Qualifications Coupe du monde - "Ce qui me fait rager, c’est le 2e but" : le moment où les Bleus ont déconnecté en Islande

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Si Didier Deschamps a plusieurs fois râlé sur l’arbitrage alors qu’il réclamait une faute sur l’ouverture du score islandaise lundi soir (2-2), le sélectionneur des Bleus a surtout beaucoup de mal à digérer le deuxième but encaissé par son équipe. Comment ses hommes ont-ils pu se faire aspirer de la sorte, juste après avoir marqué ? Jules Koundé a pris ses responsabilités, mais il n'est pas seul.

Thauvin, Mateta, Ekitike, qui reverra-t-on en Bleus ?

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Deux tirs cadrés, deux buts. L’Islande a fait dans l’efficacité lundi soir pour contraindre l’équipe de France au match nul à Reykjavik (2-2). Le tout sur deux situations qui ont fortement déplu à Didier Deschamps : d’abord un but sur corner qui, selon le sélectionneur des Bleus, aurait dû être annulé pour une faute de Victor Palsson, le buteur, sur Manu Koné.
Ensuite, et surtout, sur le gros trou noir de la soirée tricolore : la gestion des secondes qui ont suivi le but de Jean-Philippe Mateta, qui avait permis aux Bleus de passer devant à une vingtaine de minutes du terme. Un engagement et 12 passes plus tard, Kristian Hlynsson ajustait Mike Maignan en face à face. Tout le monde a été pris de court et nous avec, à vrai dire : qu’a-t-il bien pu se passer pour en arriver là, alors que les Bleus semblaient avoir fait le plus dur ?
Le premier constat est peut-être celui de l’emballement. Tout juste passés devant, les Bleus sont allés agresser extrêmement haut le porteur adverse, à l’image de leurs deux centraux Dayot Upamecano et William Saliba. Le premier, à plus de 60 mètres de son but, gagne son duel, mais n’empêche pas l’Islande de progresser et surtout, ne suit pas d’assez près le joueur qu’il pressait initialement. Le deuxième est au contact de son vis-à-vis au niveau de la ligne médiane mais n’a pas le même succès et échoue à commettre la faute qui va bien. Les premières étapes du déséquilibre.
"Ce qui me fait rager, c’est surtout la manière dont on prend le 2e but, a tout de suite lâché Deschamps sur TF1, avant de développer en conférence de presse. Cela ne doit pas nous arriver. On était peut-être encore en train de fêter notre deuxième but. On se fait transpercer haut, on est mal positionnés. Le porteur de balle n'est pas cadré et on est certainement trop haut aussi".

Koundé reconnaît son erreur

Le coup aurait pu être rattrapé si un autre facteur individuel n’était pas venu aggraver cet élan collectif : le positionnement de Jules Koundé. Initialement dans la zone du buteur, le latéral barcelonais tente de jouer le hors-jeu à 50 mètres de son but alors qu’Upamecano faisait la course inverse. Le pire choix possible.
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"Ce devait être son rassemblement, ça ressemble à une alerte"

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"J’ai la sensation que je peux faire beaucoup mieux, a-t-il assumé sans trembler au micro de la chaîne L’Equipe. J’ai un mauvais réflexe de monter, faire ce pas en avant alors qu’il aurait fallu reculer, c’est comme ça que je défends en club. Malheureusement c’est un réflexe qui coûte cher puisque c’est un but. Ça part d’avant, mais le résultat c’est que j’aurais dû mieux faire".
Les Bleus ont changé dans leur approche tactique ces derniers mois, se détachant quelque peu de leur image trop conservatrice. Mais les voir se faire prendre dans leur dos par l’Islande, sur un pressing trop haut et mal géré, alors qu’ils mènent au score, a de quoi surprendre, au mieux. "Faire rager" un sélectionneur qui en dit rarement autant, même.
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