L'antisèche de la finale PSG-Arsenal : Cette équipe est un mythe vivant

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Ce samedi, le PSG a été sacré champion d'Europe en disposant d'une équipe d'Arsenal minimaliste (1-1, 4-3 aux tab). Cette finale n'aura pas été un sommet de jeu mais elle sacre une équipe qui marque son époque. Parce qu'elle a évolué depuis l'an passé et parce qu'elle a évité tous les pièges proposés. Le PSG de Luis Enrique laisse une marque éternelle, et c'est mérité. Notre antisèche.

"On ne peut pas dire que l’arbitre ait fait tourner la finale"

Video credit: Eurosport

Le jeu : Le pire scénario d'entrée et une finale sous tension

C'était peut-être ce qui pouvait arriver de pire au PSG : une petite erreur sanctionnée d'entrée et Arsenal qui met le bus – et quel bus ! La finale a changé de physionomie dès la 6e minute et les Gunners se sont évertués, avec beaucoup de talent, à anesthésier la rencontre. Ils ont failli tenir bon mais la première vraie combinaison entre Kvara et Dembélé a anéanti leur travail de sape. Dès lors, ce fut une finale indécise, sans de très grandes envolées footballistiques mais avec une tension au sommet et des duels dans tous les sens. Il était écrit que ce match se jouerait sur un détail. Un tir au but en force au-dessus de la barre, par exemple…

Les joueurs : Finale cruelle pour Gabriel, Neves exemplaire

Difficile de sortir des individualités de cette finale cadenassée. Le symbole reste malgré tout Gabriel : le Brésilien fut héroïque à de nombreuses reprises pour empêcher Paris de marquer. Mais c'est lui, d'une frappe de mule mal jaugée, qui a anéanti les espoirs des siens. Chez les Gunners, Declan Rice avait livré une vraie bataille à distance avec Joao Neves, absolument éblouissant dans son rôle, partout à la fois et toujours dans le ton. Auteur d'une saison folle, Kvara aura été dans la nasse avant d'être à l'origine du pénalty transformé par Ousmane Dembélé, lui aussi discret avant de sortir.
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Gabriel expédie son tir au but au-dessus et permet au PSG de remporter la Ligue des champions

Crédit: Getty Images

Le facteur X : L'attitude des Gunners

Arsenal va-t-il regretter cette première période magnifique en termes de "dark arts" ? À trop freiner le jeu, à s'écrouler au moindre contact, à prendre de trop longues secondes pour le moindre évènement, les Anglais ont-ils fini par exaspérer Daniel Siebert, longtemps clément avec eux ? C'est possible tant l'arbitre allemand aura été bien plus strict au retour des vestiaires et surtout complètement hermétique aux plaintes anglaises, notamment sur l'action litigieuse entre Nuno Mendes et Noni Madueke (102e).

La stat : 2

Le fameux back-to-back. En remportant la Ligue des champions pour la deuxième année de rang, Paris rejoint un club très fermé. Seuls huit clubs l'avaient fait avant lui. Mais, dans sa forme moderne, seul le Real Madrid de Zinedine Zidane a fait mieux (2016, 2017, 2018). Cette équipe parisienne entre dans l'histoire. Celle avec un grand H.
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La joie de Vitinha et de Luis Enrique

Crédit: Getty Images

L'autre stat : 100%

La chance n'existe pas aux tirs au but. À voir Matvey Safonov préparer sa séance avec Borja Alvarez, l'entraîneur des gardiens parisiens, on a vite compris que Paris n'allait rien laisser au hasard. Certes, il a fallu une mine mal maîtrisée de Gabriel pour que la pièce tombe du bon côté. Mais, cette saison, les Parisiens ont remporté les trois séances qu'ils ont dû affronter : Tottenham, Flamengo et Marseille. Il n'y a pas de hasard…

La décla : Nasser Al-Khelaifi

"La deuxième est plus belle que la première. La première était très spéciale mais le back-to-back..."

La question : Quelle place dans l'histoire ?

Il va vraiment falloir commencer à croire Luis Enrique sur parole. Oui, sans Kylian Mbappé, son PSG est devenu meilleur. Oui, même dans le creux en décembre 2024, cette équipe allait réussir. Oui, Paris avait une chance de faire le "back-to-back", comme il l'avait expliqué en septembre dernier.
Le résultat est là : Paris a beaucoup moins souffert cette saison dans sa quête finale.
C'est ce qu'il faut retenir de ce parcours qui sacre la meilleure équipe d'Europe. Non pas parce qu'elle a écrasé la concurrence, surtout pas même quand on se souvient de cette demi-finale dantesque face au Bayern. Simplement parce qu'elle a su s'adapter à tout : à un mois de février compliqué pour les organismes, à une vendetta munichoise que personne n'avait su arrêter jusque-là, au vice d'Arsenal, à Anfield, Stamford Bridge ou l'Allianz Arena.
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Le PSG, champion d'Europe 2025-2026

Crédit: Getty Images

Sa victoire de l'an passé sacrait un football total, symbolisé par un monument final. Celui de cette année est autrement plus complexe, plus polymorphe et donc plus complet. Il paraît que la chance sourit aux audacieux et, ce samedi, ils n'étaient pas très compliqués à reconnaître. Sauf que la chance n'a rien à voir là-dedans…
Cette équipe devient un mythe vivant, du même acabit que le Real de Zidane, le Barça de Guardiola, le Milan de Sacchi. Chacun fera ses comparaisons et ses propres classements. Mais la trace laissée s'inscrit dans les pas des plus grands. Ça aussi, Luis Enrique l'a dit. Il va vraiment falloir commencer à le croire sur parole.
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