Alexander Isak à Liverpool contre 150 millions d'euros : Vaut-il toutes ces folies ?

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Il est désormais le troisième joueur le plus cher de l'histoire. Transféré à Liverpool pour 150 millions, bonus compris, Alexander Isak pourrait débuter pour son nouveau club ce dimanche face à Burnley (15h). Le Suédois est une prise de risque limitée tant son adaptation au football anglais est derrière lui. Mais va-t-il encore changer de dimension à Anfield ?

Alexander Isak, la nouvelle star de Liverpool

Crédit: Getty Images

150 millions mais presque aucune interrogation. Sur le gong, Alexander Isak est devenu lundi 1er septembre le joueur le plus cher de l'histoire de la Premier League, le troisième le plus cher de l'histoire tout court. Contrairement à Florian Wirtz (130 millions), Hugo Ekitike (95M), Nick Woltemade (85M), Benjamin Sesko (85M) ou Viktor Gyokeres (70M), le Suédois n'a rien d'un saut dans l'inconnu.
Parce qu'en l'espace de trois saisons avec Newcastle, il a prouvé qu'il savait y faire dans ce qui compte le plus : les buts. Voilà deux saisons de rang qu'il dépasse la barre des 25 pions avec les Magpies, faisant de lui l'une des meilleures gâchettes du Royaume. En 2023, Rio Ferdinand estimait d'ailleurs que le Suédois était peut-être le meilleur attaquant de Premier League. "Il a plus d'atouts qu'Haaland dans son jeu", soufflait-il alors.

Des défauts… qu'il a déjà gommés

C'était encore l'époque d'Isak le magnifique, l'homme aux buts multiples mais surtout splendides. Parce que son profil était différent, parce que ses facilités techniques lui permettaient des actions de légendes, initiées de loin, et parce que ses buts découlaient souvent de décrochages dont il est friand. "Vous savez ce dont il a besoin ? Des buts touts faits, où il doit juste la pousser, estimait ainsi Eddy Howe, fan de la première heure mais coach exigeant envers son poulain à Newcastle. Pour moi, c'est le point majeur pour Alex. Il ne sait mettre que des beaux buts".
C'était avant sa saison 2024-2025 où il aura su pousser le ballon au fond 27 fois, dont un certain nombre de "tap-in" que n'auraient pas renié Pippo Inzaghi. Mais ce n'est pas ça qui affole les recruteurs depuis le plus jeune âge du Suédois. Dans les couloirs d'Anfield, on a ainsi retrouvé des rapports de scouting établis en Suède, avant même qu'il ne rejoigne le Borussia Dortmund contre 9 millions d'euros à 17 ans. Depuis, les Reds n'ont jamais cessé de suivre son évolution et avaient déjà fortement hésité à l'été 2022 avant de foncer sur Darwin Nunez.
"Je crois que je peux apporter beaucoup mais que je dois encore m'améliorer", insistait le Suédois au moment de signer à Liverpool. C'est sans doute le plus terrifiant : à 25 ans, malgré le fait qu'il fasse déjà partie des meilleurs avants-centres de la planète, il n'a pas encore développé tout son potentiel. Goût du duel modéré, jeu de tête encore perfectible – encore qu'il a marqué des buts splendides la saison passée - , amour du pressing à perfectionner : oui, certains domaines sont à bosser. Mais Dieu que le reste est alléchant…
C'est comme s'il dansait avec la balle
"Inévitablement, il a été comparé à Zlatan Ibrahimovic, une légende suédoise, comme lui, écrivait Alan Shearer en janvier 2024. Mais dans le staff de Newcastle, ils le comparent surtout à Thierry Henry. Ils se ressemblent par leur vitesse éclair, cette grâce arrogante, ces appels si fluides". Le numéro 14 dans le dos accentue le mimétisme. 
En Europe, difficile de trouver profil plus excitant pour incarner les 9 du futur, ceux en capacité de chasser dans la surface mais également de s'éloigner de leur proie pour mieux les attaquer. "Il est si facile, témoignait pour The Athletic Andreas Alm, le coach qui l'a lancé dans le monde pro. Dans la surface, il met tellement de distance facilement avec les défenseurs qu'ils ne sont même pas proches de le toucher en taclant. C'est comme s'il dansait avec la balle".
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Alexander Isak Liverpool 2025

Crédit: Eurosport

Poétique et… rationnel. Si le coût du transfert s'explique facilement – transfert entre clubs de Premier League, poste recherché, indemnités liées au mécanisme de solidarité, contrat long à racheter -, le choix de Liverpool de tout miser sur Isak dans un marché où ils avaient déjà versé plus de 330 millions d'euros résulte aussi d'une logique sportive sans faille. Avec le Suédois, les Reds tiennent leur tête de gondole du futur.
Dans son podcast "Einfach mal Luppen", Toni Kroos s'étonnait pourtant de ce prix d'achat : "Je fais confiance à nos auditeurs, mais je dirais que, grosso modo, la moitié d'entre eux n'ont jamais entendu parler d'Isak." Quelque chose nous dit que cette phrase risque de très mal vieillir dans les mois à venir…

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