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Fin de cycle en Grèce?
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Publié 11/10/2005 à 14:30 GMT+2
Vainqueur surprise de l'Euro 2004, la Grèce semble arriver à la fin d'une époque. Sa qualification pour la Coupe du Monde paraît compromise après sa défaite face au Danemark. Et malgré une prolongation proposée par la Fédération, Otto Rehhagel demissioner
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Crédit: Eurosport
Après sa défaite 1-0 au Danemark, la Grèce se retrouve en quatrième position du groupe 2 et à moins d'un miracle, elle ne fera pas le voyage en Allemagne. Une victoire, hautement envisageable, du Danemark au Kazakhstan, dernier du groupe ou de la Turquie en Albanie (5e), scellerait en effet le sort des champions d'Europe, quel que soit le résultat contre la Géorgie. "Notre campagne est terminée. Nous attendons maintenant le tirage du prochain Championnat d'Europe", lâche fataliste le milieu de Bolton Stelios Giannakopoulos, considéré comme l'un des joueurs les plus réguliers en sélection.
Les raisons de cette débâcle sont multiples. Pour Michalis Tsohos, du média sportif Sportime, l'échec de la Grèce tient en grande partie de sa toute fraîche renommée. A l'Euro, l'équipe était inconnue. Durant les éliminatoires, son jeu avait au contraire été disséqué. "L'équipe de Grèce a perdu l'avantage de la surprise. Tous les adversairses s'attendaient à jouer contre le champion d'Europe et avaient trouvé un antidote (à son jeu)" , explique-t-il. Autre handicap, la cascade de blessures ayant frappé l'effectif grec. "Après l'Euro, l'équipe a malheureusement été privée certains de ses meilleurs joueurs, blessés. La défense n'était plus aussi solide qu'avant".
Incertitude pour Rehhagel
Un élément d'explication repris par l'entraîneur, Otto Rehhagel, après la défaite à Copenhague. "La victoire du Danemark est juste. Notre problème sur ces derniers matches est que nous n'arrivons par à marquer, ce qui s'est encore passé. Nous perdons la balle trop rapidement. Au Portugal, j'avais la meilleure formation à ma disposition. Maintenant, ce n'est plus le cas" , déplore Rehhagel. "Cela dit, nous n'avons pas été éliminés au Danemark, mais contre l'Ukraine, où nous étions meilleurs et où nous aurions mérité de gagner", insiste l'Allemand. Malgré une forte domination, les Grecs n'avaient pas réussi à concrétiser leurs occasions face aux Ukrainiens (0-1).
Vraisemblablement éliminée, la Grèce doit à présent composer avec une démission éventuelle d'Otto Rehhagel. Son départ, alors que la Fédération grecque lui propose une extension de deux ans de son contrat, sonnerait le glas d'une union fructueuse de quatre ans. "M. Rehhagel est l'entraîneur le plus couronné de succès de l'histoire de l'équipe nationale grecque, mais ce sera à lui de choisir s'il reste ou non", estime le défenseur Takis Fyssas. "Nous, les joueurs, souhaitons qu'il reste, pour terminer ce qu'il a commencé". Sinon une des plus belles pages du football grec sera bel et bien tournée.
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