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Football, Premier league - Julian Alvarez, un goût de déjà-vu pour Pep Guardiola à Manchester City
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Publié 31/07/2024 à 00:49 GMT+2
L'attaquant argentin de Manchester City Julian Alvarez a laissé échapper son mécontentement quant à son statut en club cette semaine, alors qu'il dispute actuellement les Jeux Olympiques de Paris 2024 avec son pays. Son coach Pep Guardiola n'a pas tardé à lui répondre, teinté de dédain. Mais le champion du monde 2018 pourrait être bien plus précieux pour lui que ce qu'il pense.
Julian Alvarez avec Manchester City en Premier league face à Brentford, le 20 février 2024
Crédit: Getty Images
L'expérience ne rend visiblement pas immune au péché d'orgueil. Ce mardi, en conférence de presse avant un match amical entre son club de raison, Manchester City, et son club de cœur, le FC Barcelone, Pep Guardiola a libéré toute la suffisance dont il peut parfois faire preuve lorsqu'il fut interrogé sur la situation de son attaquant Julian Alvarez.
"Quand il aura fini d'y réfléchir, son agent appellera Txiki (Begiristain, directeur sportif de Manchester City, NDLR) et nous verrons ce qui se passera, s'est-il fendu, la moue dubitative et le visage en appui sur son poing, affalé sur la table de conférence de presse. Je sais qu'il veut jouer dans les moments importants, oui, mais les autres aussi. Nous avons 18 ou 19 joueurs qui veulent jouer dans les matches importants."
Derrière son attitude d'adolescent désinvolte, faussement blasé pour se donner l'air cool, les quelques rides sur son front ont laissé filtrer sa vraie inquiétude entre deux haussements d'épaules : "Je ne pense pas à le remplacer, mais j'ai vu qu'il a dit qu'il allait réfléchir." Pourri gâté comme il peut l'être, il n'a au fond que très peu envie de vérifier si l'adage d'Alphonse de Lamartine s'appliquerait à son Manchester City.
Car il pourrait bien perdre rapidement l'un de ses éléments clés. Un peu plus tôt dans la journée, Julian Alvarez évoquait ses envies d'ailleurs à peine cachées : "Je ne me suis pas posé pour réfléchir clairement à ce que je vais faire pour mon avenir, a-t-il admis avant de battre l'Ukraine (2-0) avec l'Argentine aux JO de Paris. Quand les Jeux Olympiques termineront, je prendrai le temps de réfléchir à ce que je veux pour moi. Nous verrons ce qui se passera ensuite…"
La raison ? Avec près de 3.500 minutes de jeu, Julian Alvarez faisait partie des dix joueurs les plus utilisés par Pep Guardiola la saison dernière. Mais il a quasiment vécu tous les coups d'envoi des matches les plus importants depuis le banc des remplaçants, notamment en Ligue des Champions. "Au bout du compte, vous n'aimez pas être mis à l'écart dans les matches importants, vous voulez contribuer", s'est-il plaint.
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Julian Alvarez et l'ombre d'Erling Haaland
Crédit: Getty Images
Et Pep Guardiola risque de payer sa gestion humaine. Avec Erling Haaland et Julian Alvarez dans la même équipe, le Catalan dispose de deux des dox meilleurs avants-centres du monde, et il n'arrive clairement pas à les concilier. Derrière l'hégémonique Haaland, Alvarez a dû se réinventer pour gagner en temps de jeu et jouer en position de numéro 10, de faux 9, et même parfois sur le côté droit ou sur le côté gauche.
L'épineux second 9 de Guardiola
Ce n'est pourtant pas la première fois que cela arrive à Pep Guardiola. Quelques années auparavant, un autre attaquant sud-américain de poche, parmi les plus prometteurs de sa génération, rongeait son frein sur le banc de l'Etihad Stadium ou à l'exil sur le flanc droit de l'attaque. Et quand Gabriel Jesus fut enfin débarrassé de Sergio Agüero, ce fut comme si le train était finalement déjà passé.
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Gabriel Jesus reacts after a missed chance during the English Premier League football match between Arsenal and Crystal Palace at the Emirates Stadium in London on January 20, 2024
Crédit: Getty Images
Pendant longtemps, la possibilité de compter sur un second numéro 9 de la stature de Gabriel Jesus a été l'une des planches de salut de Pep Guardiola, que ce soit pour apporter du tranchant en fin de match autant que pour mettre au repos sans crainte son titulaire. Le Brésilien parti à Arsenal, c'est Julian Alvarez qui a récupéré ce rôle, certainement au détriment de son début de carrière.
L'Argentin a le potentiel de devenir l'un des visages du football mondial, et il le sait. Deux ans après son départ pour la capitale britannique, Gabriel Jesus n'a lui inscrit que 19 buts pour les Gunners. Sûrement que Julian Alvarez l'a dans un coin de la tête, et se souhaite un avenir meilleur en évitant de végéter trop longtemps derrière un Haaland indéboulonnable. Pour ne pas gâcher son début de carrière, il doit certainement quitter un Guardiola bien trop rigide.
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