L'OM, battu 4-1 par Besiktas, et empêtré dans sa réalité : "C'est largement insuffisant"

Eurosport sur Google

La campagne européenne de l'OM a débuté par un échec cuisant, ce jeudi à Istanbul face à Besiktas (4-1). Les Phocéens ont été à la hauteur de l'événement pendant près d'une heure, avant de céder brutalement lors de ce match de Ligue Europa. Même en gardant des atouts dans sa manche (Amine Gouiri, Igor Paixao), Bruno Genesio a encore constaté, impuissant, l'inconsistance de son escouade.

"Il peut passer la barre des 30 buts" : Torres, l'été de sa vie

Video credit: Eurosport

Que pouvait espérer l'OM, ce jeudi à Istanbul ? Résister pendant une heure, avec un onze de départ remanié, puis finir fort avec les entrées de joueurs référencés, comme Nayef Aguerd, Emerson, Amine Gouiri ou autre Igor Paixao, peut-être. Si c'était le plan escompté, c'est peu dire qu'il a capoté. Les Phocéens ont sombré à partir de la 56e minute face à Besiktas – le score passant de 1-1 à 4-1 –, pour leur entrée en lice en Ligue Europa.
On s'est effondrés
"En début de deuxième période, on a plutôt eu l'emprise jusqu'au deuxième but, puis après, on s'est effondrés", a admis Bruno Genesio au micro de Canal Plus. L'entraîneur de l'OM déplore un scénario qui se répète, et ce malgré cette configuration différente ce jeudi : "La plupart des matches se ressemblent, avec des premières périodes assez équilibrées, où l'on fait pas mal de bonnes choses et au fur et à mesure du match, notre jeu s'étiole."
L'ancien coach de l'OL identifie un mal : la déliquescence de son collectif, quand agir comme un seul homme devient d'autant plus important du fait de la fatigue. "On perd en organisation tactique, note-t-il. On a un peu bafoué ça, aussi. A un moment donné, on n'avait plus aucune protection de notre défense, on ne courait plus ensemble. On a eu beaucoup de manques à ce niveau-là en deuxième période." Ulisses Garcia le rejoint : "Ils ont poussé, et sur les phases de transition, on était un peu ouverts."
Mentalement, c'est difficile
"On a essayé, on a tenté des choses, mais ce n'est pas suffisant. C'est largement insuffisant", regrette encore Genesio, dont l'équipe a opéré un pressing désordonné quand le match a tourné en sa défaveur, proposant paradoxalement une prestation plus cohérente quand sa composition était hétéroclite. Cohérente... et parfois même encourageante, Keyliane Abdallah (20 ans) s'étant mis en valeur, au-delà de son but.
Malgré cette lueur d'espoir, Garcia et son entraîneur usent du même mot pour qualifier la situation de "difficile". Voire inextricable ? "Quand vous enchaînez les défaites (quatre, ndlr), vous vous raccrochez à peu de choses, et quand ça ne tourne pas comme vous le souhaitez, mentalement, c'est difficile, résume le technicien de 60 ans, d'un ton posé. Ce ne sont pas les meilleurs moments de ma carrière."

Devinez quoi ? "Il faut bien travailler"

En ce début de saison, l'OM a affronté Strasbourg, le Paris FC, Monaco et Rennes, autant d'équipes qui figurent par exemple devant le Paris Saint-Germain, après quatre journées de Ligue 1. En C3, Marseille ne jouissait pas d'une entrée en lice plus clémente, sur la pelouse stambouliote d'un Besiktas bruyamment soutenu et solide à l'échelle de cette compétition, à défaut d'être fantasmagorique.
Dans ce contexte, à l'aune de la faible profondeur d'effectif olympienne, la mauvaise passe traversée ne relève pas d'une immense surprise. Et maintenant ? Place à la réception du PSG, avant trois semaines sans rencontre. "Il faut tout donner pour le dernier match (dimanche, ndlr), exhorte Ulisses Garcia, puis bien travailler pendant la trêve." C'est un poncif éculé. Mais pour l'OM, c'est surtout une réalité.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité