Procès Maradona : un prestataire admet une méprise sur des examens passés de la star et de son père

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Une mutuelle a reconnu que des examens passés "sont restés par erreur enregistrés sous le nom de Diego Armando Maradona" en un seul dossier alors qu'il s'agissait "d'examens de deux personnes distinctes" : Maradona et son père. Cette missive consultée lundi par l'AFP a provoqué la suspension du procès concernant la mort du célèbre footballeur argentin en novembre 2020. Celui-ci reprend dès jeudi.

Une bannière demandant justice pour Diego Maradona, en Argentine, le 9 juin 2026

Crédit: Getty Images

Un prestataire argentin de soins a admis une méprise. Elle concerne des examens passés de Diego Maradona, mélangés avec ceux de son père aussi prénommé Diego, bévue qui a entraîné une suspension embarrassante d'une semaine du procès sur la mort de la star.
Swiss Medical, mutuelle privée qui dispose de cliniques, a reconnu, dans une missive consultée par l'AFP lundi, que des examens passés "sont restés par erreur enregistrés sous le nom de Diego Armando Maradona" (le nom complet du joueur), en un seul dossier, quand, en réalité, il s'agissait "d'examens de deux personnes distinctes" : Maradona et son père, décédé en 2015.
La bévue, repérée par un avocat de la défense, a provoqué jeudi la suspension pour une semaine du procès qui se tient depuis mi-avril, à raison de deux audiences par semaine. Le tribunal avait ordonné la saisie de registres et examens médicaux pour vérifier la confusion, à la suite d'une audience qui avait longuement évoqué l'histoire de pathologie rénale de Maradona.
Le procès reprend jeudi, et le tribunal a par avance affirmé qu'une éventuelle confirmation de l'erreur "n'invalidera pas les autres éléments de preuve" sur l'histoire médicale du célèbre footballeur argentin, ni "les conclusions auxquelles est parvenue la commission médicale" interdisciplinaire sur son cas.
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Un hommage à Maradona lors de son procès.

Crédit: Getty Images

Jusqu'à 25 ans de prison encourus

Le procès "va suivre son cours normalement", a estimé lundi pour l'AFP Marcelo D'Angelo, avocat d'une fille Maradona, Jana, qui est partie civile. "Nous sommes convaincus qu'on parviendra au même résultat sans tenir compte des conclusions du néphrologue, qui avait été induit en erreur" par la méprise de Swiss Medical.
Outre la suspension d'une semaine - en fait seule l'audience de ce mardi a été supprimée -, l'imbroglio avait généré un malaise au procès, faisant ressurgir le spectre d'un recours en nullité. Ce qu'aucune partie n'a suggéré à ce jour.
En 2025, un premier procès Maradona avait dû être annulé au bout de deux mois et demi sur fond de scandale : une juge avait été récusée, pour avoir participé en catimini à la préparation d'une série documentaire sur l'affaire.
Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers), sont donc rejugés, pour potentielles négligences fatales dans le soin de Maradona, mort en novembre 2020 à 60 ans, lors d'une hospitalisation à domicile. Ils encourent jusqu'à 25 ans de prison.
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