Avant France - Brésil | 1998 ou 2006 : Quel est le plus beau match de Zinédine Zidane face à la Seleção ?
Par Timothé Crépin
Publié 26/03/2026 à 10:59 GMT+1
Pour la première fois depuis 2015, la France et le Brésil se retrouvent pour un choc toujours très attendu. Une affiche qui a marqué l'histoire à plusieurs reprises : 1958, 1986, 1998, 2006... Avec un certain Zinédine Zidane à jamais associé à deux de ces rencontres. Mais quel est son plus beau France-Brésil ? Son doublé en finale de Coupe du monde 1998 ou son ballet en 2006 ?
Que ce soit en 1998 ou en 2006, Zidane a réalisé deux grandes performances face au Brésil en Coupe du Monde
Crédit: Quentin Guichard
C'est la question impossible. Ou pas. C'est la question qui titille nos souvenirs et qui peut nous faire pencher pour l'une des deux solutions en fonction de quand le football est vraiment arrivé dans nos vies. C'est la question qui mélange tant de sentiments entre, d'un côté, l'efficacité brut du football, avec un objectif premier de gagner et donc de tenter de marquer des buts pour son équipe ; de l'autre, l'élégance, la beauté du jeu, la technique, le football élevé au rang d'art comme rarement.
Si vous demandez à des spécialistes ou des fans de football de citer les trois plus grands matchs de Zinédine Zidane (108 sélections, 31 buts) avec le maillot de l'équipe de France, il est évident que le France-Brésil de 1998 et le France-Brésil de 2006, respectivement finale et quart de finale de Coupe du Monde, seront cités, à coup sûr.
2006, la partition sans lendemains glorieux
Mais quel est le plus beau ? Un doublé, de la tête, loin d'être son fort, en finale de Coupe du Monde, à la maison, pour porter son pays sur le toit de la planète foot pour la première fois de son histoire ? Dans une rencontre où, au-delà de ses deux réalisations décisives, qu'on ne minimisera absolument pas ici, il n'a pas effectué, ballon au pied, une prestation flamboyante ? Ou le match d'une vie à titre individuel, quand personne ne peut contrôler votre talent tellement vous êtes à votre sommet. Pour une des plus grandes (la plus grande ?) performances individuelles dans une Coupe du Monde. Et une prestation qui serait certainement encore plus considérée dans l'histoire si ce Mondial allemand ne s'était pas terminé comme il s'est achevé pour les Bleus et, encore plus, pour ZZ, en finale face à l'Italie de Marco Materazzi.
Zidane 2006, à Francfort, c'est cet énorme sourire avec Ronaldo Fenomeno, juste avant le coup d'envoi, signe que la décontraction est là et que ça s'annonce grandiose. Feinte de corps, roulette, jongle, déviation, sombrero, notamment sur Ronaldo, passement de jambes (dont un dès la trente-cinquième seconde de jeu) et évidemment passe décisive pour Thierry Henry, venu qualifier les Bleus pour les demi-finales et éliminer les champions du monde en titre.
Des Brésiliens qui, ce jour-là, mettent fin à une légendaire série de onze victoires de suite en Coupe du Monde, entre la finale de 1998 et ce quart de finale de 2006. On vous laisse deviner face à qui à chaque fois. Zidane 1998, c'est un joueur qui change de dimension, si ce n'est de vie sur deux coups de tête au fond des filets de Claudio Taffarel. Pour un Zidane qui brillait jusqu'ici en Italie, à la Juventus, sans non plus être une mégastar planétaire.
"Il n'y a pas de comparaison possible !"
Reste que, des années plus tard, quelle partition doit être davantage mise en avant ? "Ce n'est pas dur de choisir, promet Bixente Lizarazu, champion du monde 1998. Je prends 1998, il n'y a pas photo ! C'est une finale gagnée 3-0, contre le Brésil, en finale de Coupe du Monde, au Stade de France ! Il n'y a pas de débat."
Titulaire en ce mythique 12 juillet, remplacé par Alain Boghossian peu avant l'heure de jeu, Christian Karembeu est plus nuancé que son ancien coéquipier : "Les deux matchs sont extraordinaires... Je ne peux pas choisir. 1998, c'est tellement cette finale, qui appartient à tout le monde, avec ses deux coups de tête qui nous mettent sur orbite pour gagner le Mondial, à la maison... On ne pourra jamais retirer ça."
2006 fait émerger un sentiment différent pour notre duo de champion du monde. "Ce match, j'avais kiffé, il nous avait fait tant rêver, promet Christian Karembeu. Il avait épaté le monde entier. Comme l'avait très bien dit le sélectionneur adverse : le seul Brésilien sur le terrain lors de ce match, c'était Zizou."
2006, ce sont les premiers pas de Bixente Lizarazu comme consultant. Il avait vécu la rencontre depuis Paris, dans un studio. "Je me souviens de son visage... Il était totalement habité. Chaque geste était parfait, pur, pour faire tourner en bourrique l'équipe du Brésil. Ce match, ce jour-là, c'était au-delà du réel. C'était sublime. C'était un ballet. Mais ce n'est pas la finale ! Il n'y a pas de comparaison possible." Et pour vous ?
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"Pour moi, Platini est un plus grand joueur que Zidane"
Video credit: Eurosport
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