Qualifications Coupe du Monde 2026 I France - Azerbaïdjan I Statut à part et couteau suisse : pourquoi Deschamps tient tant à Camavinga

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Malgré un temps de jeu très réduit au Real Madrid depuis son retour de blessure, Eduardo Camavinga fait son retour en équipe de France pour ce rassemblement d’octobre. Une décision de Didier Deschamps en partie due aux absences au milieu de terrain. Mais surtout la preuve que le sélectionneur le considère comme un cadre essentiel son groupe, au-delà de sa polyvalence.

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Cela s’appelle une marque de confiance. Eduardo Camavinga n’a plus été en équipe de France depuis le début du printemps dernier. Sa dernière titularisation avec le Real Madrid remonte au 20 avril. Il a enchaîné les blessures ces derniers mois et n’a repris la compétition que le 20 septembre. Depuis, il n’a cumulé que 76 petites minutes de temps de jeu en cinq apparitions avec le club espagnol. Autant d’éléments pour indiquer que son éventuel retour chez les Bleus n’était pas pour maintenant. Mais Didier Deschamps l’a bien retenu dans sa liste dès ce mois d’octobre.
Il est vrai que le contexte s’y prêtait. Le sélectionneur de l’équipe de France doit faire face à de nombreuses absences. Notamment celle d’Aurélien Tchouaméni, suspendu après le carton rouge reçu face à l’Islande. Cela ouvrait déjà une porte pour Camavinga. Si l’ancien Rennais s’y est engouffrée, c’est aussi parce qu’il a affiché un niveau de performance intéressant malgré son faible temps de jeu. Après avoir inscrit le cinquième but du Real contre le FC Kairat en Ligue des champions la semaine passée, il a signé une entrée énergique, et salvatrice, contre Villarreal samedi dernier (3-1).

Un cadre essentiel, pas un titulaire

Deschamps avait cependant déjà fait son choix avant ce match des Madrilènes contre le sous-marin jaune. Parce que dans son esprit, la place de Camavinga est dans son groupe tant qu’il est opérationnel. "Cama n’est pas dans la période la plus heureuse au Real Madrid par rapport à son temps de jeu, a reconnu le sélectionneur jeudi dernier, au moment d’annoncer sa liste. Mais il est là depuis 2020, il est toujours là avec nous. C’est important pour moi que les joueurs sentent que j’ai confiance en eux."
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Celle que le sélectionneur a en Camavinga ne se dément pas même si le statut du joueur a un côté paradoxal. Sur ses 26 sélections, le joueur de 22 ans n’a débuté qu’à 13 reprises. Il n’a jamais vraiment été un titulaire indiscutable sur la durée. Une tendance qui semble devoir se confirmer. Tchouaméni, Adrien Rabiot et désormais Manu Koné apparaissent devant lui dans la hiérarchie des milieux de terrain, au sein d’un entrejeu que Deschamps réduit de plus en plus souvent à deux récupérateurs. Pourtant, il n’en est pas moins perçu par D.D. comme un cadre essentiel.

"Arrière gauche ? Si vous lui posez la question…"

Le cas Camavinga est assez symbolique de la méthode du sélectionneur. Il dit à peu près tout de la logique de groupe privilégiée par Deschamps, sans que cela ne remette évidemment en cause le talent du joueur. Car les choses ne sont pas figées. "Être titulaire ? C'est son ambition, a-t-il insisté. Dans son club d’abord, puis après en sélection. A chaque fois je l'ai appelé sauf s'il était blessé. Et sauf l’Euro 2021. Depuis, il est avec nous et a du temps de jeu. Il n'a que 26 sélections alors qu'il a été souvent présent. Evidemment, il y a une forte concurrence mais il fait toujours partie des joueurs présents lorsqu'ils sont disponibles."
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Si Deschamps tient tant à Camavinga, c’est aussi pour le profil atypique du joueur. Il peut non seulement s’adapter à différents schémas du milieu de terrain, mais aussi évoluer à différents postes. Même celui d’arrière gauche. Et s’il a été retenu comme milieu pour ce rassemblement, la question de son repositionnement a quand même fait surface. "Si son avenir en Bleu est au poste d’arrière gauche ? Si vous lui posez la question, je ne pense pas qu’il va avoir le sourire, a lancé Deschamps. Il a eu à la faire, il l’a fait en club et il l’a très bien fait avec nous aussi. Mais il se sent milieu de terrain, avec une palette assez large."

"Le frein, ce sont les blessures"

"La polyvalence a toujours été un atout supplémentaire pour lui et ça nous a bien rendu service, notamment lors de la Coupe du monde à Doha, qu’il ait la possibilité de jouer à différents postes au milieu et même d’être un bon latéral, a poursuivi le sélectionneur. Maintenant, je sais très bien que ça ne lui donne pas spécialement le sourire. Il est de très bonne composition et il le fera du mieux possible, comme il a eu à le faire la saison dernière, pour l’instant ce n’est pas le cas au Real Madrid."
Tout est là. Il y a le talent du joueur et sa dimension athlétique qui lui permettent de répondre à de multiples problématiques. Il y a son vécu chez les Bleus et son âge, 22 ans, qui offrent à la fois de l’expérience et des perspectives pour le futur. Mais il y a surtout cet état d’esprit irréprochable pour mettre toutes ses qualités au service de l’équipe de France, quel que soit le rôle qui lui est assigné. Deschamps n’exclut vraiment pas qu’il soit plus important. "Le frein, pour lui, ce sont toujours les blessures", a déploré le sélectionneur. Cela n’empêche pas Camavinga d’être dans le noyau dur des Bleus. En attendant mieux si son corps finit par le laisser en paix.
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