Serie A I Napoli- Cagliari, Como - Inter I Lutte pour le titre : Naples ou Inter, feu d'artifice final
Eurosport sur GoogleL'heure du verdict a sonné. Ce vendredi soir, le championnat italien connaîtra enfin son grand lauréat. D'un côté, le Napoli, leader, sera sacré champion pour la quatrième fois de son histoire en cas de succès face à Cagliari au Stadio Maradona (20h45). De l'autre, l'Inter Milan, reléguée à un tout petit point et en déplacement du côté de Côme, dans l'espoir d'un faux pas de son adversaire.
Scudetto envolé ? "Capello a raison, l'Inter a tout gâché"
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Cette fois, il n'y aura pas de lendemain. Samedi, il sera trop tard pour poursuivre ce jeu de poker menteur. Alors messieurs, faite vos jeux et dévoilez vos cartes. Ce vendredi soir, il n'y aura qu'un gagnant autour de la table de la Serie A. Avec son point d'avance et la réception d'une équipe de Cagliari (14e) déjà sauvée, le Napoli a tout en main pour décrocher un quatrième titre de champion d'Italie. Mais attention, car cette saison longtemps indécise n'est pas à l'abri d'un énième retournement de situation qui sacrerait l'Inter Milan, en déplacement à Côme (10e) et contraint de ramener un résultat pour espérer remporter in extremis la partie. Dans le cas inverse, les Nerazzurri n'auront plus que leurs yeux pour pleurer... et une finale de Ligue des champions pour se consoler. Ce sera samedi prochain, face au PSG, à Munich.
Et dire que tout était en passe de basculer dimanche dernier, pendant que Naples galérait comme jamais sur la pelouse de Parme (0-0). Incapables de s'imposer sur le terrain du mal classé Parme, les hommes d'Antonio Conte ont été délogés pendant 28 minutes de la première place par l'Inter, qui a mené par deux fois face à la Lazio Rome, avant d'être repris, à chaque fois, par un but de l'Espagnol Pedro. Résultat, un 2-2 qui a décrété le statu quo en tête. Comment oublier, aussi, cette folle semaine de fin avril où le club lombard a probablement perdu le titre en enchaînant deux défaites en championnat (Bologne et AS Rome), sans oublier un revers en demi-finale de Coupe d'Italie face à l'AC Milan qui a anéanti ses rêves de triplé. Ceux de doublé sont aujourd'hui bien minces, même si une éventuelle victoire de la C1 ferait certainement tout oublier aux supporters milanais.
L'Inter devrait faire tourner
Dans ce sens, d'ailleurs, Simone Inzaghi va poursuivre sa gestion des troupes. Conscient que ses chances de remporter le Scudetto sont infimes, le technicien lombard devrait laisser au repos plusieurs titulaires à Côme, afin de ne pas risquer une éventuelle blessure à huit jours du choc face à Paris. Lautaro Martinez, capitaine et élément clé de son équipe, continue lui de récupérer tranquillement de sa blessure. Absent depuis la victoire en demi-finale face au Barça (4-3), il s'est vu délivrer un programme sur-mesure pour arriver à 100% de sa forme à Munich. Marcus Thuram et Benjamin Pavard, eux, ne sont pas annoncés non plus comme titulaires vendredi soir. Les voiles sont presque officiellement mises sur Munich pour les Nerazzurri, plongés dans le silence depuis dimanche dernier en raison de plusieurs erreurs d'arbitrage de leur point de vue. Résultat, les dirigeants ont décrété un "silenzio stampa", soit un silence totale face à la presse de la part de tous les salariés du club. Chose devenue rare ces dernières années dans la Botte.
Cette saison 2024-25, la 28e de l'histoire qui se décidera lors de la dernière journée, peut toutefois être encore historique : si Naples s'incline et l'Inter ramène un point de Côme, ils seront à égalité de points, ce qui obligerait à les départager lors d'un match d'appui lundi prochain. C'est notamment pour cette raison que les deux rencontres ont été avancées à ce vendredi soir. Un seul titre a été attribué à l'issue d'un "spareggio", en 1964, en faveur de Bologne face à... l'Inter. Si ce cas de figure demeure possible sur le papier, Naples n'a toutefois aucunement l'intention de faire durer le plaisir. L'objectif est clair : gagner et tout boucler face à Cagliari. Le club a reçu plus de 500.000 demandes de billets pour assister au match. C'est dire si l'attente est énorme sous le Vésuve.
nAPLES VEUT S'EMBRASER
Deux ans après son dernier sacre, un an après une saison catastrophique terminée à la 10e place, Naples peut revenir au sommet de la Serie A et s'offrir son quatrième Scudetto après ceux de 1987 et 1990, chefs-d'œuvre de Diego Maradona, et celui de 2023, dont l'artificier se nomme Luciano Spalletti, désormais sur le banc de la sélection italienne. Discrets jusque-là, les drapeaux bleus frappés du chiffre 4 sont désormais partout dans les rues, aux fenêtres des immeubles des Quartiers espagnols et dans les vitrines des magasins du centre-ville. Au diable la superstition. La ville se prépare à l'un de ces matches qui la mettent en fusion toute une nuit durant à coup de feux d'artifice, de pétards et de fêtes de rue improvisées. Des écrans géants ont été installés sur trois des principales places de Naples, ainsi que dans les villes voisines.
Arrivé comme le sauveur l'été dernier, le très ambitieux Antonio Conte a remis de l'ordre dans l'effectif du Napoli, renforcé notamment par les arrivées de Romelu Lukaku et Scott McTominay mais privé de Victor Osimhen, prêté au Galatasaray, puis de Khvicha Kvaratskhelia, cédé en janvier au PSG. Lui le répète sans sourciller : son équipe réalisera "un vrai miracle" si elle remporte le championnat. Et peu importe si elle n'avait qu'un match à disputer par semaine cette saison.
Selon le technicien, dont un retour à la Juventus Turin en fin de saison est dans les tuyaux selon la presse italienne, ses joueurs sont en passe de réaliser "quelque chose d'extraordinaire, de merveilleux et d'inattendu". Déjà vainqueur de quatre Scudetti en 2012, 2013, 2014 (Juventus Turin) puis 2021 (Inter Milan), Conte pourrait le faire cette fois... depuis les tribunes.
En effet, l'ancien entraîneur de la Juve, de l'Inter ou de Tottenham, ne sera pas sur son banc de touche vendredi pour le match le plus important de la saison. Il a été exclu le week-end dernier après une altercation avec un membre du staff de Parme. "J'ai confiance en mon staff", assurait-il dans la foulée, conscient qu'il ne reste plus "qu'un petit pas" pour marquer l'histoire. "Remporter un titre ici, ce n'est pas comme y parvenir avec des clubs habitués à le faire", disait Conte ces dernières semaines, ne cachant pas une extrême fatigue et usure de cette saison. Il pourra s'accorder un repos bien mérité dès samedi. Mais avant, c'est à lui de faire tapis le premier vendredi soir et décrocher un jackpot qui lui tend les bras. Rien ne va plus.
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