Premier League - Le Chelsea de Rosenior, battu sèchement à Brighton, a perdu tous ses repères et se dirige vers une très longue fin de saison

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Chelsea est en train de transformer sa fin de saison en un long et douloureux cauchemar. Les Blues de Liam Rosenior se sont écroulés à Brighton (3-0), où ils n'ont rien montré en termes de jeu comme d'état d'esprit. L'entraîneur a pris la parole pour vider son sac après la rencontre. L'ancien coach de Strasbourg semble marqué par la performance livrée par ses joueurs contre les Seagulls.

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Sans compter la victoire en FA Cup contre Port Vale, club de League One, Chelsea n'a pas marqué depuis six matches. Et sur la pelouse de Brighton mardi soir, les Blues en ont encaissé trois. Trois de trop pour Liam Rosenior, qui a dégoupillé au micro de Sky Sports après le coup de sifflet final : "Je n'ai cessé de prendre la défense des joueurs, mais cette performance de ce soir était indéfendable, a lancé l'ancien technicien de Strasbourg. La manière dont nous avons encaissé les buts, les duels que nous avons perdus. Il faut que quelque chose change radicalement, ici et maintenant."
Mais que faut-il changer ? Le plan de jeu, l'organisation défensive, l'état d'esprit ? Car tout a semblé défaillant pour les Londoniens, qui voient en plus les Seagulls leur chiper leur 6e place en Premier League, qualificative pour la Ligue Europa. Ce qui aurait fait office de maigre lot de consolation pour une triste fin de saison pour les Blues. Pire encore, ils pourraient mathématiquement se retrouver 11e à la fin de la 34e journée, si tous les poursuivants gagnent leur match, ou font nul pour certains. Car tout ce petit monde (Brentford, Bournemouth, Everton, Sunderland) se tient en deux petits points. Une marge minime au vu de la façon dont Chelsea prend l'eau de toutes parts.

Le pire match de l'ère Rosenior

Les buts encaissés ce mardi sont à l'image de l'état du groupe : catastrophiques. C'est le mot utilisé par Rosenior pour qualifier la performance. "Le premier but était catastrophique. Nous avions une tête facile à jouer et nous l'avons ratée, a-t-il lâché, visant directement Jorell Hato, qui a complètement raté son coup de casque sur un corner défensif à la 3e minute, permettant à Brighton d'ouvrir le score. Ce qui s'est passé juste avant ce premier but m'a encore plus énervé. Nous avons eu quatre ou cinq occasions de faire preuve de courage moral, de contrôler le ballon et de construire le jeu. Au lieu de ça, nous avons simplement renvoyé le ballon."
Le deuxième but encaissé n'était pas beaucoup plus glorieux. Sur un contre, Trevoh Chalobah a cruellement manqué de maîtrise pour dégager un ballon de la tête (lui aussi) et Moises Caicedo s'est fait bousculer au duel. Ce qui a permis aux Seagulls d'aller négocier un deux contre un à l'approche de la surface et conclure. Ce match était le pire de tous sous l'ère Rosenior, "et de loin", a tonné l'entraîneur. "C'était inacceptable à tous les niveaux. (...) Nous devons nous regarder dans le miroir. Je dois me regarder dans le miroir. Mais je ne peux pas continuer à venir ici et à défendre certaines des choses. (...) Je ne peux pas venir ici et mentir. Je dis la vérité. C'était une performance inacceptable à tous les niveaux."
C'était une soirée vraiment, vraiment difficile, la plus difficile de ma carrière
Celle-ci est synonyme de cinquième défaite consécutive en Premier League sans marquer, ce que Chelsea n'avait plus connu depuis novembre 1912. Ces abysses de médiocrité ont laissé une marque profonde sur Rosenior, quand bien même son défenseur Trevoh Chalobah a estimé à Sky Sports que le résultat du soir n'avait "rien à voir avec une question d'efforts". "Vous pouvez parler d'un manque de confiance, ou de résultats qui ne tournent pas en notre faveur. Notre performance d'un point de vue de notre professionnalisme n'était pas au rendez-vous, a asséné Rosenior, proche du traumatisme. C'était une soirée vraiment, vraiment difficile, la plus difficile de ma carrière, pas seulement dans ce magnifique club. Certaines des choses que j'ai pu observer aujourd'hui, je ne veux plus jamais les voir."
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Et puis, certains gestes ne trompent pas. La colère de Wesley Fofana envers le staff au moment de son remplacement contre Manchester United quelques jours plus tôt avait été relevée par les caméras. Plus globalement, l'attitude du groupe pose un sérieux problème. De la colère, il y en a, mais pas de révolte. "Quand on joue dans ce club de football d'élite, ou dans n'importe quel club de football, le simple fait d'être accusé d'avoir baissé les bras est inacceptable, a insisté Rosenior. C'est tout ce que j'ai à dire. Je souffre, je suis sous le choc. Cela ne me représente pas." La demi-finale de FA Cup qui se profile dimanche à Wembley contre Leeds pourrait servir de bouée de sauvetage à tout un groupe. Encore faut-il qu'il ait envie d'être sauvé.
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