Premier League 2026 - Manchester City désormais leader devant Arsenal : La grande bascule

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Ce mercredi, Manchester City a raté beaucoup de choses, mais pas l'occasion de s'emparer de la tête de la Premier League à Burnley (0-1). Pour la première fois depuis… huit mois, les Citizens ont pris le contrôle du championnat et ont leur destin entre les mains pour aller chercher un nouveau sacre. Arsenal peut-il encore renverser la situation ?

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Video credit: Eurosport

C'est l'histoire d'un matelas qui se dégonfle à vitesse grand V. Le 11 avril – il y a douze jours donc -, Arsenal avait l'occasion de mettre Manchester City à 12 points en défiant Bournemouth à l'Emirates. Il faudra peut-être se souvenir de cet après-midi fainéant où les Gunners ont semblé incapables de proposer leur football puis, pire, de se révolter. Une défaite sans conséquence, sur le papier. Arsenal disposait de neuf points sur son rival qui avait deux matches en retard. Un choc entre les deux devait aussi permettre d'assommer tout espoir.
Tout va très vite en football, dit l'adage. Nous voici donc au 23 avril et c'est bien Manchester City qui est devenu le favori des bookmakers ce jeudi matin. Face à Burnley, les hommes de Pep Guardiola ont été fidèles à leur saison, irréguliers et imprécis, mais ils ont réussi à faire le plus dur : prendre les trois points. En Angleterre, pourtant, beaucoup préféraient retenir le tableau d'affichage, décevant en termes de buts marqués pour les coéquipiers d'un Rayan Cherki encore actif.

Le scénario d'un titre joué sur la différence de buts

"Tout ce qui compte, c'est de gagner, peu importe comment, a résumé Erling Haaland, buteur en début de match, face aux critiques de Sky Sports sur le manque d'efficacité offensive. "Bien sûr, nous pouvons faire mieux et marquer (plus)", mais il n'y a "aucune frustration", a appuyé Guardiola, pourtant apparu très agité en seconde période. "Pourquoi devrais-je être frustré ? Nous avons pris les trois points et nous sommes actuellement en tête du classement".
La question est rhétorique. Les voilà au sommet de la Premier League, avec le même nombre de points que les Gunners, la même différence de buts, mais une meilleure attaque. Ce jeudi matin, c'est donc bien dans le crâne de Mikel Arteta et ses joueurs que la tempête gronde. Car, en l'état, et c'est une première depuis le 21 août, c'est bien City qui a toutes les cartes en main. Exténués après leur victoire de dimanche, selon les sources de The Athletic, les Citizens ont été soulagés de décrocher ce succès précieux, en forme de grande bascule.
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Erling Haaland après la victoire à Burnley

Crédit: Getty Images

Peu importe s'il existe un scénario dingue : si les deux équipes venaient à remporter leurs cinq derniers matchs, le titre se jouerait à la différence de buts. Et si, comme ce jeudi, elle était équivalente, alors la prime serait accordée à l'équipe ayant le plus marqué.

Opta, seul contre tous

Désormais consultant pour la BBC, l'ancien portier de Newcastle, futur adversaire des Gunners ce week-end, a résumé le sentiment général. "Arsenal a été tellement proche de gagner ces dernières années qu'on a presque tous envie qu'ils réussissent enfin, a-t-il avoué. Mais c'est impossible de faire abstraction de Manchester City. Je mettrais mon argent sur City, juste pour la prime à l'expérience. Ce sont des serial winners, avec le meilleur entraîneur du monde. C'est impossible d'aller contre ça."
Contre l'avis des bookmakers et des connaisseurs, les ordinateurs Opta continuent de placer Arsenal vainqueur. A 65% ! Est-ce lié à un calendrier plus raisonnable ? Les Gunners joueront trois fois à domicile (Newcastle, Fulham, Burnley) et iront à West Ham et Crystal Palace, pour la dernière journée. Les Citizens, eux, iront à Everton et Bournemouth et recevront Brentford, Crystal Palace et Aston Villa.
Mais tout ceci ne traduit pas le plus important : la dynamique. Le vent pousse fort – vraiment fort – dans le dos des Citizens, invaincus en championnat depuis janvier dernier. Leur buteur star se réveille, leur prodige a enfin pris le contrôle et même les vieux grognards redeviennent injouables (n'est-ce pas Bernardo ?). En face, Arsenal donne l'impression d'une équipe tétanisée par l'enjeu et exténuée par la répétition des matches. Peuvent-ils inverser la tendance ?
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Mikel Arteta

Crédit: Getty Images


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