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Arteta, le funambule
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Publié 28/09/2012 à 23:28 GMT+2
Contraints de redessiner leur milieu, les Gunners ont trouvé un nouvel équilibre en repositionnant Mikel Arteta à un poste plus défensif.
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Cet été, l'entrejeu d'Arsenal a bien changé. Le départ d'Alexander Song pour Barcelone a laissé un vide. Que l'arrivée de Santi Cazorla n'a pas comblé. Du moins, poste pour poste. Et pourtant, le milieu de terrain des Gunners, hôtes de Chelsea samedi (13h45), a trouvé un nouvel équilibre. Parce qu'Arsène Wenger l'a redessiné. Sans Song, et en attendant le retour imminent de Jack Wilshere, le manager alsacien n'a plus de récupérateur attitré. Pas grave : dans l'esprit de Wenger, Mikel Arteta a toujours eu la tête de l'emploi. L'Espagnol (1,75 m pour 64 kg) n'a ni le gabarit, ni la puissance athlétique du Camerounais (1,84 m pour 74 kg). Mais il se sent "totalement épanoui dans ce nouveau rôle, qui nécessite une présence physique plus importante et une dose de créativité".
Formé à l'école de la Masia, Arteta s'éclate dans une position plus basse, propice à sa vision et sa justesse technique. Ses prestations étincelantes face à Sunderland (0-0) et à Liverpool (0-2) ont conforté Wenger dans son idée, de prime abord audacieuse. Deux rencontres au cours desquelles Arteta n'a perdu qu'un seul ballon... et n'a frappé qu'une fois au but. Si ce repositionnement pèse inévitablement sur son rendement offensif, il n'occulte en rien son influence, considérable, sur le jeu londonien.
"Un changement surtout mental"
L'ancien numéro 10 d'Everton, auteur de six buts en Premier League la saison passée, sait qu'il sera fatalement moins en position de marquer. Mais il ne rechigne pas à se sacrifier sur l'autel de l'équilibre collectif. "C’est un grand changement, surtout mental, admet l'intéressé. Mais si le coach est convaincu que ce positionnement est le meilleur pour l’équipe, je le suis aussi." "Mikel est un gagnant et il fait ce qu'il faut pour gagner, se félicite Wenger, c'est aussi simple que cela. S'il voit qu'il doit s'asseoir pour nous permettre d'être efficace, il le fera. S'il doit aller de l'avant, il le fera, simplement parce qu'il veut toujours gagner et faire le meilleur pour l'équipe. C'est pour cette raison que j'ai fais de lui notre vice-capitaine."
Mais si Arteta "s'épanouit" dans ce costume de récupérateur-relayeur, c'est aussi parce qu'il a trouvé une complémentarité immédiate avec Abou Diaby et Santi Cazorla, aux profils plus offensifs. "Grâce à Mikel, souligne Wenger, ils ont de liberté pour aller de l'avant." Si bien que le coach londonien ne peut déjà plus se passer de son trio. Depuis le mois d'août, il a débuté cinq des six rencontres d'Arsenal. Bilan : deux victoires, trois nuls, cinq buts inscrits, deux encaissés. Paradoxalement, les Gunners ont signé leur plus large succès sans ce trio. Le 15 septembre, contre Southampton (6-1), Francis Coquelin avait pallié le forfait de Diaby. Sans perturber le 4-2-3-1 londonien. Ce jour-là, Arteta avait encore colmaté les brèches, pour décharger Cazorla des tâches obscures. Pour éviter que les deux stratèges espagnols se marchent sur les pieds. En début de saison, ils devaient être en concurrence.
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