On les avait quittés moribonds. Terrassés par une brillante équipe de Rennes dans un Groupama Stadium médusé (2-4), trois jours après son exploit à Porto (0-1). Lyon était tombé de très haut. Quatre jours plus tard, cet OL a continué à faire le yo-yo. Il a su reprendre ses esprits au moment de retrouver la scène européenne. De loin celle qu’il préfère cette saison. Sa performance jeudi lors du match retour contre les Portugais en atteste. Ce n’était pas aussi brillant qu’à l’aller. Mais suffisamment solide pour ne pas perdre (1-1) et accéder aux quarts de finale de la Ligue Europa.
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Les Gones ont poussé le mimétisme à l’extrême. Symboliquement, le onze titulaire qui avait pris le bouillon dimanche dernier a ouvert le score à la 13e minute de jeu contre Porto, grâce à l’inévitable Moussa Dembélé. Cette même minute durant laquelle ils avaient concédé le deuxième but rennais de Baptiste Santamaria dimanche dernier, deux minutes après l’ouverture du score de Benjamin Bourigeaud. Prendre le match par le bon bout, c’est exactement ce qu’ils n’avaient pas su faire contre les Bretons. Et ce qu’ils ont réussi contre les Portugais pour tracer leur voie vers la qualification.
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Le paradoxe a de quoi laisser perplexe. Il va encore plus loin pour une équipe qui a porté son invincibilité à huit matches en autant de rencontres cette saison en Ligue Europa. Huit, c’est aussi le nombre de défaites concédées par l’OL, 10e en championnat en 28 journées. La différence de rendement entre le match des Lyonnais face à Rennes et celui contre Porto n’est qu’un instantané qui résume la saison des Rhodaniens. "Je ne peux pas expliquer pourquoi la performance de mon équipe a été plus solide que face à Rennes, pas plus que je ne pouvais expliquer pourquoi nous avons sombré contre les Rennais", a d’ailleurs reconnu un Peter Bosz perplexe en conférence de presse.

"C'est beau… mais ce n'est qu'une étape"

Perplexe, mais heureux. Lyon a beau passer à côté de sa saison en championnat, son parcours en Ligue Europa ne peut que forcer le respect. Sortir un club aussi prestigieux que le FC Porto n’a rien d’anodin. Parce que c’est une référence du football européen. Mais aussi un club qui domine son championnat. "On a joué contre une bonne équipe, a souligné l’entraîneur lyonnais. C’était dur. Jusqu’à la fin du match, c’était chaud. C’est une grande performance. Ils n’ont pas perdu en championnat."

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L’opposition était clairement relevée. C’est probablement ce qui convient le mieux aux Lyonnais, même si Rennes en était une également. Mais le contexte était différent. Celui d’une soirée européenne où l’OL trouve le moyen de se sublimer et d’emmener son public si versatile avec lui. Il fallait mettre tous les ingrédients pour que les Gones réussissent la recette d’une grande soirée européenne. L’ambiance en faisait partie. Elle a aussi fait la différence. "Si l’atmosphère dans le stade est tous les soirs ainsi, on vivra de beaux moments", a prédit Bosz.
C’est l’histoire de la saison de l’OL. Il n’y a pas de demi-mesure. Lyon traverse l’un des exercices les plus délicats de son histoire en Ligue 1 tout en revoyant systématiquement ses ambitions à la hausse en Coupe d’Europe. "C'est beau, cette qualification mais ce n'est qu'une étape et nous allons tout faire pour aller au bout mais il ne faut pas délaisser le championnat, a avancé le milieu offensif lyonnais Romain Faivre. Nous étions attendus sur ce match après être passés au travers contre Rennes." Ils le seront tout autant dimanche à Reims. Avec l’espoir de prouver, enfin, que l’Europe n’est pas leur seul terrain de prédilection.
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