Attention, toute ressemblance avec des faits déjà existants ne sera pas forcément fortuite. Car oui, Kylian Mbappé nous a déjà fait le coup. Morose à l'automne, fatigué en janvier, il a fini par terrasser le Barça au Camp Nou d'un triplé en signant sa plus grande performance sous le maillot parisien avant d'aligner les buts, souvent par deux, de chasser les doutes et de retrouver son meilleur niveau. Autant le dire tout de suite, il ne faut jamais douter de Mbappé. C'est la nature même de cette classe de joueurs, les meilleurs au monde. Bien sûr, il doit encore gagner en régularité, en constance. Mais son talent n'est pas un sujet.
Désormais, c'est en sélection qu'on attend la même mise au point car son éclipse est au moins aussi spectaculaire que celle observée avec Paris. En une semaine, Mbappé est passé complètement à côté de son sujet. D'abord face à l'Ukraine où il n'a jamais pesé sur les débats. Puis au Kazakhstan où il a oublié un Thomas Lemar seul face au but pour obtenir un penalty qu'il a raté. Même Didier Deschamps n'a pas contredit l'évident constat : "Lui-même ne peut pas être satisfait de ce qu'il a fait", a constaté un Didier Deschamps interrogé sur le cas de son avant-centre mardi en conférence de presse.

Dembélé décisif et dans l'esprit… contrairement à Mbappé

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En pointe en Bleu, pas une franche réussite

Mais le sélectionneur, qui ne peut pas enfoncer un des cadres de son équipe, a relativisé la situation : "Lors du premier match, il n'est pas très en jambes. Au Kazakhstan, c'est mieux. Il a eu des situations et des occasions. Mais il n'a pas eu l'efficacité." Difficile d'imaginer Deschamps s'en passer pour le voyage en Bosnie. D'abord parce que le message aurait pu être très mal reçu. Et surtout parce que Mbappé reste un cadre indiscutable du groupe et que Deschamps les protège, les chérit et ne les cloue jamais au pilori.
Ce mercredi, Mbappé devrait même démarrer la rencontre dans le rôle qu'il préfère : celui d'attaquant axial. Jusqu'ici en équipe de France, ce n'est pas une totale réussite. Depuis la Coupe du monde, il n'a démarré que trois matches dans l'axe pour des victoires en Croatie (1-2), en Suède (0-1) et face à la Bolivie (2-0) et deux buts. Mais elles ne plaident pas forcément en sa faveur dans l'axe. C'est à Solna qui fut le plus convaincant surtout… lorsqu'il démarrait ses actions de la gauche. En juin 2019, il s'est empêtré dans la défense bolivienne et en Croatie son but a sauvé une prestation timide où il n'a jamais trouvé d'espace.

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C'est souvent sa limite en Bleu quand il est uniquement associé à Griezmann ou à un autre attaquant mobile (Anthony Martial), Mbappé est privé d'espace donc de vitesse. Il perd automatiquement une partie de son pouvoir de nuisance. En Suède, la présence de Giroud à ses côtés lui avait permis de s'exiler sur un côté pour prendre de l'élan. Ce ne devrait pas être le cas en Bosnie où il partagerait l'attaque avec Griezmann, en meneur, et deux ailiers dévoreurs d'espace, Coman et Dembélé. L'occasion est belle pour lui de démonter les théories et les idées reçues. Et rappeler qu'on a toujours tort de douter de Mbappé.
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