Qualif. Coupe du monde - "Rudi Garcia : reprenez-vous !" : pour le sélectionneur belge, déplacement sous pression
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 13/10/2025 à 18:00 GMT+2
Rudi Garcia s'est retrouvé sous le feu des critiques ce week-end en Belgique. Alors que ses joueurs ont buté sur la Macédoine du Nord vendredi à Gand (0-0), le sélectionneur des Diables Rouges n'a pas été épargné par la presse. Le déplacement au pays de Galles, ce lundi, s’annonce déjà déterminant, tant sur le plan sportif que pour l’ancien technicien du LOSC.
Rudi Garcia sur le banc de la Belgique
Crédit: Getty Images
Ce n’est peut-être pas qu’un simple match de qualification. En poste depuis seulement 10 mois, Rudi Garcia sait qu’il est attendu ce lundi. Il n’est pas (encore) sur la sellette. Nommé en janvier dernier à la tête de Diables Rouges en pleine crise, l'ancien entraîneur de Lille, de la Roma, de Marseille ou encore de Lyon conserve encore un peu de crédit au Plat Pays. Mais le nul concédé une nouvelle fois contre la Macédoine du Nord (0-0) le place dans une situation délicate avant de se rendre au pays de Galles.
La Belgique est certes toujours en course pour décrocher son billet pour la Coupe du monde 2026. Deuxième de son groupe avec 11 points, la sélection d'outre-Quiévrain ne compte qu’un point de retard sur la Macédoine, qui a toutefois un match en plus. Mais avec seulement un petit point d’avance sur le pays de Galles, ce duel de lundi prend une autre dimension. L’obligation de ramener un résultat positif s’impose pour éviter de se retrouver dans une position très inconfortable.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/11/14/3825947.jpg)
Rudi Garcia
Crédit: Getty Images
On se tourne vers le responsable au final. Le patron, le coach…
Depuis vendredi, Rudi Garcia est au cœur des critiques. Au pays du surréalisme, le technicien tricolore en a exaspéré plus d’un. Son bilan à la tête de la Belgique n’est pourtant pas catastrophique, avec quatre victoires, deux nuls et une défaite (lors de son premier match). Mais il n’a pas encore affronté de véritables cadors (ndlr : Ukraine, Macédoine du Nord, Kazakhstan, pays de Galles, Liechtenstein). "C’est dur de le juger, il y a eu trop de petits matches pour se faire une réelle idée", a d’ailleurs constaté Marouane Fellaini dans la Dernière Heure, la semaine passée. Cependant, les deux nuls concédés face aux Macédoniens ternissent le tableau.
Vendredi, son équipe a été incapable de trouver la faille, malgré une nette domination et de nombreuses occasions. Dire que son choix d’aligner Leandro Trossard en faux neuf, en l’absence de Romelu Lukaku, a agacé relève presque de l’euphémisme. "Pourquoi 25 tentatives (dont seulement 5 cadrées) n’ont pas suffi pour prendre ces fichus trois points ? Alors on se tourne vers le responsable au final. Le patron, le coach… et on lui demande. Pourquoi Trossard en faux 9 ?", a résumé la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF).
Il n’a pas été bon aujourd’hui
Au-delà de ce choix contesté, le coaching de Rudi Garcia n’a pas davantage convaincu. Il a notamment préféré laisser Michy Batshuayi sur le banc, pour lancer Loïs Openda, puis Malick Fofana, avant d’introduire des profils plus défensifs (Amadou Onana, Thomas Meunier, Joaquin Seys). Pour la RTBF, Nordin Jbari a clairement pointé l’ancien technicien lillois : "C’est Rudi Garcia qui a perdu deux points. Je trouve qu’il n’a pas été bon aujourd’hui. Commencer par ce système de faux neuf (Trossard), qui n’a pas marché… Surtout dans une première période où la Belgique s’est créé des occasions pour un vrai 9. Et quand tu dois faire rentrer un attaquant, tu te trompes d’attaquant."
Het Laatste Nieuws a, de son côté, lancé un appel au sélectionneur : "Rudi Garcia : reprenez-vous !", a écrit en français le quotidien flamand après avoir dressé un portrait sans appel de la situation : "Le sélectionneur national doit se reprendre de toute urgence. Les Diables Rouges ont un problème. Le sélectionneur national aussi, avec ses changements étranges."
Ce match de lundi au pays de Galles est donc crucial à plus d’un titre pour le Français. "C’est très important : pour se qualifier pour la Coupe du monde mais aussi pour la manière dont les gens vont percevoir le sélectionneur et le groupe", glisse Gilles De Bilde, ancien international belge, sur Sudinfo. "Si la Belgique ne se qualifie pas directement pour le Mondial, il y aura une tension permanente durant plusieurs mois, jusqu’aux barrages du mois de mars." Et Rudi Garcia ferait bien de s’éviter cela. Mais pour cela, il va devoir se montrer plus inspiré que vendredi dernier. Tout comme ses joueurs.
Sur le même sujet
Plus de détails
Pays de Galles
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/4386.png)
2
4
Belgique
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2205.png)
Publicité
Publicité