrid | Pourquoi Kylian Mbappé et ses coéquipiers peuvent trembler
Eurosport sur GooglePresque dos au mur en Ligue des champions, le Real Madrid se déplace sur la pelouse de la redoutable Atalanta Bergame mardi soir (21h), leader de Serie A depuis le week-end dernier. Après avoir remporté la Ligue Europa la saison passée, la bande à Gian Piero Gasperini est arrivée à un niveau de maturité qui effraie tous les mastodontes italiens. Et européens.
Guardiola : "Si j'ai offensé Mourinho, je suis vraiment désolé"
Video credit: Eurosport
Pep Guardiola avait été l'un des premiers à se méfier. "Jouer l'Atalanta, c'est comme aller chez le dentiste", avait lancé un jour le technicien de Manchester City. Depuis, pas mal d'équipes ont fini par se casser les dents au moment de rencontrer l'équipe de Bergame. Comment oublier l'énorme claque reçue par le Bayern Leverkusen, presque invincible la saison passée, en finale de la Ligue Europa (3-0) en mai dernier ? Plus récemment, le Napoli d'Antonio Conte en a pris trois à domicile (0-3) et l'AC Milan de Paulo Fonseca s'est surpris à jouer le nul vendredi dernier, avant de finalement s'effondrer en fin de match (2-1). Même chose pour la Roma (0-2) lundi dernier à l'Olimpico. Voilà la Dea à neuf victoires de rang avant de recevoir le Real Madrid mardi soir en Ligue des champions.
Après 15 journées de championnat, les hommes de Gian Piero Gasperini, nouveaux leaders depuis le week-end dernier, comptent 34 points. Un record dans son histoire. Et depuis le retour de la Serie A à vingt équipes (2002-2003), la voilà seule en tête pour la deuxième fois après la cinquième journée de la saison 2022-2023. Bref, nous parlons là d'un véritable rouleau compresseur. Une mécanique parfaitement orchestrée par l'un des meilleurs entraîneurs italiens et européens.
"Il n'y a jamais un bon moment pour affronter cette équipe, avait reconnu Paulo Fonseca, l'entraîneur de Milan, jeudi dernier. Elle fait peur à tout le monde. C'est toujours difficile de les jouer : ils marquent beaucoup et prennent peu de buts. Ils sont très, très forts. Gasperini est l'un des pionniers dans cette manière de jouer en un contre un sur tout le terrain. Maintenant, tout le monde suit ce modèle. Il suffit de regarder en Bundesliga avec le Bayer Leverkusen et Stuttgart. L'Atalanta est une référence mondiale." Aujourd'hui, il n'y a plus aucun doute de l'autre côté des Alpes : tout le monde s'accorde à dire qu'elle joue le titre. Même si Gasperini, lui, tempère. Probablement plus par superstition que conviction.
"Success story"
"Jamais l'Atalanta n'avait été à cette place en décembre, a-t-il toutefois reconnu samedi. Les tifosi ont le droit de rêver. On doit les laisser faire, ce n'est que du bonheur. Jamais personne n'aurait pu imaginer ça." Pas faux. Depuis la prise en mains de la famille Percassi en 2010 et la montée dans l'élite l'année suivante, ce club n'a cessé de grandir, devenant un véritable modèle de gestion, sportif comme économique. En moins de quinze ans, le chiffre d'affaires du club lombard est passé de 35 à 160 millions d'euros. Son bilan économique de 30 à 240 millions, associé d'un bénéfice agrégé de 193,2 millions depuis 2016. Ses seules dettes sont liées à l'immobilier. Le tout avec des résultats qui n'ont cessé de s'améliorer sur le terrain, jusqu'à remporter une Coupe d'Europe historique en mai.
"C'est tout simplement une incroyable success story, pouvait-on lire dans La Gazzetta dello Sport la semaine dernière. Un véritable modèle pour tous." Sans oublier un stade modernisé et flambant neuf, ainsi que la vente de la majorité des parts au groupe d'investisseurs mené par l'Américain Stephen Pagliuca, co-propriétaire de l'équipe de NBA des Boston Celtics et co-président du fonds américain Bain Capital, le club ayant été valorisé plus ou moins à 430 millions d'euros. Cette dernière a notamment permis de basculer dans une nouvelle politique sportive, plus forcément basée sur la valorisation puis la vente des joueurs, mais bien sur des dépenses visées et assumées. Il est désormais fréquent de voir l'Atalanta investir plus de vingt millions d'euros sur le marché. Sans trembler ni hésiter. Gianluca Scamacca se blesse gravement en début de saison ? Mateo Retegui débarque le lendemain pour 22 millions d'euros plus bonus. Charles De Ketelaere arrive en fin de prêt ? L'option d'achat est levée pour presque 25 millions. Raoul Bellanova, passé au club en 2020, explose au Torino ? Le club le rapatrie pour 25 millions bonus compris.
Maturité
"Voir l'Atalanta en tête, c'est un signe de maturité très important de la part d'un club et d'un entraîneur à l'apogée de leurs qualités. C'est une équipe capable de générer des talents (Ederson, Retegui) et régénérer des flops (Zaniolo, De Ketelaere)", écrivait le célèbre journaliste Paolo Condò dans les colonnes de la Repubblica lundi. "Ce n'est plus une surprise, mais une réalité solide, constatait le Corriere della Sera. Énergique, compacte, mature. Et surtout mature. La différence avec le passé est qu'elle est maintenant consciente de sa force. Elle dégage la sérénité d'une grande équipe, capable de comprendre les moments du match et profiter de ceux favorables comme un serial killer (...) C'est une machine parfaite et Gasperini, qui en est à sa neuvième saison, parvient toujours à l'améliorer. Ils peuvent croire au titre à travers notamment leurjeu, l'enthousiasme de tout l'environnement, un effectif complet avec un bilan économique saint. L'Atalanta est un modèle."
Mal en point en Ligue des champions, le Real va donc tomber sur un sacré morceau mardi soir. Et Carlo Ancelotti en est bien conscient. Record de points, meilleure attaque de Serie A (38), à peine 3 buts encaissés lors des six derniers matches et une cinquième place provisoire dans cette nouvelle formule de la C1 (3 victoires, 2 nuls) : Kylian Mbappé et ses coéquipiers n'auront pas le droit à l'erreur. Toujours invaincue en Europe, la Dea va pouvoir regarder le géant madrilène dans les yeux. Un peu comme lors de la dernière Supercoupe d'Europe, bien que perdue (2-0) en août dernier. Prendre une revanche ce mardi soir, qui plus est dans un match de C1, serait une sacrée revanche.
Sur le même sujet
Plus de détails
Atalanta
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/football/club/logo/300/100098.png)
2
3
Real Madrid
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/football/club/logo/300/4103.png)
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/11/13/image-5cd09111-6363-41cb-85a6-74092166487e-68-310-310.jpeg)