Ligue des champions | Après Bruges - Monaco | Pour l'ASM, la fin du mirage

Eurosport sur Google

Jusqu'ici, tout allait bien. Comptablement, l'AS Monaco avait réussi son début de saison, avec trois victoires en quatre matches de Ligue 1. Mais la lourde défaite au Club Bruges (4-1) ce jeudi en Ligue des champions a mis en évidence les nombreuses failles du club du Rocher, de l'équipe à la direction sportive en passant par l'entraîneur Adi Hütter.

"Même sans Doué ni Dembélé, le PSG est supérieur à 90% des équipes… dont l’OM"

Video credit: Eurosport

Ils avaient eu très chaud, mercredi, dans l'avion chargé de les mener en Belgique mais privé d'air conditionné. Ils ont été bien refroidis, jeudi, à Bruges (4-1). Amorphes, apathiques, fragiles, les Monégasques ont été giflés pour leur entrée en lice en Ligue des champions, un an après avoir entamé leur précédente campagne par un succès de prestige face au Barça (2-1). Et ça leur pendait au nez.
Car ce match n'a pas simplement démontré que Bruges était un club à prendre au sérieux, qui risque également de sérieusement ennuyer l'OM, le Bayern, le Barça ou Arsenal. Il a aussi, et surtout, mis en exergue les difficultés d'une équipe monégasque limitée, que seuls des résultats en trompe-l’œil, depuis le début de saison de Ligue 1, avaient occultées.
Car si l'ASM a pris neuf points sur douze en championnat, c'est aussi et surtout parce qu'elle a tiré profit d'une étonnante réussite, qui lui a permis de s'offrir deux succès coup sur coup grâce à des buts en toute fin de rencontre, face à Strasbourg (3-2) puis Auxerre (2-1).
A la fin, c'est mérité
En réalité, Monaco n'est pas une équipe qui maîtrise son sujet. Ses problèmes défensifs, identifiés depuis des mois, n'ont absolument pas été résolus. S'ils l'avaient été, l'excellent Hans Vanaken ne se serait pas retrouvé seul aux 18 mètres, et n'aurait pas eu le temps de contrôler le ballon, de se retourner puis de servir Nicolo Tresoldi pour ouvrir le score.
Tous les buts inscrits par le club belge ont mis l'équipe face à son manque d'envie et à sa passivité inadmissibles et logiquement punies à ce niveau. "Les écarts entre les lignes étaient trop grands, a analysé le gardien Philipp Köhn sur Canal+ après coup. Et quand ces distances sont trop grandes, tu cours après le ballon. A la fin, c'est mérité."
Hütter : "Nous n'avons pas été au niveau et je m'excuse auprès des fans de Monaco"
C'est ainsi que l'ASM a concédé 26 tirs (dont 10 cadrés), ce qui ne lui était jamais arrivé depuis que notre partenaire Opta analyse la compétition (2003-2004). Dont 17 rien que sur la première période. Un naufrage, dont la responsabilité est largement partagée entre des joueurs à l'implication douteuse, un entraîneur, Adi Hütter, incapable de faire progresser son équipe depuis plusieurs mois, mais protégé par une direction sportive qui donne l'impression de ne pas vraiment savoir où elle va.
"Nous n'avons pas été au niveau et je m'excuse auprès des fans de Monaco, a concédé Adi Hütter en conférence de presse. Nous n'avons pas été à la hauteur et Bruges nous a surclassés. Le penalty que nous manquons à 0-0 a peut-être changé la face du match. Mais il faut reconnaître que Bruges nous a été supérieur. Je suis vraiment désolé pour nos supporters".

Plus de pertes que de renforts

Cet été, le club du Rocher s'est bien plus déplumé que renforcer. Les départs de joueurs importants comme Wilfried Singo, Soungoutou Magassa ou Eliesse Ben Seghir, n'ont été compensés que par des éléments dont la plus-value est encore difficile à cerner. On ne sait pas encore à quel point Paul Pogba et Ansu Fati seront des facteurs X, même si ce dernier a eu le mérite de sauver l'honneur pour son retour à la compétition.
On a bien vu, en revanche, qu'Eric Dier ne serait sûrement pas le patron défensif espéré. L'international anglais n'a pas été le moins inactif sur certaines offensives brugeoises. A-t-il, lui aussi, mal vécu les quelques dizaines de minutes passées dans un avion sans clim mercredi soir ? Pas sûr.
"Nous ne sommes pas des gars qui cherchent à se trouver des excuses, a confié Köhn. Ce que nous avons montré sur le terrain n'était pas suffisant, en particulier en Ligue des champions." Au moins, ce lourd revers entraînera peut-être une prise de conscience nécessaire. Et urgente : l'aventure européenne monégasque se poursuivra avec les réceptions de Manchester City puis de Tottenham, en l'espace d'un mois.
picture

"Si ce match donne le ton de la campagne, alors Paris ne sera pas loin du doublé"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité