"Il est incroyablement bon" : Revoilà Wirtz, le virtuose de l'Allemagne malgré une saison difficile à Liverpool
Eurosport sur GoogleFlorian Wirtz, double buteur et double passeur face à la Suisse (4-3), vendredi, est redevenu la menace numéro 1 d’une Allemagne bien plus inspirée devant que derrière. À l’heure d’un nouvel amical, face au Ghana, Julian Nagelsmann sait qu'il peut compter sur son joyau, pourtant pas épargné par une saison bien difficile à Liverpool. Mais pour combien de temps ?
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Comme s’il était réapparu. Florian Wirtz, le petit génie de Leverkusen, est revenu à la lumière, un vendredi soir de la fin mars. Rangé au placard, pour un temps, le maillot des Reds. Fièrement arboré, celui de la Mannschaft. Et la magie, tout de suite, a opéré. Wirtz a simplement terrassé la Suisse à lui seul, avec deux buts, et deux passes décisives. Score final : quatre buts à trois pour les Allemands. Les plus taquins souligneront qu’en un match, le meneur de jeu a presque autant été décisif qu’en une saison entière à Liverpool, où il n’a cumulé que quatre buts pour deux passes, en championnat.
Ressuscité, on ne sait trop comment, avec sa sélection, Florian Wirtz avait bien besoin de ce grand bol d’air que lui offre la pause internationale. L’ancien Leverkusenois, revanchard, lui qui n’avait plus marqué depuis janvier avec son club, n’a fait qu’une bouchée de la Nati, pourtant loin d’être ridicule. D’abord, un centre parfait, à la suite d’un corner, téléguidé vers la tête de Jonathan Tah pour une première égalisation allemande (1-1, 26ᵉ). Puis une passe dans la profondeur qu’attaquait l’astucieux Serge Gnabry pour une nouvelle deuxième remise à niveau (2-2, 45ᵉ+1).
Le "magicien" de retour ?
Et enfin, les buts. Du très sérieux. Un délice absolu de ballon enveloppé de son pied droit, depuis l’extérieur de la surface vers le deuxième poteau, pour le 3-2 (61ᵉ). Celui-là, a-t-il dit en après-match, était un peu chanceux, mais pas que : ”Je mentirais si je disais que je voulais le marquer ainsi. Mais je voulais viser le but, pour qu’un coéquipier puisse se jeter dessus. Ou, idéalement, pour que le ballon entre tout seul.” Réussi. Avant qu’il ne parachève cet ouvrage d’une autre frappe dans la lucarne, tout en toucher, histoire de sceller le sort d’une rencontre trop longtemps indécise à son goût (4-3, 85ᵉ).
Au lendemain du match, la presse allemande manquait de superlatifs, qualifiant tantôt sa performance de ”tourbillon”, tantôt l’homme de ”magicien”. Son sélectionneur, Julian Nagelsmann, a choisi le plus classique mais non moins significatif ”extraordinaire”. Pour le jeune entraîneur, qui va connaître son premier Mondial sur le banc de l’Allemagne, il n’a jamais été question de douter de son joyau, même secoué par son arrivée en Premier League. ”C’est un nom incontournable du football mondial, et s’il maintient ce niveau, il sera au sommet de tous les clubs pendant très longtemps, car il est incroyablement bon.” Quand sa Mannschaft est à la rue, défensivement, comme vendredi, il sait maintenant qu’il peut s’en remettre à ses éléments offensifs.
On a senti que l'on n'avait plus joué ensemble depuis un certain temps
La trêve internationale offre à Wirtz le plein de confiance tant espéré. Était-ce son meilleur match en sélection ? ”En ayant été quatre fois décisif, très probablement, oui”, a-t-il souri en après-match. Sans chercher la lumière, le jeune homme de 22 ans a même pris soin de voler à la rescousse de ses coéquipiers de la défense, en vue, eux aussi, mais pas pour les mêmes raisons. ”Je ne suis pas inquiet sur ce point, car notre équipe est très bonne, y compris en défense. Je pense que l’on a senti que l’on n’avait plus joué ensemble depuis un certain temps, et ces trois buts encaissés étaient un peu évitables. Mais il faut gagner, et si vous marquez un but de plus que l’adversaire, ça va.”
Mention ”ça va”, collectivement, mention extraordinaire, individuellement. Même si Wirtz aura encore bien du chemin à parcourir, jusqu’au Mondial, à commencer par un autre amical face au Ghana, lundi soir (20h45). Suivront ensuite les échéances de Liverpool, en Premier League, en Coupe, et en Ligue des champions, surtout, où l’heure du Paris Saint-Germain s’apprête à sonner. Devra-t-on attendre l’été pour revoir ce Florian Wirtz jouer, marquer, épater ? Qui sait.
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