Cristiano Ronaldo

On a retrouvé le gros CR7. Celui de la saison passée avait réussi une première année honorable sous le maillot turinois avec 21 buts en 31 matches de Serie A. Mais Cristiano Ronaldo n'était pas exactement dans ses standards. Il a haussé le niveau pour signer 31 buts en 31 matches malgré un début d'exercice relativement discret. Depuis décembre, le Portugais est tout simplement phénoménal. Il a marqué au moins une fois à chaque rencontre qu'il a disputée en championnat à deux exceptions près, face à l'Inter (2-0) et Sassuolo (3-3). L'ancien Madrilène est redevenu la machine infernale qui faisait trembler tous les filets de Liga.

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IL Y A UN JOUR

Il y a évidemment les chiffres, les records et même la manière, à l'image de cette spectaculaire envolée pour claquer une tête mémorable face à la Sampdoria (1-2). Il y aussi les buts qui pèsent des points, de ce penalty à la dernière seconde face au Genoa (2-1) à ce doublé face à la Lazio (2-1) qui a ouvert en grand la voie vers le titre pour la Vieille Dame. Mais il y a surtout ce leadership, cette capacité communiquer "la gagne" à une équipe qui en avait terriblement besoin tant elle manquait cruellement d'arguments dans le jeu cette saison. Le tout à 35 ans. Chapeau, Ronaldo !

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Paulo Dybala

Il y avait un énorme Cristiano Ronaldo pour mener la Juve vers le titre. Pourtant, s'il ne fallait retenir qu'une individualité chez le champion turinois, ce serait certainement Paulo Dybala. Oui, celui dont le club piémontais était prêt à se séparer l'été dernier au terme d'une saison franchement décevante compte tenu de son potentiel. La Vieille Dame a bien fait de la garder. Avec 11 buts et 6 passes décisives, l'Argentin a déjà apporté une contribution très nette au sacre turinois d'un point de vue purement statistique. Il y a ajouté sa touche personnelle, avec des buts venus d'ailleurs notamment face à l'Inter (2-0), ou plus récemment contre Lecce (4-0).

Mais c'est bien dans le jeu que Dybala a pesé de tout son talent sur le titre turinois. Le système Sarri, loin d'avoir donné satisfaction, aura au moins permis de tirer la quintessence de la Joya. Positionné plus haut, dans un rôle d'électron libre aux côtés de Ronaldo, le numéro 10 bianconero a profité de cette liberté pour faire parler toute sa créativité. Elle a été essentielle pour une Vieille Dame trop souvent sans idées. La Juve a reposé toute la saison sur la capacité de Dybala à déséquilibrer la défense adverse sur un dribble ou une passe de génie. Il a parfaitement assumé ce rôle. Et aujourd'hui, il n'est plus question d'imaginer la formation turinoise sans lui.

Paulo Dybala et Cristiano Ronaldo lors de Juventus - Lazio en Serie A le 20 juillet 2020

Crédit: Getty Images

Matthijs De Ligt

Il a longtemps semblé impossible de mentionner Matthijs de Ligt dans les hommes clés du sacre de la Juventus. Arrivé l'été dernier dans le Piémont après une saison de feu avec l'Ajax Amsterdam, le jeune défenseur néerlandais a d'abord connu toutes les peines du monde à justifier les 85 millions d'euros investis par la direction turinoise pour s'attacher ses services. De ses performances en début de saison, on a surtout retenu un placement franchement aléatoire et des mains baladeuses qui ont provoqué des penalties contre la Juve. Clairement, le gamin de 20 ans ne semblait pas encore prêt pour les exigences d'une Vieille Dame qui souhaitait de toute façon prendre son temps avec lui. Les événements en ont décidé autrement.

Les blessures de Giorgio Chiellini puis de Merih Demiral l'ont propulsé sur le devant de la scène, avec un rôle primordial à jouer dans la défense turinoise. Le tour de force de De Ligt, c'est d'avoir pleinement assumé cette responsabilité malgré un début de saison qui n'avait guère de quoi le mettre en confiance. Le Néerlandais s'est rapidement imposé comme le chef de l'arrière-garde piémontaise. Dominant dans les airs, impérial dans les duels, il a aussi rattrapé pas mal d'erreurs de Leonardo Bonucci. Ce n'est pas un hasard si la Juve a sombré à Milan en son absence (4-2). Et l'image de De Ligt serrant les dents avec une épaule en vrac pour tenir son rang face à Sassuolo (3-3), façon Beckenbauer, en dit assez long sur le mental d'un jeune homme déjà vital pour la Vieille Dame.

Rodrigo Bentancur

Le milieu de terrain n'était pas vraiment le secteur fort de la Juventus cette saison. Miralem Pjanic en deçà de son niveau habituel, Blaise Matuidi sans impact, Adrien Rabiot inconstant, la Vieille Dame s'en est finalement remise à Rodrigo Bentancur pour faire bonne figure dans l'entrejeu. Ce n'était pas gagné. L'Uruguayen n'était pas forcément le premier choix de Sarri en début de saison. Mais il a su petit à petit s'imposer comme l'élément incontournable du milieu bianconero. Depuis son retour de suspension fin janvier, il a d'ailleurs débuté tous les matches de la Juve en championnat - sauf celui contre la Sampdoria - et n'a été remplacé qu'à deux reprises.

Cela traduit déjà à quel point le club turinois ne peut plus se passer de lui et de ses qualités. Son activité, sa lecture du jeu, sa capacité à couper les actions adverses, à intercepter les ballons et à remporter les duels ont impressionné sur la deuxième moitié de la saison. A cela, il convient d'ajouter un apport offensif considérable avec un total de 7 passes décisives qui fait de l'Uruguayen le meilleur passeur de la Juve en championnat. Bentancur a pris son envol en 2020 pour devenir un joueur multi-dimensionnel. A 23 ans, il n'incarne plus seulement l'avenir de la Juve. Il est déjà l'un des garants de sa réussite actuelle.

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Wojciech Szczesny

Il souffre toujours d'un déficit de notoriété. Mais il devient urgent d'en finir avec l'image du gardien décrié du temps où il portait les couleurs d'Arsenal. Wojciech Szczesny ne s'est pas imposé à la Juventus Turin par hasard et cette saison en donne la plus éclatante des preuves. Si Cristiano Ronaldo et Paulo Dybala prennent l'essentiel de la lumière dans le Piémont, le portier polonais n'est pas moins décisif que le Portugais et l'Argentin. Bien au contraire. Si cette Juve affiche la deuxième défense de Serie A avec l'Inter sans donner l'impression de bien défendre, elle le doit essentiellement aux prouesses de l'ancien Gunner.

Szczesny l'a prouvé dans le money-time. A Sassuolo, malgré les trois buts encaissés, il a sorti une partie phénoménale avec pas moins de 8 arrêts à la clé pour permettre à son équipe de ramener un point précieux (3-3). Et cinq jours plus tard, il a encore signé une parade de dernière minute exceptionnelle pour préserver la victoire turinoise face à la Lazio (2-1). La liste n'est pas exhaustive. Dans la quête du titre, cette Juve brinquebalante a maintes fois pu compter sur son dernier rempart pour limiter les dégâts. C'est exactement ce qu'on attend d'un portier dans un grand club. Et si Szczesny n'est toujours pas considéré comme un grand gardien, alors il n'en est pas loin.

Wojciech Szczesny

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