Ligue des champions I Bayern Munich - PSG I Nasser Al-Khelaïfi : "On n'a pas des joueurs, on a des guerriers"

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Mais qui va les arrêter ? Près d'un an après avoir remporté sa première Ligue des champions, les joueurs du PSG disputeront une deuxième finale consécutive après avoir éliminé le Bayern Munich (5-4, 1-1) mercredi soir à l'Allianz Arena. Les voilà maintenant à une marche d'une deuxième étoile qui serait historique. "C'est notre rêve", a prévenu Nasser Al-Khelaïfi.

"Le PSG marque une époque, chapeau aux dirigeants d'avoir réussi cela"

Video credit: Eurosport

C'est une pelouse bénie pour le PSG. Il y a un peu plus d'un an, le club de la capitale soulevait, au milieu de l'Allianz Arena de Munich, sa toute première Ligue des champions en terrassant l'Inter Milan (5-0). Ce mercredi soir, Ousmane Dembélé et ses coéquipiers n'en ont pas collé cinq au Bayern, c'est vrai, mais ils se sont offert la folle possibilité de réaliser un incroyable back-to-back à Budapest le 30 mai prochain en éliminant le club bavarois, chez lui, en demi-finale retour de la C1 (5-4, 1-1).
Insubmersibles, capables de résister à tout, ils s'apprêtent à disputer une deuxième finale consécutive, entrant dans un cercle fermé composé du Real Madrid, Benfica, l'AC Milan, l'Inter, l'Ajax Amsterdam, Liverpool, Nottingham Forest, la Juventus, Valence, Manchester United... et le Bayern.
"C'est magnifique. Deux finales… On veut aller chercher la deuxième étoile, s'est enthousiasmé le président du club parisien Nasser Al-Khelaïfi au micro de Canal+. On n'a pas des joueurs, on a des guerriers. On a une équipe solide. Le Bayern est une grande équipe, avec de grands joueurs. C'était un magnifique match pour nous. On a écrit l'histoire du PSG ici l'année dernière, on veut continuer à écrire encore l'histoire du PSG. C'est notre rêve de gagner une deuxième fois. La star, c'est l'équipe. Tout le monde veut se battre. Regardez "Kvara" qui est mort, mais qui court partout à la dernière seconde... Ça, c'est le football, ça, c'est le PSG. C'est magnifique. On a le meilleur coach au monde, les meilleurs supporters. On a seulement entendu nos supporters ce soir. Ce sont les meilleurs."
On sait souffrir aussi
Géante à l'aller dans un match entré tout droit dans la légende, la bande à Luis Enrique l'a été dans un tout autre registre ce mercredi soir, avec notamment un sens du sacrifice exceptionnel. Et de la part de tous. De Dembélé à Kvara, de Doué à l'entrant Barcola. Il fallait la voir, la hargne des joueurs parisiens sur le banc, dans le temps additionnel, à célébrer le moindre ballon gratté, la moindre touche glanée... "Jouer contre le Bayern Munich, c'est toujours difficile, ils jouent très bien, c'est une grande équipe, on sait souffrir aussi, et c'est comme ça que je pense qu'on est prêts pour ce qui nous attend", a reconnu Joao Neves au micro de Canal+.
Paris aime jouer. Paris aime attaquer. Mais Paris aime aussi souffrir, surtout face à l'une des meilleures équipes d'Europe. "La confrontation avec le Bayern, c'était l'une des plus difficiles. Ils nous ont testés sur tout : jouer haut, sortir en contre-attaque, avoir le ballon... Ils nous ont sortis de notre zone de confort", a confirmé Marquinhos en zone mixte dans des propos relayés par L'Equipe.
"On ne peut pas gagner tout le temps avec un jeu extraordinaire. Aujourd’hui, on a très bien défendu. C’est ça notre force, on est capables d’attaquer et de défendre", a confirmé Désiré Doué au terme de cette nouvelle nuit "magique". "Je crois que c’est ce qui nous caractérise. Notre mentalité de défendre en groupe, en équipe. Les attaquants nous aide beaucoup. Nous, on les aide à attaquer. Et c’est ce qu’il fait la différence par rapport aux autres équipes", s'est félicité Pacho, élu homme du match après une performance monstrueuse.
Après le match fou de la semaine dernière, "on n'a pas eu besoin de rajouter beaucoup de choses, on est surmotivés, on rêve depuis tout petit de jouer ces matches, on a mis les mêmes choses que d'habitude, on a très bien défendu", a encore développé Doué, qui va donc vivre sa deuxième finale en deux saisons. "On ne s'enflamme pas, on reste humble, on est sûr de nos forces, on sait où on veut aller, on sait ce qu'on veut accomplir", a déclaré l'attaquant français en zone mixte. "C'est incroyable, on est très contents, on s'est tous battus les uns pour les autres, on a montré encore une fois un très bon état d'esprit", a-t-il estimé.
Je pense qu'on le mérite
Usé après une telle soirée mais évidemment souriant, Luis Enrique a souligné le caractère exceptionnel de la performance de son équipe, surtout après une saison tourmentée par les obstacles et les blessures. "Il faut célébrer et profiter, mais il faut penser à la finale car il n'y a pas de finale facile. Mais nous sommes très contents, on le mérite. C'est une saison particulière, nous n'étions pas au complet, on n'a pas pu aligner le même onze titulaire que celui de la finale de la saison dernière, a souligné l'entraîneur espagnol. Tout cela montre le type de joueurs que nous avons et quelle équipe nous sommes."
Pour le technicien parisien, son équipe a montré une "maturité" exceptionnelle ce mercredi soir. "On savait quand attaquer, quand défendre... Tu peux apprécier la mentalité que nous avons. En tant qu'entraîneur, c'est un vrai plaisir de voir ce type de performance. Et quand tu vois ce que les supporters peuvent nous donner, c'est incroyable. C'est un moment à partager avec tous les Parisiens. On doit aller chercher la deuxième Ligue des champions consécutive. Ce sera très difficile, mais on a l'ambition...", a conclu Luis Enrique, qui avait démarré son interview par un "ici, on est chez nous !" tout sourire.
"C'est une équipe fiable, qui peut lutter tout le temps. S'il faut être en bloc bas, on peut le faire. Ce n'est pas ce que l'on aime, mais s'il faut faire ça, on le fait. Ça montre notre capacité à relever le défi. On aime jouer un bon football, mais on aime aussi gagner le combat, a-t-il poursuivi. Je vous disais après la phase de groupe, que je ne voyais personne meilleur que nous. Tout le monde me critiquait pour avoir dit ça, mais je ne me suis pas trompé. Le Bayern Munich était à notre niveau ce soir (...) On doit profiter de ce moment. Ça a été un match de très haut niveau. C'est important de souligner que l'on a montré ces trois dernières années que l'on peut jouer n'importe quel match. Ce que l'on a vu pendant tout le match est très important pour nous."
Après Munich, devenue définitivement terre promise de Paris et du football français, place maintenant à Budapest ? "Il faut garder la même mentalité que l'année dernière, a conclu Marquinhos à l'aube de sa troisième finale de Ligue des champions en treize saisons. Une fois, c'est déjà difficile, une deuxième fois consécutive, c'est encore plus dur (...) Ce sera important de gagner une deuxième fois. Je réalise car après toutes les années que j'ai passées ici, je sais très bien que c'est dur, les jeunes réalisent peut-être pas trop car ces trois dernières années sont belles. Mais moi, avec tout le parcours que j'ai eu, je réalise..."
(Avec AFP)

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