Equipe de France | "Il a encore des restes", chambrage et mines : Zinédine Zidane, récit d’une première
Eurosport sur GoogleA 17h45 à Clairefontaine, Zinedine Zidane est apparu pour la première fois avec son nouveau survêtement de sélectionneur de l’équipe de France. Un moment solennel qu’il a vécu entouré de quelques-uns de ses nouveaux joueurs pour son premier entraînement et de Fabien Barthez qui a détendu l’atmosphère.
"Zidane reprend le gouvernail et met un coup de volant assez violent"
Video credit: Eurosport
Vingt ans après, Zinedine Zidane a renfilé le survêtement de l’équipe de France. Ce lundi 21 septembre, l’icône a remis les baskets et sa carrière en Bleu a repris son cours à 17h45 exactement. Simplement, à son image. Sous le soleil rasant de Clairefontaine, et sur la pelouse parfaite du terrain Michel Platini, Zinédine Zidane a entamé sa carrière de sélectionneur. En attendant ses joueurs, il a repris sa routine de coach, lui qui ne l’était plus depuis 2021. Il a planté, seul, les piquets, placé ses exercices. Des années qu’il attendait ce moment.
L’instant était solennel et on aurait pu entendre les mouches voler. Disciplinés, la douzaine de joueurs qui ont assisté aux grands débuts de Zizou semblaient impressionnés. "Il n’y a pas meilleure première sélection qu’avec un staff pareil, s’est félicité Jean Butez qui démarre sa carrière internationale avec Zidane et Fabien Barthez comme coach des gardiens. C’est génial de faire partie de ce groupe et de prendre l’expérience de telles personnes."
Zidane avait envie de se joindre à la fête
"Il n’y a pas de pression mais c’est une fierté et on est content de partager le terrain avec notre nouveau sélectionneur", a reconnu Maxence Lacroix. Pas de chambrage mais une ambiance studieuse. Il faut dire que la plupart des rigolos de service, Ousmane Dembélé, Rayan Cherki ou Kylian Mbappé, étaient restés en salle. Seule une douzaine de joueurs ont foulé la pelouse dont tous les nouveaux à l’exception de Jacquet (Butez, Restes, Kalulu, Da Cunha, Lepaul, Diouf), quelques revenants (Kalulu, Camavinga) et des Mondialistes pour encadrer la petite troupe (Koundé, Upamecano, Koné, Lacroix). Au programme, du jeu, des exercices ludiques, une petite opposition et, pour finir, des exercices de frappe devant le but.
On a bien senti que Zidane avait envie de se joindre à la fête. Oui, ça le démangeait. Et il a fini par adresser quelques transversales en fin de séance comme au bon vieux temps sous le regard de joueurs redevenus des grands gamins. "On était tous fans de lui étant jeune, c’est un plaisir, je suis très heureux d’apprendre de lui, a confié Upamecano après l’entraînement. On a fait plus de travail technique. On a vu qu’il avait encore des restes. Ça va être difficile de les reproduire. On est heureux de l’entrainement."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/09/18/image-0d1f01ab-1deb-4638-a4af-7cd43af380e1-85-2560-1440.jpeg)
"Zidane veut faire jouer Mbappé à gauche, c'est monstrueux !"
Video credit: Eurosport
Pourtant, inspiré par le fluide de son nouveau sélectionneur, le défenseur central du Bayern Munich a fini sa séance par une mine sur la barre après une série de jongles. Déjà l’effet Zidane ? Plus haut sur la butte, Ibrahima Konaté observait ses coéquipiers flanqués de Rayan Cherki et chambrait Upamecano : "Doucement Mbaye Niang" en souvenir de l’ancien attaquant de l’AC Milan qui avait cassé la barre d’un but en plein match. Esteban Lepaul, le premier à rejoindre Clairefontaine cet après-midi, a, lui aussi, montré ses dispositions et balancé quelques jolies pralines dans le but de Restes et de Butez.
Déjà plein de promesses
Zidane, lui, n’a jamais cessé d’encourager, de pousser ses joueurs à s’appliquer, à jouer. Le début d’une petite révolution ? "On ne va pas rentrer dans les débats (ndlr : des différences avec Didier Deschamps), je suis heureux de l’avoir comme entraîneur mais j’étais heureux d’avoir Didier Deschamps qui m’a fait progresser. J’ai 27 ans mais j’ai encore à apprendre. On est à l’écoute." L’heure n’est pas encore à la comparaison. Mais simplement à la joie d’être là.
Heureux, Zidane l’était assurément. Il fallait le voir rayonner et se marrer quand son ami, Fabien Barthez rôdait dans les parages. L’ancien gardien des champions du monde, fidèle à lui-même, a démarré en chambrant ses gardiens. Sa façon à lui d’appréhender le poste. Il a signé la plus grande carrière d’un gardien français avec cette forme de détachement et ce n’est pas son nouveau rôle qui le fera dévier : "Il est comme ça et c’est comme ça qu’il faut le prendre. Le foot, c'est un jeu, il faut s’amuser", a continué Butez.
Barthez a assaisonné ses gardiens de sa patte gauche et de quelques missiles. "Il a commencé première frappe – but, il fallait se mettre dedans mais on prend tout", s’est marré Guillaume Restes, l’autre petit nouveau au poste de portier. Ainsi s’est achevé cette première dans la douceur de Clairefontaine, au crépuscule d’une journée que Zidane n’oubliera pas et déjà pleine de promesses.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/09/18/image-412c436e-f9f2-4a1a-9d73-7de5f82c2ff8-85-2560-1440.jpeg)
"Cherki c'est un vrai numéro 10" : quel onze pour la première de Zidane ?
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/29/image-0d9a2867-5b88-48af-85a5-1582b2b9bb4e-68-310-310.jpeg)