Mercato - Serie A : Comment Côme est parvenu à séduire Raphaël Varane
Eurosport sur GoogleLibre depuis son départ de Manchester United en fin de saison dernière, Raphaël Varane a décidé de rejoindre, à la surprise générale, le club de Côme, tout juste promu en Serie A mais qui compte bien s’y installer dans les prochaines années. Pour convaincre le défenseur français de 31 ans, Cesc Fabregas, le technicien du club lombard, s’est notamment employé.
"La génération Kane doit devenir la génération Bellingham"
Video credit: Eurosport
Au moment d’acter sa décision de quitter Manchester United après trois saisons, Raphaël Varane, alors en fin de contrat, ne savait pas vraiment de quoi serait fait son avenir. Partir dans un autre club européen, si possible disputant la Ligue des champions nouvelle version ? Tenter une expérience plus exotique, comme la MLS, et suivre ainsi le sillage de ses coéquipiers champions du monde 2018 Hugo Lloris et Olivier Giroud, certes plus âgés ? "Je finirai ma carrière soit à Madrid, soit à Manchester, soit à Lens. C’est sûr que je ne ferai pas d’autre club. Mais Madrid, ça me paraît compliqué, on n’y revient pas en général. Le plus probable aujourd’hui c’est que je finisse à Manchester ou Lens", avait-il prédit au quotidien GQ l’an dernier, alors persuadé de l’épilogue de sa carrière.
Madrid ? Raté. United ? Encore raté. Lens ? Pas mieux. Finalement, Varane va poser ses valises en Italie. Et pas dans l’un des clubs historiques de la Serie A, que ce soit la Juventus Turin, l’Inter Milan ou encore l’AC Milan. Non, le défenseur français s’est engagé avec… un promu. Mais pas n’importe lequel : le Como 1907. De retour dans l’élite italienne après deux décennies à vivre dans l’oubli et l’indifférence, à errer entre les divisions inférieures, le club lombard a fait son grand come-back. Et pour s’épargner un aller-retour express, il a décidé de frapper fort cet été, mettant les moyens à la hauteur de ses ambitions. Comme d’autres, Varane s’est donc lui aussi laissé séduire par l’hypothèse de rejoindre les bords du lac.
Un voyage en Italie pour étudier la proposition…
Les premiers contacts entre les dirigeants de Côme et l’entourage du défenseur français remontent à juin dernier. S’ils ne croient pas vraiment en leurs chances à l’époque, ces derniers sont presque surpris de trouver une porte entrouverte. Alors autant s’y engouffrer. Ils présentent les contours d’un projet ambitieux, porté et financé par les Indonésiens Michael "Bambang" Hartono et son frère cadet Robert "Budi" Hartono, propriétaires du géant de tabac indonésien Djarum et qui possèdent une fortune de quelque 23 milliards de dollars chacun, faisant du Como 1907 le club le plus riche d’Italie. Fin juin, Varane décide de se rendre directement sur place pour juger de lui-même cette proposition.
A Milan, il rencontre, en compagnie de ses agents, un représentant indonésien des propriétaires du club, qui lui confirme la volonté de miser sur lui, tant sur le terrain qu’en dehors. L’objectif : en faire l’une des têtes de gondole de ce grand projet, qui comprend, entre autres, la restauration du stade, la redynamisation de la ville, des investissements sur tout le territoire (dont l’immobilier) et la volonté de faire du football l’une des principales attractions de Côme. L’homme aux quatre Ligues des champions avec le Real Madrid est vite rassuré, tant par le sérieux de ses interlocuteurs que les garanties apportées, dont celle d’un contrat de deux ans avec option pour une troisième année. Le fait que Thierry Henry soit dans l’actionnariat du club est également un facteur déterminant dans sa réflexion.
… et une rencontre avec Fabregas pour parler terrain
Pour l’aspect purement terrain, la direction lombarde passe alors la balle dans le camp de Cesc Fabregas, confirmé dans ses fonctions d’entraîneur principal après avoir été relégué au poste d’adjoint dans l’attente de l’obtention des diplômes requis. La rencontre entre les deux, qui durera plusieurs heures, a lieu le 30 juin. L’ancien milieu de terrain lui présente ses idées, son plan et ses ambitions pour les prochaines saisons, pas seulement celle à venir. Il lui parle également des venues d’autres gros poissons, comme Alberto Moreno, ancien défenseur de Liverpool, Séville et Villarreal, Andrea Belotti, passé par le Torino, l’AS Rome et la Fiorentina, ou encore Pepe Reina, bientôt 42 ans et débarqué il y a peu sur les bords du lac. Séduit, Varane décide toutefois de se prendre une dizaine de jours de réflexion, bien conscient des autres propositions sur la table (MLS, Arabie saoudite, AS Rome…).
Vers la mi-juillet, et après avoir échangé longuement avec sa famille et ses agents, Varane donne virtuellement son feu vert pour la finalisation des opérations avec Côme, où l’optimisme a toujours été de taille dans ce dossier. Les différentes parties se mettent rapidement au travail pour étudier chaque aspect et détail d’un contrat jugé comme "béton" par les médias italiens, où le futur salaire du joueur n’a toutefois pas filtré. Là était l’important mais pas l’essentiel pour l’ancien Lensois, en quête de revanche après des derniers mois difficiles à Manchester. Entre projet ambitieux, cadre de vie idyllique et découverte d’un nouveau championnat à 31 ans, Côme semblait bien la destination idéale.
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/11/13/image-5cd09111-6363-41cb-85a6-74092166487e-68-310-310.jpeg)