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Salzbourg-OM (2-1): Rose précise que les arbitres ont reconnu leur erreur sur le but de Rolando

"Les arbitres ont reconnu leur erreur, je suis prêt à pardonner"

Le 04/05/2018 à 10:12Mis à jour Le 04/05/2018 à 10:28

LIGUE EUROPA - Marquée par plusieurs polémiques liées à l'arbitrage, dont une sur le but de Rolando en prolongation (116e), la demi-finale retour entre le FC Salzbourg et l'Olympique de Marseille n'a pas été de tout repos pour le corps arbitral. Marco Rose, le technicien de club autrichien, a pourtant annoncé avoir pardonné à Sergey Karasev, son "erreur" sur le but olympien.

Le football n'est pas un long fleuve tranquille. Au lendemain de la sortie pleine de punch de Monchi sur l'arbitrage de la demi-finale retour de Ligue des champions entre l'AS Roma et Liverpool, et le besoin d'introduire l'assistance vidéo en coupe d'Europe, on a assisté à un discours à l'exact opposé de la part de Marco Rose, le technicien du FC Salzbourg.

Pourtant assujetti à une mauvaise décision du trio arbitral sur le but de Rolando, auteur du but de la qualification sur un corner qui s'est avéré par la suite être inexistant (116e), Rose a dû mettre son énorme frustration de côté et faire jouer son côté diplomate. La bonne foi de Sergei Karasev, l'arbitre principal de cette demie retour, a bien aidé aussi. "L'arbitrage ? En zone mixte, on m'a dit que les arbitres russes ont fini épuisés dans le vestiaire, et émus parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas pris la bonne décision (concernant le corner donné à l'OM à la 116e minute, ndlr)".

Pointé du doigt pour son comportement véhément envers le trio arbitral au coup de sifflet final, le technicien allemand a expliqué avoir eu "une réaction humaine". "Ils ont reconnu leur erreur, ça me touche, si quelqu'un admet son erreur, je suis prêt à l'excuser. Après la rencontre, j'étais en colère contre lui et je lui ai dit des choses que je n'aurais pas dû dire. On doit tous montrer de l'humanité."

" Les arbitres attendent du respect de notre part et nous n'avons rien en contrepartie"

Un brin plus fataliste, Duje Caleta-Car, le défenseur du FC Salzbourg, a essayé de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Même si la décision prise par monsieur Karasev a tout changé en mal pour Salzbourg. "Je pense que tout le stade a vu qu'il n'y avait pas corner. Sur cette demi-finale, nous avons été malchanceux. Maintenant, il faut tourner la page. Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour aller chercher cette finale. C'est la vie."

Pour Alexander Walke, le portier du FCS, interrogé par Sky Sport Autriche, la pilule a été plus difficile à avaler. "Il nous arrive toujours la même chose. Les arbitres attendent du respect de notre part et en retour nous n'avons absolument rien en contrepartie."

Rudi Garcia plaise pour l'introduction de la vidéo

Pointé du doigt par le clan autrichien, l'arbitrage a également été indirectement critiqué par Rudi Garcia, l'entraîneur de l'OM. Dans la droite lignée de Monchi et d'autres acteurs du football européen, Garcia s'est une nouvelle fois prononcé pour l'introduction de la vidéo dans les coupes d'Europe. Une mise en place pour le moment refusée par Aleksander Čeferin, pas convaincu par la VAR après des expériences mitigées en Bundesliga et en Serie A cette saison.

"Je vais juste dire aussi : vivement la vidéo. Cela évitera de reparler de leur deuxième but hors-jeu, de la main de Caleta-Car qui aurait dû nous permettre d'avoir un penalty, ou du but que l'on marque sur corner alors qu'il y avait sortie de but."

Puis l'entraîneur olympien a envoyé un bon petit tacle au FC Salzbourg. Arbitrage ou non, c'était son OM le plus fort. "C'est une très bonne équipe. (…) Leur seul défaut, c'est qu'ils manquent d'humilité. Je pense qu'ils l'apprendront au fur et à mesure de leur parcours. Nous, on a été supérieur sur l'ensemble des deux rencontres."

Marco Rose et Rudi Garcia lors de FC Salzbourg - OM / Ligue Europa
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