Serie A I Genoa I Résultats, dernière place, sifflets des tifosi... Patrick Vieira, plus rien ne va
Eurosport sur GoogleTout avait pourtant idéalement démarré. Patrick Vieira, nommé il y a presque un an sur le banc du Genoa, était parvenu à redresser une situation mal embarquée, classant finalement son équipe à la treizième place. Prolongé en juin, le technicien français est désormais sur la sellette après un début de saison complètement manqué. Les deux prochains matches s'annoncent même décisifs pour son sort.
Patrick Vieira (Genoa)
Crédit: Getty Images
Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle pour Patrick Vieira. Au vu de la période de son équipe, le Genoa, 20e et dernière de Serie A, commençons par la bonne : Dan Sucu, propriétaire du club depuis décembre dernier, lui a officiellement maintenu sa confiance lundi, persuadé que son club "parviendra à se maintenir" dans l'élite cette saison. Rassurant, non ? Maintenant, place à la mauvaise : le dernier dirigeant à avoir publiquement soutenu son entraîneur répond au nom de François Modesto qui, avant le match face à la Lazio Rome (1-0) dimanche soir, déclarait qu'Igor Tudor avait "la confiance totale" de la Juventus Turin, dont il est le directeur technique. Le lendemain, le Croate était officiellement limogé par sa direction. Alors méfiance pour le champion du monde 98, lui aussi sur la sellette à Gênes malgré une prolongation en fin de saison dernière.
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- Patrick Vieira, tout avait bien commencé au Genoa
"Nous sommes derniers, mais je suis persuadé que nous allons remonter, a tempéré Sucu lundi. J'ai confiance en Vieira, pour nous, le dernier match (face au Torino, défaite 2-1) a été très malchanceux. Mais nous avons seulement un plan A, et c'est Patrick Vieira. Puis, s'il faudra intervenir sur le mercato, nous le ferons, nous en avons la possibilité. Mais je suis certain que nous allons remonter au classement."
Pire début de saison de l'histoire du club
De toute façon, le Griffon ne pourra pas descendre plus bas. Avec zéro victoire, trois nuls et cinq défaites, il connaît même le pire début de saison de son histoire depuis le passage de la victoire à trois points. Alors, forcément, la position de l'entraîneur français s'est automatiquement fragilisée, ce qui était difficilement prévisible à l'aube de ce cru 2025-2026. Car Vieira, nommé à la fin novembre 2024, avait su faire oublier le tant apprécié Alberto Gilardino, licencié dans l'incompréhension générale du vestiaire et des tifosi.
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Patrick Vieira durant Juventus-Genoa - Serie A 2024/2025
Crédit: Getty Images
À son arrivée, le Genoa était 17e de la Serie A. Il a ensuite empoché sous sa direction 33 points en 26 journées et a rapidement assuré son maintien dans l'élite, avec douze points d'avance sur le 18e, Empoli, relégué. Dans la continuité, l'ancien coach de l'OGC Nice et Strasbourg était donc prolongé jusqu'en 2027 malgré des rumeurs d'un possible intérêt de l'Inter Milan, qui cherchait à l'époque un remplaçant à Simone Inzaghi. C'est dire si le nom de Vieira avait la cote.
"Nous sommes heureux et fiers de poursuivre notre parcours commun avec Patrick. Ensemble, nous voulons continuer à progresser avec stabilité et continuité. Ce que l'entraîneur a su transmettre à l'équipe ces derniers mois reflète pleinement l'ADN du Genoa", expliquait alors dans un communiqué le directeur général du club Andres Blazquez. S'en suivait un été sans grandes vagues : Pinamonti, Miretti et Zanoli pas rachetés, De Winter et Anahor vendus pour renflouer les caisses, Stanciu, Gronbaek, Carboni, Colombo et Ostigard arrivés pour renforcer l'effectif. Sans oublier la venue d'un certain Maxwel Cornet, ancien de l'OL et venu pour relancer sa carrière à 29 ans. L'objectif annoncé ? Le maintien, évidemment, et plus si affinités. Comme par exemple améliorer la belle 13e place de la saison passée. Ce qui est aujourd'hui mal embarqué.
Une période très difficile
Puisque rien ne tourne rond pour le Genoa en ce début d'exercice, Vieira a notamment vu son équipe manquer un penalty à l'ultime seconde lors de la dernière réception de Parme. "ll n'était pas le tireur désigné", regrettait-il au sujet de Cornet, auteur du tir manqué, après la rencontre. Face au Torino, samedi, elle a encore une fois mené au score, avant de finalement se faire renverser. Une constante lors des trois derniers déplacements (Bologne, Naples, Torino).
"On n'a pas réussi à doubler la mise en première période et on l'a payé cher en seconde période, c'est vraiment dommage, car on a fait un bon match, analysait Vieira après le match. C'est une période très difficile pour tout le monde, pour l'entraîneur comme pour les joueurs (...) Il faut rester unis, accepter les critiques et continuer à travailler". Et des critiques, il y en a à foison. Tant dans les médias locaux que dans les tribunes de Marassi, où les tifosi ont contesté de manière virulente leur équipe après le nul contre Parme. Puis rebelote lors du déplacement à Turin, où ils ont copieusement sifflé et insultés les joueurs venus à leur encontre.
"On mérite mieux", ont-ils notamment lancé. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #VieiraOUT est à la mode chez les tifosi ces derniers temps. "Ils ne comprennent pas certains de ses choix et réclament son départ", rapportait lundi l'édition de Gênes du quotidien La Repubblica. Du côté de La Gazzetta dello Sport, aucun doute : soit le technicien français prend des points face à la Cremonese (mercredi) et Sassuolo (dimanche), deux concurrents directs pour le maintien, cette semaine, soit il sera invité à faire ses valises. Igor Tudor pourra lui confirmer que cela arrive parfois plus vite que prévu.
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