Qualifications Mondial 2026 - Ukraine/France - Didier Deschamps lance sa dernière campagne avec les Bleus, l'Amérique dans le viseur

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Ce vendredi à Wroclaw (Pologne), la France lance sa campagne de qualification au Mondial 2026 face à l'Ukraine (20h45), le plus gros morceau. Ce (court) chemin vers l'Amérique sera le dernier pour Didier Deschamps, qui s'arrêtera après la Coupe du monde. Si le sélectionneur ne compte rien bousculer, les Français aimeraient rêver encore un peu à ses côtés.

Deschamps à Clairefontaine pour préparer Ukraine-France.

Crédit: Getty Images

Tout aurait pu s'arrêter pour lui un soir de novembre 2013, dans l'agitation d'un Stade de France asphyxié. Didier Deschamps était à un doublé de Mamadou Sakho de, sans doute, quitter les Bleus un peu plus d'un an après son arrivée. "Si pour beaucoup ça semble comme une formalité, j'ai payé suffisamment cher dans ma première vie pour savoir qu'il ne faut pas déjà s'y voir", a dit le sélectionneur cette semaine en conférence de presse, douze ans après ce France - Ukraine qui a fait entrer les Bleus dans une nouvelle ère.
Le destin est taquin et "DD" lance sa dernière danse vers le Mondial ce vendredi face aux Ukrainiens. Le sélectionneur, pas déconcentré par le contexte géopolitique, qui implique une délocalisation de la rencontre à Wroclaw (Pologne), et encore moins par le contexte personnel qu'il évacue à chaque sollicitation, n'a qu'un objectif en tête : voir la Coupe du monde 2026. "J'ai la même envie et la même détermination, j'ai objectif qu'on se qualifie", a assuré le cinquantenaire pour qui une fin prématurée est inimaginable. 
Le boss des Bleus a tenu à rappeler à ses hommes la vigilance dont il faudrait faire preuve face à l'adversaire le plus coriace, devant l'Islande et l'Azerbaïdjan. "Pas piégeux mais difficile", a utilisé Deschamps pour décrire un adversaire sur qui les Bleus ont buté sur leurs deux dernières confrontations (1-1, en mars et septembre 2021 en qualifications pour l'Euro). 
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Didier Deschamps et les Bleus, qualifiés pour le Mondial 2014 après une victoire face à l'Ukraine.

Crédit: Getty Images

Droit au but

Pour les Tricolores, plus que pour tous leurs adversaires de la poule, le manque de fraîcheur n'invite pas au total optimisme. Rayan Cherki et William Saliba ont déclaré forfait quand Dembélé n'a pas pu s'entraîner convenablement cette semaine. A l'heure des calendriers surchargés, les sélections composent avec les miettes laissées par les clubs. "Qu'ils ne soient pas au maximum de leur forme, je le savais c'est logique. Ceux qui ont fini tard ne peuvent pas être à 100%, a vu Deschamps avec lucidité dans L'Equipe. Je n'ai pas le temps de faire tout ce que je voudrais faire, tout est condensé". Comme les qualifications, étendues à 238 jours avant le Qatar contre 72 jours pour la campagne à venir.
 
"On a moins le temps de travailler donc il faut être encore plus efficace et présent", a tenté de positiver Koundé pourtant si critique envers les cadences. 72 jours, cela veut aussi dire que le groupe ne devrait pas drastiquement changer entre temps, et jusqu'à la Coupe du monde. Dans ce sens, le sélectionneur a déjà une idée assez claire, sans renier son principe de "réoxygénation", puisque Hugo Ekitike et Maghnes Akliouche ont été appelés pour la première fois, alors que Désiré Doué (3 sélections) enchaîne. "Ce ne sont pas des matches amicaux qu'on a. On se doit d'être efficaces. Il y a beaucoup de joueurs qui pourraient potentiellement intégrer le groupe", s'est-il d'ailleurs justifié. 

Faites-nous vibreR, messieurs

Ce groupe, rajeuni après les retraites internationales d'Olivier Giroud et Antoine Griezmann, ne compte que quatre joueurs au-dessus de 50 sélections (Mbappé, Dembélé, Rabiot et Digne) et mérite d'emmagasiner. L'année 2025 a pour le moment semé des promesses sans certitudes sur les mois à venir, et notamment à travers une demi-finale dingue de Ligue des nations (5-4) contre l'Espagne. Après la "remontada" face aux Croates, les Bleus avaient relancé un élan populaire après une année 2024 bien morne.
Si l'on considère que les résultats seront acquis, cela ne ferait pas de mal de voir l'équipe de France poursuivre sur cette lancée. S'il s'est toujours dit hermétique aux critiques sur son jeu, Didier Deschamps devrait poursuivre avec un 4-2-3-1 offensif, quitte à tâtonner quant à l'équilibre. "Le coach ne me bride pas sur les éventuelles montées, ça demande juste des ajustements", a expliqué Koundé dans ce sens. Kylian Mbappé, plus serein pour sa 2e saison à Madrid sera évidemment attendu. Mais le capitaine des Bleus (auteur de son 50e but lors du dernier match de la sélection) est trop loin devant les autres meilleurs buteurs en activité Ousmane Dembélé (7 buts) et Adrien Rabiot (6 buts). Une telle marge qui inquiète et laisse aussi présager que le meilleur est à venir. Didier Deschamps doit en rêver, d'une fin au sommet.
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Désiré Doué et Lamine Yamal lors de France-Espagne en Ligue des nations.

Crédit: Getty Images


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