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Dans l'enfer du Marakana
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Publié 08/09/2004 à 15:55 GMT+2
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Pendant que la France tente de sortir du psychodrame, l'ambiance est tout autre à Belgrade. Car, s'il a plombé l'avenir des Bleus, le match nul face à la Roumanie (1-1) a rendu un sacré service à la Serbie. En cas de succès, cette dernière se qualifierait pour un Mondial pour la première fois depuis qu'elle s'est séparée du Monténégro en 2006 et qu'elle dispute des compétitions internationales en pays indépendant. "Mes joueurs m'ont envoyé à Paris pour leur ramener un match nul. C'est fait. A nous de jouer maintenant", se réjouit Radomir Antic, présent samedi dans les tribunes du Stade de France. A cette occasion, il a d'ailleurs pu se faire une idée des carences des Bleus. "Mon sentiment est que la France n'a pas de solution de rechange pour pallier l'absence de Franck Ribéry (qui a débuté samedi sur le banc). Derrière, Escudé m'a semblé assez lent" , a-t-il pointé du doigt.
Les Serbes se préparent donc à vivre une soirée "historique". Dans toute la ville, l'atmosphère est surchauffée. Près de 60.000 supporters soutiendront leur équipe de manière inconditionnelle au Marakana. L'attaquant serbe Milan Jovanovic, surnommé "le Serpent", annonce "une chaude réception pour la France". "Les Français ont raison de redouter l'ambiance car ce sera très très chaud" , a-t-il prévenu. L'enfer est d'ores et déjà promis à Thierry Henry et ses coéquipiers dans le couloir qui mènera les joueurs dans l'arène. Sur les forums internet, les différents groupes de supporters habituellement divisés se sont engagés à soutenir sans faille les "Aigles", surnom de la sélection serbe.
Aux joueurs de ne pas se laisser griser. Branislav Ivanovic, défenseur de Chelsea, a appelé ses partenaires au calme: "Je vois que l'ambiance en Serbie est euphorique, ce qui est normal pour notre pays. Mais nous devons rester calmes et concentrés" ."La France est une équipe avec des individualités excellentes que nous ne devons ni sous-estimer, ni surestimer", a rappelé de son côté Aleksandar Lukovic, défenseur de l'équipe serbe. Ils se souviennent sans doute que, à domicile, il avait tout de même bataillé avant de faire chuter l'Autriche. "Nous ne devons pas en avoir peur, reste toutefois persuadé le capitaine Dejan Stankovic. On l'avait trop respectée en septembre 2008 (défaite 1-2, ndlr)".
Meilleure attaque et meilleure défense du groupe 7, leader avec 18 points, la Serbie a de beaux arguments à faire valoir. D'autant que la sélection sera au grand complet. Seuls Marko Pantelic, présent lors du match aller mais non retenu cette fois-ci, et l'ancien Parisien Mateja Kezman, qui n'entre plus dans les plans de Radomir Antic, peuvent être rangés au rayon des absents.
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