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Matuidi, Giroud, Umtiti : Pourquoi Deschamps ne touche pas à ses titulaires

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Le onze de départ des Bleus face à l'Islande

Crédit: Getty Images

ParMartin Mosnier
07/06/2019 à 22:13 | Mis à jour 07/06/2019 à 22:13
@MM_eurosportfr

ELIMINATOIRES EURO 2020 – Onze mois après la finale de la Coupe du monde, le onze-type de l'équipe de France ne varie qu'en fonction des blessures des titulaires. Les statuts n'ont pas bougé. L'écart s'est même parfois creusé avec une concurrence qui a du mal à exister.

Ils étaient onze le 15 juillet. Ils étaient dix lors du double rendez-vous de mars. Ils ne seront plus que neuf ce samedi en Turquie. N'allez pas y voir le début d'une révolution, les frémissements d'un renversement. Non, surtout pas. Si Didier Deschamps va aligner en Turquie neuf des onze titulaires de la finale de Moscou, c'est uniquement parce que Lucas Hernandez et N'Golo Kanté sont blessés et il est certain qu'à 100% de leur moyen physique, ils auraient figuré dans l'équipe de départ. Si le groupe a largement évolué depuis l’été dernier, ce n’est pas le cas du onze de départ.

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Alors conservateur, obstiné pour ne pas dire têtu Didier Deschamps ? Sûrement pas. La Coupe du monde a dessiné au fil des matches une équipe type qui a fini, assez rapidement, par se figer dans le marbre. Onze mois plus tard, rien n'a changé. L'écart s'est même creusé entre les titulaires et les remplaçants de Moscou ou les nouvelles têtes au fil d'une saison, en club et en sélection, qui a affirmé les statuts à de rares exceptions près. Puisque la concurrence a du mal à exister, les tauliers n'ont aucune raison de bouger.

Kylian Mbappé et Antoine Griezmann face à l'Islande

Crédit: Getty Images

La défense : Umtiti a chassé les doutes

Touchée par les blessures depuis l'été dernier, la défense est le secteur qui a connu le plus de turn-over. Notamment sur l'aile gauche en l'absence de Lucas Hernandez. Lucas Digne, Ferland Mendy et même Layvin Kurzawa ont plutôt bien géré l'héritage. Mais le meilleur arrière gauche du Mondial a de la marge sur une concurrence qui ne fait pas encore partie de l'élite mondiale. A droite, le casting est plus restreint et fige Benjamin Pavard, malgré une saison ratée à Stuttgart, comme un intouchable.

Cadre et essentiel en équipe de France, Raphaël Varane joue sur du velours. Samuel Umtiti, lui, n'est plus titulaire au Barça mais son historique et ses prestations en Bleu éloignent des postulants en difficulté en club (Kimpembé) ou inexpérimentés en sélection (Lenglet, Laporte). Depuis son sacre, la France a connu deux trous d'air face à l'Islande (2-2) et aux Pays-Bas (2-0). Point commun ? L'absence d'Umtiti (et la titularisation de Kimpembe). Hugo Lloris est évidemment indiscutable. Sa saison fantastique avec Tottenham jure avec la stagnation d'Alphonse Areola au PSG ou l'exercice raté de Steve Mandanda.

Antoine Griezmann, Samuel Umtiti et Olivier Giroud

Crédit: Getty Images

Le milieu : Malgré Ndombélé…

Le duo N'Golo Kanté – Paul Pogba, aussi essentiel à leur club qu'à leur sélection, n'a aucun souci à se faire. Même si Tanguy Ndombélé est la seule nouvelle tête qui dépasse depuis l'été dernier. Le Lyonnais a impressionné par son culot lors de ses cinq premières sélections mais le gouffre est immense entre lui et le duo de champions du monde. La grave blessure de Corentin Tolisso l'a éloigné de la sélection toute la saison et Moussa Sissoko, excellent à Tottenham, s'est offert un énième come-back. Pas de quoi, là non plus, effriter l'autorité du duo Kanté-Pogba. L'absence du milieu de Chelsea en Turquie et en Andorre laissera une opportunité à saisir. Elles sont rares.

Blaise Matuidi, lui, reste le point d'équilibre de ce onze. A gauche depuis la rencontre face au Pérou, il a depuis disputé 10 des 14 rencontres des Bleus dont 9 sur le côté. Si on excepte le quart de finale face à l'Uruguay qu'il a manqué pour suspension, les trois autres rencontres étaient sans enjeu. C'est dire si Deschamps tient à lui. La saison de Matuidi à la Juve lui donne raison. D'autant que la progression d'Ousmane Dembélé ne saute pas aux yeux. Seule une renaissance spectaculaire de Thomas Lemar ou de Kingsley Coman pourrait inquiéter Matuidi. Mais l'ancien Parisien finit toujours par s'en sortir.

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N'Golo Kanté et Paul Pogba lors de France - Islande - Qualifs Euro 2020 - 25 mars 2019

Crédit: Getty Images

L'attaque : Giroud, inusable, incassable, inamovible

Eternel sujet de débats infinis, Olivier Giroud trace sa route en empilant les buts. Muet à la Coupe du monde, il en a depuis inscrit trois en six matches en sélection et a fini meilleur buteur de Ligue Europa avec Chelsea (11 buts). Sur la route de l'Euro, il s'inscrit toujours comme la solution idéale en pointe malgré la saison de feu d’Alexandre Lacazette à Arsenal ou de Wissam Ben Yedder à Séville. Parce que son profil libère Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.

Son principal concurrent reste la bombe de Bondy. Mais Mbappé a raté son match dans l'axe face à la Bolivie et aucune solution satisfaisante ne se dégage derrière lui pour l'aile droite. Des doutes subsistent sur le niveau international de Florian Thauvin notamment. Flamboyant en équipe de France et à l'Atlético, Antoine Griezmann n'a aucun concurrent à sa hauteur comme la plupart des finalistes de Moscou.

Olivier Giroud (France) buteur face à l'Islande

Crédit: Getty Images

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