Equipe de France - Hugo Ekitike : "Il n'y a aucune haine envers le PSG"
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 07/09/2025 à 17:48 GMT+2
Pour sa première conférence de presse avec l'équipe de France, Hugo Ekitike s'est montré brillant ce dimanche. Le nouvel attaquant de Liverpool et des Bleus est revenu sur sa nouvelle vie qui va à 1000 à l'heure. Et il a calmé le jeu avec le PSG, alors qu'il va retrouver le Parc des Princes mardi.
"C'est le match d'un joueur qui va mieux"
Video credit: Eurosport
Hugo Ekitike est un homme heureux. Tout simplement. Sans rancune. Sans amertume. Sans pression aussi. Il ne cesse pourtant de changer de monde depuis quelques semaines. Transféré contre la bagatelle de 95 millions d'euros cet été à Liverpool, le natif de Reims a déjà réussi à séduire sur les bords de la Mersey avec trois buts en quatre matches toutes compétitions confondues. Un début de saison canon qui lui a permis d'être appelé pour la première fois par Didier Deschamps.
A 23 ans, Ekitike savoure. "C'est un réel plaisir de faire partie des attaquants français, quand on connaît leur qualité. J'ai pris aussi plaisir à les regarder en première mi-temps. Je l'ai pris comme un apprentissage car ce sont des joueurs qui ont plus d'expérience que moi en sélection", a raconté dimanche celui qui a connu ses premières minutes en Bleu face à l'Ukraine. Le discours est humble. Réfléchi. Posé. A son image en fait.
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"Olise a changé le visage de l'équipe de France"
Video credit: Eurosport
Je suis mille fois plus regardé
Pour sa première conférence avec l'équipe de France, Hugo Ekitike a de toute manière réalisé un sans-faute. Sur le groupe tricolore déjà : "C'est un groupe de super gars qui rendent la vie facile. C'est vraiment simple, tout le monde est plutôt accessible". Il a ensuite enchaîné sur son nouveau statut. "Ma vie a quand même changé. C'est un gros transfert. Je suis mille fois plus regardé. Mais je le prends positivement, c'est vraiment bien".
Le numéro 22 des Reds a aussi rendu une copie parfaite pour évoquer sa polyvalence et les postes où il peut évoluer sous Didier Deschamps :" Je me vois comme un attaquant qui peut jouer un peu partout. Ces derniers temps, je joue beaucoup plus dans l'axe, c'est là que j'ai été formé. Mais quand on vient dans ce genre d'équipe, il faut aussi pouvoir pallier d'autres postes. Je suis dans la capacité de le faire. Ici, je fais ce qu'on me demande, je suis disponible, peu importe la position dans laquelle je vais jouer." Un discours qui fera plaisir au sélectionneur des Bleus. Mais il a peut-être surtout été irréprochable à l'heure d'évoquer le PSG, son ancien club.
Pouvoir montrer le joueur que je suis
Son passage de 2022 à 2024 à Paris a pourtant été une période délicate. Pendant de longs mois, il est resté dans l'ombre des superstars, les Mbappé, Messi et autre Neymar. Mais alors qu'il va retrouver le Parc des Princes mardi face à l'Islande, il a joué la carte de la maturité. "Ce n'est pas une revanche. C'est le football qui parle, je me suis accroché, j'ai cru en moi. Mais parler de revanche non, il n'y a aucune haine envers ce qu'il s'est passé avec Christophe Galtier ou au Paris Saint-Germain. Ça a été un apprentissage. Je n'ai aucun regret. J'ai vraiment progressé en tant que joueur et en tant qu'humain au Paris Saint-Germain", résume-t-il sur son expérience parisienne.
Apaisé par sa nouvelle vie, son rebond fracassant en Allemagne et désormais en Premier League, Hugo Ekitike se délecte surtout d'avoir l'occasion de montrer au public tricolore qui il est grâce aux Bleus. Et d'effacer définitivement l'image moins positive qu'il a pu laisser à Paris. "Tout ce qui a été dit lorsque j'étais à Paris, ça n'a pas été forcément une vraie vision de ma personne ou du joueur que j'étais. Mais ce sont les aléas du football. J'étais dans un immense club, avec sans doute les plus grosses stars du football. Forcément, ça été un passage compliqué mais nécessaire. Aujourd'hui, je suis à Liverpool, je suis regardé, les gens me voient d'une autre manière. Revenir en France avec l'équipe de France, pouvoir montrer le joueur que je suis et ma personne, c'est un plaisir et j'espère que ça va continuer." Un homme heureux, bien dans sa peau donc. Et ça se voit et s'entend.
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