Serie A | Lazio Rome - AS Rome | Mattéo Guendouzi, déjà comme chez lui

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Mattéo Guendouzi n'a pas perdu de temps. Transféré de l'OM à la Lazio cet été, l'international français a rapidement pris ses marques dans la ville éternelle. Titulaire en puissance dans le onze de Maurizio Sarri, l'ancien milieu de terrain d'Arsenal est également très apprécié des tifosi, notamment pour son profil et son tempérament. Il devrait être aligné dans le derby face à l'AS Rome (18h).

Mattéo Guendouzi (Lazio Rome)

Crédit: Getty Images

Il faudrait être sacrément difficile pour ne pas vouloir habiter à Rome. Et ce n'est pas Mattéo Guendouzi, débarqué dans la capitale italienne fin août, qui dira le contraire. Depuis son arrivée, le milieu de terrain de 24 ans aime sillonner les rues de la ville éternelle, à la découverte de ce musée à ciel ouvert en compagnie de sa femme et sa fille. "On fait souvent des longues promenades, a-t-il confié au Messaggero en octobre. La chaleur de cette ville est fantastique, comme celle des tifosi." Transféré de l'OM sur la base d'un prêt payant (1 million d'euros) avec obligation d'achat (12 millions d'euros + 5 millions de bonus) ainsi que 10% sur une future revente, l'ancien Gunner a obtenu ce qu'il voulait. Dès les premiers contacts avec le club romain, son choix était acté.
"J'avais des offres de Premier League (cet été), mais j'avais déjà choisi un projet sérieux, a-t-il assuré au quotidien romain. Il a fallu un peu de jours pour tout définir entre les clubs et entre moi et l'OM, mais j'avais déjà la Lazio dans la tête. J'étais serein, j'avais la certitude que rien ne m'en aurait empêché. La Lazio est un club qui a gagné en Italie et en Europe, et avec la Ligue des champions, je veux continuer à grandir encore." Dans les derniers jours de juillet, et à plusieurs reprises, Guendouzi a reçu des coups de téléphone de Maurizio Sarri, le technicien laziale.
Le but ? "Me dire comment il pouvait me faire progresser, reconnaît l'international français. Il me voulait, et j'étais déjà attiré par l'idée de jouer en Serie A. Puis j'avais déjà joué quatre fois contre lui en Angleterre. J'avais été frappé par sa philosophie offensive, dans laquelle un milieu de terrain a une certaine liberté. Maintenant, je dois encore comprendre plusieurs nouveaux mécanismes. Mais il a la même mentalité gagnante que moi."

Guendouzi Mania

Entre les deux, la connexion s'est rapidement établie. Et l'ex-milieu de terrain de l'OM, arrivé dans une bonne condition physique, n'a pas tardé à trouver sa place dans le 4-3-3 de son entraîneur. Deux jours après sa venue, il était déjà lancé dans le grand bain avec une entrée sur la pelouse du Napoli. Bilan : 25 minutes de jeu, un but annulé et une victoire assurée (1-2). "C'est la Guendouzi mania à la Lazio. Il a suffi de 25 minutes pour que les tifosi fassent exploser la "Guendouzite". L'impact du joueur face à Naples a dépassé toutes les attentes (...) Esprit guerrier et bagarreur : son profil a tout pour faire tomber amoureux n'importe quel tifoso", écrira La Repubblica quelques jours plus tard. "Il a eu un impact décisif dans ce grand succès", confirmera Il Messaggero. Difficile de faire mieux comme débuts, non ?
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Matteo Guendouzi (Lazio Rome) face à Naples

Crédit: Getty Images

Depuis, cette enflammade typiquement italienne s'est légèrement calmée. Logiquement, d'ailleurs, tant les Biancocelesti soufflent le chaud et le froid cette saison. Dixièmes de Serie A, deuxièmes de leur groupe en Ligue des champions, ils sont branchés sur courant alternatif depuis le début de l'exercice 2023-2024. Mais Guendouzi, lui, continue de surprendre positivement. Titulaire lors des cinq derniers matches de championnat, il ne cesse de monter en puissance. Discipliné (un seul carton jaune en 13 apparitions), appliqué, régulier, celui qui a été formé au PSG est le deuxième milieu de terrain le plus utilisé par Sarri derrière Luis Alberto. Le technicien toscan apprécie sa capacité à presser sans cesse, son activité tout-terrain et son volume de jeu.
"Il lui a demandé d'être un peu plus incisif, mais il a démontré pour l'instant une grande détermination (...) Tout le monde veut le Guendouzi vu à Naples, y compris les frappes de loin. Il est en tout cas un titulaire du trio du milieu avec Luis Alberto et Rovella", rapportait le Corriere dello Sport la semaine passée. S'il n'était pas titulaire contre Feyenoord (1-0) mardi soir, comme à chaque fois en C1, Guendouzi devrait retrouver sa place pour le derby face à l'AS Rome, ce dimanche (18h). Et quand on connaît l'importance de ce match dans la capitale, c'est une sacrée marque de confiance.
Conquis par sa recrue, Sarri estime toutefois qu'il lui reste des choses à améliorer. Dont son rendement (zéro but, une passe décisive). "Il est encore jeune, soulignait-il après la victoire face à la Fiorentina (1-0). Mais malgré ça, il a eu de bonnes expériences dans des championnats importants. Il a encore de la marge. S'il devient plus ordonné, il peut devenir un joueur important." Dans un championnat plus tactique, plus réfléchi, et avec un entraîneur aux fondamentaux bien ancrés, l'ex-Marseillais a encore du chemin à faire. Mais il semble sur le bon, déjà.
Orphelins du "Sergent" Sergej Milinkovic-Savic, parti à Al-Hilal l'été dernier, les tifosi apprécient le tempérament, le caractère et la hargne du nouveau venu, accueilli en grand pompe lors de son arrivée fin août. "J'ai tout de suite senti cette affection, savourait Guendouzi dans son entretien au Messaggero. Je veux que les tifosi soient fiers. Je veux marquer, faire des passes décisives, aider l'équipe. Et gagner de trophées avec ce club."
Et les Bleus dans tout ça ? Selon le Corriere dello Sport, Didier Deschamps avait envoyé une pré-convocation au milieu de terrain en vue du rassemblement du moins de novembre. Avant, finalement, de faire d'autres choix. Résultat, Guendouzi (7 sélections) restera donc du côté du centre d'entraînement de Formello pendant les quinze prochains jours. Pas pour déplaire à Sarri. "Cela fait plus de six mois que je n'ai pas été convoqué, constatait le natif de Poissy le mois dernier. Maintenant, je veux revenir et aller à l'Euro 2024. Le Mondial au Qatar, c'était un grand objectif atteint. Je sais que je dois travailler dur pour être dans le groupe qui sera convoqué. Deschamps me suit, je fais partie du giron depuis mes 19 ans. Je dois jouer et surtout bien jouer pour revenir." Malgré la concurrencer à son poste, Guendouzi n'a pas dit son dernier mot.
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