"Un jour, je serai en équipe nationale" : à 25 ans, Maxence Lacroix a-t-il enfin trouvé sa place avec les Bleus ?

Eurosport sur Google

Sept printemps après l'avoir quittée, chez les moins de 20 ans, Maxence Lacroix va retrouver la tunique bleue. Le défenseur de 25 ans, taulier de Crystal Palace, a été appelé pour la première fois par Didier Deschamps pour affronter le Brésil et la Colombie. Une gratification tardive pour un joueur à qui l'on prédisait un avenir parmi les (très) grands, dès son éclosion sochalienne.

Que vaut Lacroix, le remplaçant de Saliba ? Son profil vu de Premier League

Video credit: Eurosport

"Je lui disais que s'il améliorait certains aspects de son jeu, il aurait tout pour aller au plus haut niveau", se souvient Omar Daf du Maxence Lacroix qu'il a entraîné à Sochaux, en réserve, puis chez les professionnels. L'entraîneur franco-sénégalais a été le premier à porter à la lumière son jeune défenseur, produit du centre de formation sochalien. À Bonal, on a découvert Maxence Lacroix en 2018. Huit ans plus tard, le voilà appelé pour la première fois en équipe de France.
Le forfait de William Saliba, touché à une cheville, aura au moins fait un heureux. Pour pallier l'absence de son taulier face au Brésil (jeudi, 21h) et à la Colombie (dimanche, 22h), Didier Deschamps a appelé en renfort le défenseur de Crystal Palace. À 25 ans, Maxence Lacroix s'apprête à connaître sa toute première sélection chez les A, lui qui n'avait plus porté le maillot des Bleus depuis les moins de 20 ans, en 2019. Chez les jeunes, déjà, on lui prédisait un avenir parmi les très grands. Comme Ibrahima Konaté, dont il a suivi les traces à Sochaux. 
De leur passé doubien commun, Omar Daf garde le souvenir d'un acharné de travail, "très intelligent", et d'une "maturité" rare pour son âge. Lacroix a quitté Sochaux pour Wolfsburg à 20 ans, après avoir débuté à 18 ans chez les pros. Au-delà, bien sûr, des qualités athlétiques (1,90m) qui ont accéléré sa progression d'une catégorie à l'autre. Et d'un certain goût de l'effort.
C'était un garçon qui savait où il voulait aller
"La saison où il y a eu le Covid, tout s'est arrêté, et certains des joueurs ont profité de leur temps pour faire autre chose, décrit Omar Daf. Lui, il m'appelait. Il voulait que j'échange avec lui sur les matches que nous avons déjà joués, sur les retours vidéo. Alors, je préparais des montages que je lui laissais sur la boîte aux lettres devant chez moi, et il passait les récupérer. Il fallait demander une autorisation de circuler à l'époque ! Ça montrait tout de suite que c'était un garçon qui savait où il voulait aller."
À l'époque, l'entraîneur percevait chez son joueur une marge de progression au pied, comme dans les airs. "Depuis tout jeune, il a toujours profité de sa taille et de sa puissance. Donc, arrivé en pro, c'était un peu plus dur. Il a fallu travailler sur sa relance, son placement, les erreurs qu'il pouvait commettre."
Christopher Rocchia, qui a aussi côtoyé le jeune Lacroix à Sochaux, partage ce même ressenti. L'ancien Marseillais parle d'un coéquipier "respectueux, 'good vibe', travailleur", bref, "un mec qui se donnait sur le terrain [...] avec une qualité physique au-dessus de la moyenne." Avec le temps, dit-il, le nouveau Bleu a gommé ses quelques "sauts de concentration" de jeunesse pour devenir un "joueur total". À Sochaux, déjà, Maxence Lacroix excellait pour "rattraper les coups", bien aidé par sa vitesse. En Premier League, désormais, "il les rattrape encore, mais il y en a moins. Donc il peut davantage se concentrer sur son jeu."

Le premier titre majeur de l'histoire de Crystal Palace

Rocchia voyait son coéquipier devenir un "joueur de Ligue 1", mais il ne "pensait pas qu'il allait aller loin à ce point". Jusqu'en équipe de France, rien que ça. Après une première saison chez les professionnels à Sochaux en 2019-2020, seulement ralentie par la pandémie, Maxence Lacroix s'était envolé pour Wolfsburg contre 4,5 millions d'euros. Très vite devenu incontournable en Bundesliga (111 matches, pour 6 buts), Lacroix a tapé dans l'œil de la Premier League et de Crystal Palace. Son transfert vers le sud de Londres, à l'été 2024, s'élevait à plus de 20 millions d'euros.
À Palace, Lacroix a rejoint Oliver Glasner, qui l'avait installé dans son onze de départ à Wolfsburg. Deux ans plus tard, ni Glasner, ni Lacroix n'ont quitté Palace, actuel 14ᵉ de Premier League. Et la confiance du premier envers le second n'a pas été érodée : cette saison, le Français est le joueur le plus utilisé de son club (43 matches). Quelques semaines avant de décrocher la FA Cup, l'an passé – le premier titre majeur de l'histoire de Crystal Palace –, Lacroix promettait au Guardian : "Un jour, je ferai partie de l'équipe nationale, je le sais." Prémonitoire. Plus qu'à s'y installer.
picture

Olise le plus original : revivez l'arrivée des joueurs de l'équipe de France

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Plus de détails
Publicité
Publicité