Après la raison, Chelsea a perdu l'Europe : pourquoi le déclassement des Blues, sans coupe d'Europe, est tout sauf une surprise

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Au 1er janvier, quand Chelsea a licencié Enzo Maresca, les Blues ne comptaient que trois points de retard sur les places qualificatives pour la Ligue des champions. Au soir de la dernière journée de Premier League, Chelsea est dixième, défait par Sunderland (2-1). La triste conclusion d'une saison chaotique, qui s'achève sans qualification pour une prochaine coupe d'Europe. 

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Trois. Comme les centaines de millions d'euros dépensés lors des deux derniers mercatos par Chelsea. Trois, aussi, comme le nombre de coaches qui ont dirigé les Blues, cette saison. Et puis, trois, comme le nombre de buts qu'ont inscrits les acteurs de cet ultime Sunderland-Chelsea, dimanche soir, soldé par une défaite londonienne (2-1) et une dégringolade au classement. Battus pour la quatorzième fois de la saison, les Blues achèvent leur exercice 2025-2026 à la dixième place de Premier League. Sans Coupe d'Europe, comme il y a deux saisons. Sans même une petite Ligue Conférence pour soigner les cœurs. La faute, sans doute, à une série de décisions stratégiquement contestables, et démesurément coûteuses. En points comme en sous. 
Pour espérer disputer la prochaine Ligue Europa, dimanche - le top 5 n'était plus accessible - Chelsea devait gagner, Brighton devait flancher. Brighton a flanché, bien comme il faut, face à Manchester United (0-3), Chelsea n'a pas gagné, distancé au score par l'extérieur du pied de Malo Gusto vers ses propres filets (2-0, 49e), puis ralenti dans sa remontée par Wesley Fofana, exclu à l'heure de jeu. Cocorico. 
Nous devrions être en Ligue des champions
"On a travaillé d'arrache-pied toute la saison et totalement mérité notre qualification (pour la Ligue Europa)" : voilà ce que les fans de Chelsea auraient aimé entendre, à défaut de retrouver leur club en Ligue des champions l'an prochain. La phrase, pourtant, sort de la bouche de Trai Hume, buteur du soir pour Sunderland, héroïquement qualifié pour la prochaine C3 au nez et à la barbe bleue de Chelsea. 
Pas franchement ravi, après la rencontre, l'intérimaire Calum McFarlane retiendra que son équipe "aurait dû finir bien plus haut dans le classement. Avec le talent que nous avons, nous devrions être en Ligue des champions." Ses joueurs, a-t-il dit, "ont tout donné chaque jour", sans succès. Sans doute seront-ils plus vernis la saison prochaine - si la chance n'est que le seul facteur derrière cette fin de saison plus que maussade -, quand Xabi Alonso prendra les rênes du club. Et puis, qui sait : peut-être lui offrira-t-on plus de quelques grosses semaines pour bâtir une équipe. 

Une valse d'entraîneurs sans but et sans effet

De juin 2024 à janvier 2026, Enzo Maresca avait offert à Chelsea une Ligue Conférence, un Mondial des Clubs, et une quatrième place de Premier League, dont il n'était pas si loin au moment où ses propriétaires l'ont remercié. Avant lui, Mauricio Pochettino avait tenu 11 mois et 30 jours sur le banc, Frank Lampard 2 mois, et Graham Potter 6 mois. Après lui, Liam Rosenior, n'est resté que 104 jours sur le banc. Au moment où l'ancien Strasbourgeois (de nom, tout au plus) avait quitté le club, Chelsea était cinquième. Deux mois d'intérim de Calum McFarlane plus tard, les Blues ne sont même plus européens. 
Recruter à tout va, licencier des entraîneurs en série, aussi moyens leurs résultats soient-ils, peut-il être une stratégie valable, crédible, à l'heure où les finances de club ne font plus que plonger (262 millions de livres de pertes sur l'exercice 2024-2025), et que l'UEFA, comme la Premier League, les surveillent de très près. 
Sans toucher le moindre revenu des droits télé européens, la saison prochaine, Chelsea va devoir se serrer la ceinture, même si ce n'est pas le genre de la maison, pour ne pas subir une nouvelle salve de sanctions toutes plus onéreuses, à coups de dizaines de millions d'euros, comme l'été passé. Punis, les caprices de stars et l'interventionnisme de BlueCo. Place à l'Aston Villa d'Unai Emery (au club depuis 2022), en Ligue des champions, au Bournemouth d'Andoni Iraola (au club depuis 2023) et au Sunderland de Régis Le Bris (au club depuis 2024), tous deux en Ligue Europa. Pas de Chelsea, et pas de miracle.
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