Premier League | Erling Haaland (Manchester City), le “meilleur attaquant du monde” n’est pas qu’un buteur

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La star, ce n’est plus tout à fait lui. Haaland reste le meilleur buteur de Premier League, mais il a connu un petit coup de froid ces dernières semaines devant les cages. Pourtant, City a continué à marquer et avancer. Grâce à leurs recrues, les Mancuniens se libèrent quelque peu de leur dépendance au Norvégien. Leader, passeur, lui montre qu’il n’est pas qu’une machine à buts.

Erling Haaland von Manchester City

Crédit: Getty Images

"C’est le meilleur attaquant du monde. C’est tout. Pour le reste, vous verrez". Avant le choc face à Liverpool, Pep Guardiola avait écarté dans son style caractéristique les questions autour d’Erling Haaland et de sa titularisation face aux Reds. Celles-ci se faisaient de plus en plus persistantes, alimentées par les statistiques en berne du Norvégien : 2 buts et 1 passe décisive sur ses douze derniers matches, dont six rencontres passées sans cadrer la moindre frappe.
Finalement aligné face aux Reds, l’attaquant a rendu sa confiance à son entraîneur : un but sur penalty pour la gagne, et aussi, peut-être surtout d’ailleurs, il était déjà là sur l’égalisation de Bernardo Silva. Agressivité, timing, vista, il y avait tous les ingrédients dans sa déviation de la tête pour son coéquipier portugais, dans un but qui pourrait compter pour City cette saison.
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Erling Haaland, auteur du but de la victoire pour Manchester City face à Liverpool en Premier LEague le 8 février 2026

Crédit: Getty Images

Un buteur et un meneur

L’action est symbolique de la saison du Norvégien. Certes, il reste un finisseur hors pair, qui survole le classement des buteurs de la Premier League avec 21 buts en 25 matches, mais il n’y a pas que cela. Avec six passes décisives, l’exercice actuel est d’ores et déjà le plus prolifique en la matière pour Haaland depuis sa première saison gargantuesque avec City (53 buts, 9 passes décisives toutes compétitions confondues). Sauf qu’à l’époque City marquait bien plus : 2,47 buts de moyenne par match en championnat contre 2,04 actuellement.
Haaland marque un peu moins, mais il fait plus marquer. Ce qui pourrait être une anomalie statistique correspond aussi à un changement de statut du joueur dans l’effectif mancunien. De Bruyne parti, Guardiola a fait du joueur de 25 ans un membre de son cercle des capitaines cet été. Alors que l’effectif subit un profond renouvellement, il n’est dorénavant plus la jeune sensation en attaque, mais un élément d’expérience du haut de ses trois saisons révolues. Dans le money time contre les Reds, il a été avec Bernardo Silva l’homme fort de son équipe.

La patience de Guardiola

L’attitude protectrice de Guardiola, qui n’a pas toujours eu les meilleurs rapports avec les attaquants dans sa carrière, est révélatrice de l’importance qu’a le Norvégien à ses yeux. "Il est épuisé", avait-il avancé en janvier, alors que le Norvégien avait dû pallier l’absence d’Omar Marmoush, parti à la CAN notamment pendant le rush de la fin décembre.
"Il a besoin de reposer son corps et son esprit", avait-il ajouté, au moment de le laisser au repos avant le match face à Wolverhampton le 24 janvier, n’hésitant pas à d’autres occasions à expliquer que c’était aussi aux autres de faire mieux : "Créons plus d’occasions, il marquera". "Merci Seigneur que nous ayons Haaland. (...) Il apporte tellement. Il s’améliore à beaucoup de choses".
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Video credit: Eurosport

Guardiola sait que son attaquant n’est pas au mieux mais que sa confiance est essentielle. "Je ne marque pas assez depuis le début de l’année, je sais que je dois m’améliorer", a expliqué aux journalistes après le match à Liverpool celui qui n’a pas inscrit de but dans le jeu depuis le 20 décembre contre West Ham. "Je ne veux pas me trouver d’excuses, la fatigue c’est aussi dans la tête", a-t-il ajouté. Impliqué dans 34 buts cette saison, à une unité de son total de la saison dernière, il est pourtant sur des bases monstrueuses.

City a plus d'une corde à son arc

La bonne nouvelle pour City, c’est que les Skyblues ne se sont pas arrêtés de marquer pour autant. Sur les 12 matches de disette de Haaland, City maintient une moyenne de 1,38 but par match, en excluant le carton 10-1 en FA Cup contre Exeter. Avec, c’est 2,15 par match. Même sans Haaland, City marque. C’est l’avantage d’avoir recruté cet hiver un ailier offensif comme la recrue Antoine Semenyo, auteur de quatre buts en sept matches toutes compétitions confondues, pendant que Rayan Cherki (9 buts) et Marmoush (4 buts) montent en puissance. Avec le retour de Phil Foden (10 buts), City multiplie les menaces. 
Finalement, il y a du bon pour Manchester. La dépendance au Norvégien baisse, et, s’il est plus "dans l’ombre", il reste essentiel à son équipe dont il est dorénavant un leader, en plus d’étoffer sa capacité à faire marquer. Parce que la vie des attaquants est souvent cyclique, et qu'avec le talent du Norvégien, les filets ne devraient pas tarder à trembler de nouveau. Devoir marquer à chaque match, être un peu passeur, un peu meneur, toujours décisif, c’est peut-être cela la recette du "meilleur attaquant du monde".

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