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Huit raisons de s’intéresser au départ canon de la Roma
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Publié 03/11/2013 à 07:50 GMT+1
Dix victoires en autant de rencontres. Le départ de l’AS Rome en Serie A cette saison est proche de la perfection. Mais la Louve pourrait aller encore plus loin et rêver de titre.
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En d’autres circonstances, la victoire de l’AS Rome face au Chievo Verone (1-0) pour le compte de la dixième journée de Serie A jeudi serait passée totalement inaperçue. Sauf que celle-ci est historique. Dix victoires consécutives d’entrée de championnat, c’est un record absolu. Cette performance exceptionnelle n’a pas reçu l’attention qu’elle méritait, la faute à l’importance prise par les trois grands championnats européens que sont la Premier League, la Liga et la Bundesliga. Alors Eurosport.fr vous donne les huit raisons de suivre les performances des hommes de Rudi Garcia cette saison.
1. C’est déjà mieux que le Barça et le Bayern
Avec dix victoires en autant de journées, la Roma a déjà fait mieux que la plupart des références européennes en la matière. En Espagne, le FC Barcelone a lui aussi battu son propre record le 5 octobre dernier en écrasant le Real Valladolid (4-1). Le club catalan a ainsi enchaîné une huitième victoire en championnat en autant de rencontres avant d’être stoppé la semaine suivante sur la pelouse d’Osasuna (0-0). Huit, c’est aussi la meilleure série du Bayern Munich, record de la Bundesliga, réalisée la saison dernière. C’est dire si la performance de l’AS Rome est exceptionnelle. Elle le sera d’autant plus en cas de victoire dimanche sur le terrain du Torino, qui permettrait au club romain d’égaler la marque absolue réalisée par Tottenham en 1960/1961, avec 11 victoires en 11 journées.
2. Gervinho pourrait enfoncer un peu plus Arsenal et Arsène Wenger
Arrivé cet été en provenance d’Arsenal, Gervinho réalise un début de saison plus que convaincant avec la Roma. Titularisé à six reprises par Rudi Garcia, qui l’avait dirigé à Lille, l’Ivoirien a inscrit trois buts et est devenu un rouage essentiel de la mécanique giallorossi. Une mauvaise nouvelle de plus pour son ancien entraîneur Arsène Wenger. Car si Gervinho venait à remporter un titre avec la Roma cette saison, il deviendrait le 28e joueur à remporter un trophée après avoir quitté les Gunners, qui n’ont plus rien gagné depuis la FA Cup en 2005.
3. La Roma a bien géré un mercato d’été pourtant mal engagé
Le mercato estival de l’AS Rome avait tout du purgatoire. Après avoir vendu Erik Lamela à Tottenham, le club a cédé Dani Osvaldo à Southampton. Problème, ils pesaient à eux deux 32 buts la saison dernière (15 pour Lamela, 17 pour Osvaldo). Peu d’équipes auraient été capables de se relever après une telle perte. Sauf que Rudi Garcia est passé par là. Avec 107 millions d’euros récupérés au total lors du mercato, l’ancien entraîneur de Lille en a profité pour reconstruire une équipe compétitive. La Roma en a dépensé plus de 75 millions sur le marché des transferts et attiré, en plus de Gervinho, une armada d’internationaux en pleine progression, parmi lesquels Adem Ljajic et Kevin Strootman.
4. Un trio redoutable au milieu
Au moment où la Ligue 1 s’extasie devant les performances du trio parisien au milieu (Verratti, Motta et Matuidi), celui de l’AS Roma impressionne la Serie A chaque week-end. Avec Miralem Pjanić dans le rôle du meneur de jeu, accompagné par Kevin Strootman et Daniele De Rossi à la récupération, Rudi Garcia tient là une formule qui marche. Pjanić a déjà signé trois buts depuis la reprise, dont deux décisifs contre Naples lors de la 8e journée, tandis que Strootman occupe la deuxième place du classement des meilleurs passeurs du championnat avec cinq passes décisives, derrière… son capitaine Francesco Totti.
5. Totti l’infatigable
Francesco Totti, justement, est à lui seul l’un des points forts de son équipe cette saison. A 37 ans, le capitaine emblématique de la Roma réalise un début de saison exemplaire. Titulaire à sept reprises, "il Capitano" a marqué trois buts et offert six passes décisives à ses coéquipiers. Lors de la 7e journée, il a assommé presque à lui tout seul l’Inter Milan sur sa pelouse en inscrivant un doublé en première mi-temps. A ce rythme, il n’aura aucun mal à honorer son contrat, qui a été prolongé par son club jusqu’en 2016.
6. Une défense de fer derrière une attaque en fusion
Après dix journées de Serie A, le bilan statistique de la Roma est tout près de la perfection. Meilleure attaque de son championnat (à égalité avec l’Inter Milan), la Louve est aussi avec Lille le club qui a réalisé le plus de clean sheet en Europe avec neuf rencontres sans encaisser de but. Sauf que dans le match à distance qui oppose les deux équipes, le LOSC a "déjà" encaissé quatre buts en onze rencontres tandis que l’AS Rome n’a vu ses filets trembler qu’une seule fois cette saison (contre Parme le 16 septembre). Sur le plan offensif, derrière les 24 buts inscrits par les Giallorossi se cache une statistique qui en dit long sur la confiance des joueurs de Rudi Garcia. L’attaque de la Roma a connu onze buteurs différents. Si Allessandro Florenzi mène pour le moment la danse avec quatre buts, ils sont quatre à le suivre de très près (Gervinho, Ljajic, Pjanic et Totti en sont à trois réalisations chacun).
7. La victoire d’un entraîneur
Difficile de parler de la réussite de l’AS Rome sans parler de son entraîneur. Et pour cause. Rudi Garcia est arrivé à Rome en pleine guerre des nerfs entre ses dirigeants et les supporters, mécontents du manque d’ambition du club. Quatre mois après sa prise de fonction, force est de constater que l’ancien entraîneur de Lille a remis de l’ordre dans la maison rouge et jaune. Ses choix lors du mercato ont permis de rajeunir l’effectif romain qui affiche aujourd’hui une moyenne d’âge de 27,2 ans. Mais surtout, Garcia est parvenu à transmettre à son vestiaire un plan de jeu quasi clinique : une base défensive solide permettant de se projeter rapidement vers l’avant, avec Gervinho dans le rôle du dynamiteur, et une grosse efficacité sur coups de pied arrêtés, dont Miralem Pjanic se charge le plus souvent.
8. Mettre fin à treize ans d’attente
En juillet, peu de tifosi auraient cru leur équipe capable de se mêler à la course au titre entre la Juventus et Naples. Mais le départ canon de la Roma, qui avec 30 points possède cinq longueurs d’avance sur le Napoli, rend possible un titre qui échappe à la Louve depuis treize ans. Un chiffre suffit à résumer les chances de l’AS Rome. Toutes les équipes ayant remporté leurs huit premières rencontres de championnat, dans les cinq ligues majeures en Europe, ont terminé en tête à la fin de la saison. La Roma en est à dix, faut-il le rappeler…
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