Les notes de Bayern Munich - PSG (1-1) : Kvaratskhelia en mode Ballon d'Or, Pacho monumental
Mis à jour 07/05/2026 à 08:23 GMT+2
Auteur d'un nul qui leur permet de se qualifier pour la finale de Ligue des champions pour la deuxième année consécutive (1-1), le PSG a pu compter sur une troupe solidaire, magnifiée par Khvicha Kvaratskhelia. Derrière, la charnière Marquinhos-Pacho a longtemps tout repoussé tandis que Matveï Safonov a encore prouvé qu'on pouvait compter sur lui. Les notes du PSG.
"L’équipe qui fera perdre le PSG en Ligue des champions n’est pas encore née"
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Matveï Safonov : 7
Encore une prestation très dense pour l'iconoclaste gardien du PSG. Certes, il n'est pas académique. Certes, il a encore envoyé tellement de dégagements directement en touche qu'on en est à se demander si tout cela ne relève pas d'une obscure stratégie. Mais pour protéger son but, il est un rempart. Il a démarré par une intervention importante dans les pieds de Kane (42e) puis une horizontale sur une frappe de Musiala (44e). Son réflexe face à Luis Diaz (69e) et sa prise de balle très sûre sur une frappe molle d'Olise alimentent un match achevé par une sortie au poing courageuse dans une marée de joueurs allemands (83e).
- En bref... Essentiel.
Warren Zaïre-Emery : 6
Pompier de service en l'absence d'Achraf Hakimi, le Titi parisien a d'abord fait preuve d'un peu de naïveté devant Luis Diaz, en particulier sur la première situation dangereuse du Bayern (14e). "WZE" a beaucoup moins souffert lorsqu'il a reçu le soutien de Marquinhos ou de João Neves et a vraiment pris la mesure de son vis-à-vis en deuxième période.
- En bref… Pas d'Hakimi, pas de problème.
Marquinhos : 7
Après avoir souffert la semaine dernière, le capitaine parisien a beaucoup mieux tenu la baraque face à des adversaires moins justes techniquement. Le Brésilien a donné de gros coups de main à Zaïre-Emery sur le côté droit et c'était nécessaire. Précieux dans le domaine aérien, il a beaucoup soulagé son équipe avec des choses simples mais efficaces. Il a terminé cramoisi et perclus de crampes, preuve de l'intensité du duel.
- En bref… Un vrai match de leader.
Willian Pacho : 8
Il a donné le ton d'entrée avec une intervention costaud devant Michael Olise. Il dévie un ballon qui aurait pu être très dangereux sur une passe de Jamal Musiala (10e). Jusqu'au but de l'égalisation, l'Equatorien a muselé Harry Kane (11e, 57e…) avec une intensité folle, qu'il a été capable de maintenir tout au long du match malgré les impacts qu'il a subis en deuxième période. Il est en retard sur le but tardif de Kane mais il a tellement sauvé par ailleurs.
- En bref… Monumental.
Nuno Mendes : 7
Le Portugais a tout fait pour montrer à Michael Olise qu'il ne revivrait pas le même match qu'à l'aller. Il a joué avec un très haut niveau d'intensité pour rester costaud devant l'international français (13e), face auquel il s'est interposé devant son but (14e). Averti très tôt (8e), il a joué à se faire peur mais n'a finalement que très peu été mis en danger.
- En bref… 90 minutes de souffrance, 90 minutes de sérénité.
Remplacé par Senny Mayulu (85e).
Vitinha : 5
Face à la domination globale du Bayern, le maître à jouer portugais s'est principalement attelé à des tâches défensives. Le Portugais a touché beaucoup moins de ballon qu'à l'accoutumée et n'a donc pas pu déployer sa magie. Cela s'est aussi vu dans ses distances et ses zones de passes.
- En bref… Un chef d'orchestre privé de sa baguette.
João Neves : 7
Le temps fort du match du joyau portugais a tenu en deux minutes : il est passé à deux doigts de doubler la mise de la tête (encore) quelques instants après une grosse frayeur provoquée par sa main sur un dégagement de Vitinha. Le reste fut une compilation de tout le travail invisible qu'il est capable de faire, malgré un peu de déchet.
- En bref… Infatigable.
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Joao Neves au duel avec Harry Kane
Crédit: Getty Images
Fabian Ruiz : 6
Sa passe en profondeur pour Kvaratskhelia sur l'ouverture du score a semé le chaos dans la défense du Bayern et tout déclenché. Sa conservation de balle fut très précieuse dans un match où Paris a clairement souffert. Sa perte de balle dans la surface du PSG aurait pu coûter cher. Mais, malgré de vraies interrogations sur son physique en début de match, il a tenu le choc et fut un soutien précieux à Nuno Mendes face à Michael Olise. Si le Français n'a pas eu le même rayonnement qu'à l'aller, Ruiz y est pour beaucoup.
- En bref... Costaud.
Remplacé par Lucas Beraldo (76e).
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"Plus personne ne comprend rien aux mains" : Les instances doivent rendre les choses plus claires
Video credit: Eurosport
Désiré Doué : 7
Une pile électrique qui a fait peser un danger constant. Sans parler de son pressing constant, il est l'allumette qui a mis le feu, surtout en seconde période. Même entouré de plusieurs joueurs du Bayern, il reste un poison. Il a fallu un très bon Neuer pour le stopper après un slalom au milieu de trois Allemands (65e). Le portier bavarois fut heureux de voir la frappe sèche de l'ancien Rennais filer à quelques centimètres du but quelques minutes plus tard (70e). À sa décharge, une perte de balle dans son camp qui a mis Nuno Mendes en difficulté, contraint de prendre un jaune très tôt dans le match (7e).
- En bref... Le feu ardent.
Khvicha Kvaratskhelia : 8
Il est l'homme de ses grandes soirées. Cette fois, il n'a pas marqué mais il s'est occupé de tout le reste. D'abord, il est responsable à 80% de l'ouverture du score en déclenchant le une-deux et, au bout d'un raid de 40 mètres, il est parvenu à garder les idées claires pour offrir l'ouverture du score à Dembélé. Il a rendu fou Upamecano par ses démarrages, ses petits ponts. Il a fait danser le défenseur français sur une double feinte avant que Neuer sauve les fesses du Bayern (57e). Le Géorgien était inarrêtable et il aurait mérité de marquer après un coup du sombrero mais le ballon lui est resté dans les pattes. Et que dire de ses sacrifices défensifs...
- En bref... Une saison de Ballon d'Or.
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Kvara face à Kimmich lors de Bayern - PSG.
Crédit: Getty Images
Ousmane Dembélé : 6
Avec vingt ballons touchés en 65 minutes, Dembélé a vécu une soirée discrète, mais il a marqué le but qui a tout changé d'une fantastique mine sur la barre. Il n'a jamais lâché le pressing, mais ses partenaires ont eu du mal à le toucher. Il a fini sur les rotules.
- En bref... Un but capital.
Remplacé par Bradley Barcola (65e).
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