Deux points. C’est ce qu’il manque mathématiquement à Liverpool pour décrocher son 19e titre de champion d’Angleterre après trente ans d’attente. Ce mercredi soir, pour le compte de la 31e journée de Premier League, les Reds n’ont pas fait dans le détail et ont atomisé Crystal Palace dans un Anfield silencieux par les circonstances (4-0). Mieux, si Manchester City, désormais à 23 points du club de la Mersey, ne s’impose pas demain à Chelsea, les hommes de Jürgen Klopp pourront sabrer le champagne.

Premier League
Liverpool et Sadio Mané dictent leur loi sur le terrain de Chelsea (0-2)
IL Y A 4 MINUTES

Dès le début de la rencontre, et les intentions affichées des locaux, en contraste avec la prestation mi-figue mi-raisin à Everton il y a trois jours (0-0), n’ont laissé guère de suspense concernant l’issue de la rencontre. Crystal Palace, qui restait sur quatre victoires en autant de matches et de cleansheets, n’a fait illusion que vingt minutes, quadrillant au départ bien le terrain pour bloquer efficacement les constructions et les lignes de passe des Reds.

Mais quand Liverpool a accéléré, tout a cassé. Le magnifique coup-franc d’Alexander-Arnold à vingt mètres à fait mouche (1-0, 22e) et son équipe a ensuite déroulé. Les occasions ont plu (Wijnaldum 7e, Firmino 16e, Salah 28e) sur la cage d’Hennessey, le portier des Eagles, et le Gallois n’a rien pu faire sur le but du break de Salah, l’Egyptien démontrant un sang-froid exceptionnel après une merveilleuse ouverture de Fabinho (2-0, 44e).

Trent Alexander-Arnold - FC Liverpool

Crédit: Getty Images

Le bijou de Fabinho

La pause n’a pas rassasié l’appétit offensif des futurs champions d’Angleterre, qui sont reparti avec la même envie occuper la moitié de terrain des Eagles. Et il n’a pas fallu dis minutes cette fois pour apprécier une sublime frappe de 30 mètres de Fabinho logée hors de portée du gardien de Palace (3-0, 54e), un semblant de copier-coller de celle décochée face à Manchester City en octobre dernier (3-1), gagnante déjà.

Dès lors, on croyait Liverpool gérer sa fin de match et attendre le coup de sifflet final. C’était sans compter sur la fougue du fabuleux trio offensif de Jürgen Klopp, qui a enfin réussi à combiner après l’heure de jeu. Firmino a trouvé Salah sur la droite du terrain, et l’ailier a lancé Mané en profondeur côté opposé. Pas inquiété par Cahill qui a essayé de le rattraper à la course, le Sénégalais a foncé vers le but adverse et ajusté le portier d’un tranquille plat du pied droit (4-0, 69e).

Mohamed Salah (C) celebrates scoring his team's second goal with Liverpool's Senegalese striker Sadio Mane (L) against Crystal Palace

Crédit: Getty Images

Le match était bien plié depuis longtemps, et on se dit que les opportunités manquées par Wijnaldum (56e) et Salah (63e) furent un moindre mal pour les hommes d’Hodgson, confinés dans leurs trente derniers mètres tout au long de la partie. Si les Eagles sont tous apparus en difficulté, le Français Mamadou Sakho, aligné par son manager pour la première fois en championnat depuis le 1er janvier, l’a semblé été plus que les autres. Surtout en seconde période, car son effacement devant Salah (46e) et sa passe en retrait trop molle dont a failli bénéficier l’Egyptien (51e), auraient pu porter plus préjudice à son équipe.

Il faut dire que les Eagles ont vécu un coup dur dès le début de la rencontre, avec la sortie sur blessure de Zaha (15e), le déstabilisateur de son équipe, remplacé par Meyer, auteur de la seule occasion (41e) des siens. Palace n’a pas fait office d'exception et s’est incliné comme les autres sur la pelouse d’Anfield cette saison en championnat. Contre ce Liverpool-là, il n’y a pas vraiment grand à faire.

Premier League
Liverpool, pourquoi douter ?
IL Y A 19 HEURES
Premier League
Manchester United, le faux départ
IL Y A UN JOUR