Une sélection, un club... ou une année sabbatique : Pep Guardiola, et maintenant ?
Eurosport sur GoogleC'est la fin d'une histoire longue de dix ans qui restera sans le moindre doute dans l'histoire du football. Ce vendredi, Manchester City a confirmé le départ en fin de saison de Pep Guardiola, vainqueur de vingt titres depuis 2016, dont notamment une Ligue des champions et six Premier League. Si les Sky Blues devraient miser sur Enzo Maresca, que va faire de son côté Guardiola ? Tour d'horizon.
"Il n’y a que Ferguson qui soutient la comparaison avec Guardiola"
Video credit: Eurosport
L'Italie ? Un "rêve" possible
Pep Guardiola n'a jamais caché son envie, un jour, de s'asseoir sur le banc d'une sélection. Ce qui pourrait s'apparenter à son dernier grand défi, comme Carlo Ancelotti avec le Brésil, en mettant ainsi le cap sur une Coupe du monde. "Quand je finirai ici (à City), ce serait un plaisir de vivre une Coupe du monde ou un Euro. J'aimerais pouvoir en profiter, mais c'est généralement difficile. Il y a très peu de postes vacants", confiait-il il y a quelques années sur cette possibilité. Après des années heureuses mais éprouvantes au Barça, au Bayern puis à City, l'heure est peut-être venue pour lui de tester le rôle de sélectionneur, qui aurait l'avantage d'alléger son emploi du temps et donc son quotidien. Et bingo : un poste vacant cherche toujours preneur.
Depuis plusieurs semaines maintenant, son nom revient en effet avec insistance du côté de l'Italie, qui se cherche un sélectionneur après le départ de Gennaro Gattuso. On ne compte plus les Unes de La Gazzetta dello Sport, premier quotidien sportif à avoir lancé l'idée, sur le sujet. Si tout demeure très hypothétique, la presse transalpine aime rappeler que Guardiola reste très lié à l'Italie, notamment avec un passé de joueur à Brescia et l'AS Rome au début des années 2000. Le futur ex-entraîneur de City, qui maîtrise toujours la langue de Dante, garde toujours beaucoup de connaissances de l'autre côté des Alpes, où il aime se rendre dès qu'il le peut. Pourrait-il être l'homme de la renaissance italienne ?
"Moi en Italie ? Pourquoi pas ? Si on m'avait dit il y a des années que j'entraînerais Barcelone puis à Munich, moi avec les Allemands, puis maintenant, en Angleterre... Je ne sais pas où cela me mènera. Peut-être l'Italie, pourquoi pas. Et puis on mange très bien ici (rires)", avait confirmé Guardiola lors du festival de Trento en 2018. Leonardo Bonucci, ancien international italien et l'un des seuls rescapés du nouveau fiasco des qualifications au Mondial, a confirmé qu'il pourrait être "l'homme de la situation". "Rêver, c'est gratuit", soulignait-il. À cette heure, Antonio Conte semble toutefois en pole position pour le poste.
L'Arabie saoudite, le Maroc et les Émirats arabes unis ? Difficile, mais...
Si l'on reste au rayon des sélections, le quotidien espagnol Sport annonçait ces dernières heures que plusieurs fédérations vont tenter de convaincre Guardiola d'épouser leur projet. Cela pourrait être le cas de l'Arabie saoudite, qui songerait à lui offrir un salaire record de 80 à 90 millions d’euros par saison (bonus compris). Les Émirats arabes unis pourraient également lui offrir un pont d'or. Enfin, le Maroc, qui a certes nommé Mohamed Ouahbi pour succéder à Walid Regragui, songerait à activer la piste menant au technicien espagnol. La Fédération marocaine de football réaliserait alors un énorme coup qui ferait accélérer son projet de devenir l'une des plus grandes nations du football mondial.
Un club ? Quasi impossible
Alors que Guardiola gardera un rôle important dans la galaxie de Manchester City, puisqu'il "donnera des conseils techniques" à la douzaine de clubs liés au City Group (Troyes, Gérone, Palerme, New York City FC, etc.) et "travaillera sur des projets précis ainsi que sur des collaborations", a précisé le club anglais dans son communiqué, l'hypothèse de le voir rebondir sur le banc d'un autre club ne semble pas vraiment dans les plans. Des rumeurs concernant l'AC Milan ou la Juventus ? Rien à signaler dans ce sens en Italie. Pour le reste, impossible de l'imaginer à Manchester United ou le Real Madrid, les deux clubs rivaux de City et du Barça, qui de toute façon ont respectivement opté pour la confirmation de Michael Carrick et vraisemblablement l'arrivée de José Mourinho.
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Pep Guardiola en 2023.
Crédit: Getty Images
Difficile aussi de l'envisager immédiatement du côté d'un autre club anglais, tant pour son attachement à City que la situation des autres cadors du pays : Chelsea a décidé de miser sur Xabi Alonso, Liverpool devrait garder Arne Slot, Arsenal est champion avec Mikel Arteta. En France, le PSG est heureux avec Luis Enrique. En Allemagne, le Catalan a déjà entraîné le Bayern Munich. Sauf pont d'or, là encore, d'un club saoudien, Guardiola ne semble donc pas orienté à retrouver un club dès cet été.
Une année sabbatique ? Le plus probable
Après dix ans à City, où il a cumulé vingt titres depuis 2016, dont une Ligue des champions en 2023 et six Premier League, sans oublier la barre des cent points pour son premier titre en 2018, et les quatre sacres consécutifs de 2021 à 2024, Guardiola aurait bien le droit de vouloir couper une année, non ? C'est une possibilité qu'il envisagerait sérieusement, surtout si aucun projet ne viendrait à le tenter durant l'intersaison. Cela pourrait même être, à cette heure, la plus probable. "Du repos ! Je ne pense pas entraîner pendant un moment, sinon je serais resté ici. Je dois prendre du recul. Je n’entraînerai pas pendant un moment", a-t-il confirmé vendredi en conférence de presse.
"J'ai tout donné pour ce club, que je laisse dans une meilleure situation, a-t-il conclu. Ç'a été peut-être l'expérience de ma vie, sinon ça n'aurait pas duré dix ans. Je ne peux pas être plus reconnaissant pour tout l'amour et l'affection que j'ai reçus pendant de très, très nombreuses années (...) Dix ans, c'est beaucoup de temps, et je pense que le club a besoin d'un nouveau manager, d'une nouvelle énergie, avec ces joueurs incroyables que nous avons en ce moment, et de commencer à écrire un nouveau chapitre."
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