Après la défaite finale face au PSG : Arsenal, le minimalisme à son paroxysme
Eurosport sur GoogleArsenal n'a pas perdu de la saison en Ligue des champions mais il n'a pas gagné la coupe aux grandes oreilles. Malgré un scénario facilitant, malgré une prestation défensive monstrueuse, les Gunners ont buté sur la dernière marche ce samedi, lors de la séance de tirs au but face au PSG (1-1, 4-3 aux tab). Fiers de leur saison mais un peu amers quant à cette finale.
"On ne peut pas dire que l’arbitre ait fait tourner la finale"
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Conforme aux attentes, fidèle à son image. Ce samedi, l'Arsenal de Mikel Arteta n'a surpris personne en finale de la Ligue des champions. Disciplinée, rugueuse, parfois truqueuse – ce sont des compliments -, cette équipe l'est. Minimaliste aussi, poussée par un scénario qui lui convenait à merveille : en ouvrant le score presque par inadvertance, dès la 6e minute, les hommes de Mikel Arteta sont rentrés dans un schéma confortable mais intenable.
25% de possession, 1 tir cadré, 0.53 xG, aucun coup de pied arrêté dangereux : même pour ce "Boring Arsenal", les curseurs ont été poussés au maximum. Et, pourtant, ils ne sont pas passés loin du casse parfait. Mikel Arteta l'a reconnu aisément, et avec classe après coup : ils ont fait avec les moyens du bord.
"Je veux féliciter le PSG, et Luis Enrique en particulier, car c'est, pour moi, le meilleur entraîneur du monde, a-t-il d'abord insisté. Ce n'était pas le plan de faire ce que nous avons fait, mais c'est aussi à cause de Paris." Vous tomberez peut-être sur des posts où les Gunners apparaissent mauvais perdant. Ce n'est pas la réalité. Les hommes de Mikel Arteta ont été classes, à l'image de Declan Rice : "Félicitations au PSG. Ils sont la meilleure équipe des deux dernières saisons. Bravo à eux !"
Le PSG a beaucoup eu le ballon, mais n'a rien créé
Le jeu des conférences de presse a malgré tout permis à Mikel Arteta d'insister sur cette action litigieuse ente Noni Madueke et Nuno Mendes en prolongation. Sur ce coup-là, l'Espagnol a plus pointé une incohérence qu'une injustice : "Sur les 72 dernières heures, j'ai regardé tous les penalties qui ont été sifflés pour comprendre ce qu'est un penalty en C1 et ce qui ne l'est pas, a-t-il expliqué. Ça pouvait facilement en être un".
Pour le reste, les Gunners sont restés fidèles à une ligne directrice qui leur a permis de briser la malédiction en Premier League et d'atteindre la finale de Ligue des champions pour la première fois depuis 2006. "Je trouve qu'on a très bien démarré le match, on a marqué le premier but, et après ça, je trouve qu'on a très bien défendu, a ainsi commenté Martin Odegaard, plus soutier que meneur de jeu ce samedi. Évidemment, le PSG a beaucoup eu le ballon, mais n'a rien créé et puis, oui, avec ce penalty, bien sûr, ils ont marqué leur but. Et après ça, je trouve que c'était assez serré. On a eu des moments forts, eux aussi, et ça aurait pu basculer…"
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"Au moins une fois dans notre vie, on aura vécu un club français qui domine l'Europe, savourons !"
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La vérité se situe entre l'automne et le printemps
"Je sais que les gens voulaient un match du même acabit que celui proposé par le Bayern mais si on avait fait ça, on serait tombés dans un piège, a complété Rice. Donc, on a dû être résistant, très attentifs, avec beaucoup de communication. Et j'ai trouvé que plus le match avançait, plus on se créait des situations".
En Premier League, la pièce a fini par tomber du bon côté. En Ligue des champions, à marcher sur un fil, Arsenal a fini par chuter. La vérité sur cette équipe est à trouver entre le visage de l'automne, flamboyant et conquérant, et celui du printemps, rabougri et caricatural par moments. Libérés par leur titre national, les Gunners reviendront forcément au printemps. Jusqu'où ? C'est un débat qui se posera en temps voulu. D'ici là, Arteta et son staff auront toute l'occasion de disséquer la saison. Et de renouer avec son ADN originel.
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"Luis Enrique a pris l'ADN malade du PSG et l'a cassé en deux, c'est son plus grand accomplissement"
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