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Buffon, Zanetti, Maldini, Totti : Le jeu du meilleur quadra
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Publié 27/01/2018 à 00:04 GMT+1
SERIE A - Gigi Buffon fête ses 40 ans, la longévité de ses champions est une caractéristique qui a d'ailleurs toujours distingué la Serie A. Etant donné que les quatre joueurs y ayant disputé le plus de rencontres sont ou étaient quatre quarantenaires des quatre principaux clubs, impossible de résister à une comparaison en se basant sur quatre critères.
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Niveau de jeu
Le plus important, le critère qui ne dépend que de leurs qualités intrinsèques, qu’elles soient physiques, techniques ou tactiques, mais aussi la capacité à s’en servir pour être décisif dans tous les contextes.
On parle d’un des meilleurs gardiens de l’histoire et dont les quelques coups de mou ont été principalement dus à des problèmes de dos. Le nombre de ses bourdes se comptent sur les tentacules d'un poulpe en plus de vingt ans de carrière au très haut niveau. Etant de l’ancienne école, il n’est pas un portier libero à la Neuer, mais ce serait chercher la petite bête.
Athlète extraordinairement endurant capable d’aligner notamment une série de 137 matches consécutifs en Serie A. Il a démarré latéral (gauche ou droit) et a fini milieu relayeur. Plutôt homme de l’ombre, important pour l’équilibre d’une équipe, difficile de voir en lui un footballeur aux qualités hors-normes. Pas pour rien s’il a été nominé une seule fois en vingt ans pour concourir au Ballon d’Or. Seulement 31 buts en 1114 matches pros et pas non plus l’homme de la dernière passe et du centre gagnant. Mais défensivement, un monstre.
Il a eu quasiment deux carrières, d’abord quinze ans au poste de latéral gauche où il était plus porté sur la défensive mais ne négligeait pas l’apport offensif, puis dix à celui d’arrière central. Propre, élégant, ambidextre, intelligent et à l’aise techniquement. Une des références à son poste, quelques légers passages à vide, mais inatteignable lors de ses pics de forme.
Une technique au service du collectif. Il n’était pas du genre à slalomer au milieu d’une défense, mais plutôt de démarquer un coéquipier d’une talonnade ou d'une ouverture millimétrée les yeux fermés et en première intention. Jeu long, jeu court, coordination technique, sens du jeu, coups-francs, penaltys et finition (deuxième goleador de l'histoire de la Serie A). Il puait le football, un peu moins hors de la Botte.
Palmarès
Le critère le plus vache puisque cela dépend aussi des choix de carrière et du maillot endossé, mais il est indispensable.
Une Coupe du monde en tant que protagoniste, mais aussi un 8e, deux éliminations au 1er Tour et une dès les qualifs, ce qui rééquilibre le bilan. En clubs, une tripotée de scudetti et de trophées nationaux à n'en plus finir, une Coupe de l’UEFA (avec Parme) mais trois finales de Ligue des champions perdues.
La quasi-totalité du palmarès (en club comme en sélection) de l’Argentin tient sur les cinq ans de la période post-Calciopoli. Peu importe la manière dont cette Inter a pu démarrer ce cycle, elle a su mettre à profit cette situation favorable avec un historique Triplete en point d'orgue. Un bel exploit en lui-même, mais pas un trophée supplémentaire. Javier s’est goinfré, mais avant et après, c'est le néant ou presque hormis une Coupe de l’UEFA. Inégal et déroutant.
Un palmarès infini, mais ce qu’on oublie souvent, c’est que le beau Paolo a autant perdu que gagné. 26 trophées et 19 places de finaliste ou de second, toujours à la gagne ou jamais loin. Ses cinq Ligue des champions personnelles font tourner la tête, mais ses sept scudetti en 24 ans laisseraient presque sur la faim. Malheureux en sélection.
Pénalisé car évoluant dans une équipe ayant historiquement moins de moyens que les trois cadors du Nord. Mais il y a un mais. A cet unique scudetto de 2001 pouvait s’en ajouter un ou deux autres au regard des huit places de dauphin. Manque aussi une épopée européenne puisqu’il n’a jamais disputé une demie de C1 ou de C3. Champion du monde sur une jambe et demi, et qui sait s’il n’avait pas pris sa retraite internationale à 29 ans...
Loyauté
Un critère qui fait souvent la différence au jeu des comparaisons. L’exemplarité et le respect des adversaires, sur et en dehors du terrain.
Trouver une déclaration où il ne reconnait pas les mérites de l’adversaire est mission impossible. Pourtant, ce ne serait que le retour du bâton à un environnement remettant inlassablement ceux de son club en question. Impeccable sur la pelouse, il a payé la franchise de certaines déclarations. Enfin, il n’a jamais fait l'objet d'une enquête pour "paris illégaux", c'est une fake news.
Personne charmante mais aziendalista comme on dit en Italie, qui respecte la ligne directrice de son entreprise. Irréprochable sur le terrain, stéréotypé en dehors. Citer Calciopoli, une affaire où l’Inter fut attrapée dans un second temps mais jamais jugée grâce à la prescription est limite. Surpris d'autres fois à imaginer des complots envers son club, une façon de délégitimer le mérite de ses adversaires. On sentait qu'il n'assumait pas les échecs sportifs de l'Inter et que la réussite des autres le gênait, parfois.
Sur la pelouse, peu sont ceux qui ont réussi à le faire sortir de ses gonds. En dehors, et comme la plupart des coéquipiers de "son" Milan, Maldini a toujours préféré s’occuper de ses oignons, lucide et conscient qu’assumer une position de victime tout en étant pensionnaire d’un club détenu par un des personnages les plus influents d’Italie était déplacé.
11 rouges dont 10 directs en Serie A, c’est plus que les trois autres réunis. Errare humanum est, persevare autem diabolicum. Coup de lattes, crachats, on a tout eu et pendant très longtemps. Ça, c’est sur le terrain. En zone mixte, Totti raisonnait comme un tifoso lambda et rageait de bon cœur. Ça faisait partie du bonhomme, entier. Il ne jouait pas un rôle.
Forme à 40 ans
Passer la quarantaine sur le terrain c’est bien, mais est-ce que cela a été à chaque fois une bonne idée ?
De retour après une blessure au mollet, il reste sur une des meilleures saisons de sa carrière, celle-ci est un peu plus compliquée. Moins impérial, mais toujours fiable.
En rééducation, après avoir connu la seule grave blessure de sa carrière, une rupture du talon d’Achille. Fidèle à lui-même, il effectuera son retour à un temps record, grâce à une hygiène de vie exceptionnelle, mais à son retour, Mazzarri ne fera pas de sentiment.
Il venait tout juste de prolonger son contrat pour la dernière fois après trois saisons en partie gâchées par ses problèmes aux genoux (cartilage poncé). A vrai dire, il était plus en forme à 41 qu’à 40 ans.
Très bien conservé, malgré une mobilité réduite, Spalletti en décidera autrement, lui accordant un temps de jeu minime mais suffisant pour avoir un impact positif lors de ses entrées en jeu.
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Francesco Totti AS Roma
Crédit: AFP
Résultat final
Quatrième avec 6,38 de moyenne. Et comme on n’a pu le voir, cela ne dépend pas que de sa fidélité infaillible envers la Roma.
Troisième avec 7,5 de moyenne. Paye son attitude de bon soldat, sur le terrain comme en dehors.
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