"Je l’aime" : comment le mastermind Martin Zubimendi et sa paire avec Declan Rice ont conquis Arsenal

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Discret mais essentiel, Martin Zubimendi est le joueur de champ le plus utilisé par Mikel Arteta, cette saison. En à peine six mois, le Basque est devenu l’une des pièces maîtresses d’Arsenal, où sa paire avec Declan Rice impressionne. Tous deux s’observaient mutuellement, avant même la signature de Zubimendi à l'été 2025. Leur union, depuis, promet plus que jamais.

Le titre peut-il échapper à Arsenal ?

Video credit: Eurosport

Les contes des enfants prodiges du Pays basque ont bercé l’enfance de Martin Zubimendi. Au moment où il découvrait le football, au club d’Antiguoko, à Saint-Sébastien – sa ville de naissance –, le jeune Martin pouvait rêver de reproduire la trajectoire d’un certain Mikel Arteta, qui avait porté le même maillot bleu ciel, dix ans plus tôt, avant de s’envoler vers le centre de formation du Barça. Depuis l’été dernier, voilà les deux enfants d’Antiguoko réunis. Le bleu azur a viré au rouge pétant d’Arsenal, dont Arteta est devenu l’entraîneur, et Zubimendi la nouvelle plaque-tournante. Un indispensable parmi les indispensables. 
 Cette saison, aucun joueur d’Arsenal n’a été plus utilisé (2384 minutes) que le milieu de terrain au n°36. En à peine six mois, Martin Zubimendi s’est imposé dans l’entrejeu des Gunners. Sa paire avec Declan Rice est l’un des principaux atouts d’Arsenal, actuel leader de Premier League et de la Ligue des Champions avant d’affronter l’Inter Milan (mardi, 21h). Mais si son compère anglais s’attire – à juste titre – une bonne part des louanges, le "très humble" Zubimendi, dixit Arteta, ne doit surtout pas être éclipsé. 
Avant même l’arrivée de son double, à l’été 2025, Declan Rice en était fan. "Je l’ai beaucoup regardé avant qu’il signe pour nous, assurait-il à Sky Sports, début janvier. Le fonctionnement de son cerveau est absurde. Il prend la balle, fait demi-tour en une ou deux touches, pied droit, pied gauche… Quand j’ai appris qu’il venait, j’ai su qu’il m’aiderait à me libérer un peu." Cupidon avait tiré ses flèches bien avant qu’ils ne partagent la même tunique. Mais il n’avait manqué aucune de ses deux cibles. "L’une des choses qui m’a le plus motivé à venir ici était de jouer avec un joueur comme Declan, avouait aussi l’Espagnol à Sky Sports, fin novembre. Il a été un bon joueur jusqu’ici, mais je pense que cette année, il fait un pas en avant, et je suis très heureux de l’aider. [...] Il est le complément parfait."
Il doit croire qu'il peut tout faire
En EFL Cup, à Stamford Bridge, le quatrième but de Zubimendi avec Arsenal (victoire 3-2 des Gunners) l’a placé encore un peu plus sous les projecteurs. Au coup de sifflet final, Mikel Arteta était dithyrambique : "Je l’aime, s’enflammait-il au micro de Sky Sports. Parce qu’il peut tout faire. Et il doit croire qu’il peut tout faire. Il peut occuper des espaces variés, il est très bon pour porter le ballon, il a un excellent timing quand il arrive dans la surface et il est très calme et lucide." 
Son gaucher fétiche est irremplaçable. Hargneux, il est le Gunner qui intercepte le plus de ballons depuis le début de la saison (31) et le deuxième meilleur tacleur de l’équipe (44). Ambitieux, il est aussi celui qui a le plus réussi de passes dans la moitié de terrain adverse (782). Surtout, l’Espagnol brille par sa régularité, ayant participé à 94% des minutes d’Arsenal en Premier League, cette saison. Seul le gardien David Raya fait mieux. 

Champion d'échecs à 11 ans

Bon stratège, sur le terrain, Zubimendi a aussi toujours joué aux échecs. Il a même remporté un championnat régional au Pays basque, chez les moins de 12 ans. "L’une des choses que jouer m’apporte le plus, précisait-il l’an passé, c’est la concentration. Il faut avoir le contrôle sur tout, et si tu es distrait, tu perds des pièces décisives." Il y voit un parallèle avec son positionnement sur le terrain : "Dans les deux sports, le centre est important parce qu’il s’y passe beaucoup de choses. Le milieu définit beaucoup ton style de jeu". 
Le sien, dit-il, est basé sur le "contrôle". Et c’est ce qui l’a convaincu dans la culture d’Arsenal. "C’est une équipe qui veut tout contrôler, chaque détail, abondait-il, fin novembre. En match, c’est très rare pour l’adversaire de nous voir perdus, ou de trouver des espaces. Ça me correspond bien, dans un championnat comme celui-ci, très exigeant, de me sentir couvert et que toute l’équipe soit impliquée dans chacune des décisions."
Joueur fin, pas fâché avec le ballon mais sans jamais trop le garder, Zubimendi régule, distribue, compense, presse, récupère. À 26 ans, le Basque est au sommet de son art, mais peut-être pas encore à celui de sa carrière. S’il décroche un titre en Premier League, ou une Ligue des Champions, il aura réussi ce que le joueur Mikel Arteta, enfant chéri d’Antiguo, n’aura jamais su faire.
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