Mercato I Serie A I "Je n'ai pas apprécié ses déclarations" : Kevin De Bruyne, grand froid sur Naples

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Après une Coupe du monde en demi-teinte avec la Belgique, Kevin De Bruyne, qui profite de ces derniers jours de vacances, fera ensuite son retour à Naples. Mais pour combien de temps ? Le club désormais entraîné par Massimiliano Allegri n'a que très moyennement apprécié ses déclarations de fin de saison. Ses coéquipiers aussi. Un départ avant la fin du mercato est possible.

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Video credit: Eurosport

"Le Sud de la France n'est jamais une mauvaise idée". Voilà comment, dans un message posté sur les réseaux sociaux dimanche dernier, Kevin De Bruyne décrivait des vacances qui touchent tranquillement à leur fin. Une fois la Coupe du monde terminée avec la Belgique, éliminée en quart de finale par l'Espagne (2-1) le 10 juillet dernier, l'ancien joueur de Manchester City a en effet décidé de profiter du soleil et du calme de la Côte d'Azur avec sa famille et quelques amis, dont son compatriote en sélection Charles De Ketelaere. Sauf que cette parenthèse de détente est bientôt terminée. Et "KDB" risque de rapidement rebasculer dans la dure réalité du quotidien.
Attendu le 5 août à Castel di Sangro, dans les Abruzzes, où le Napoli effectue son traditionnel stage estival depuis plusieurs années, Kevin De Bruyne retrouvera un climat bien moins chaleureux. Le thermomètre a beau afficher une trentaine de degrés ces derniers jours dans cette petite commune de la province de L'Aquila, la température risque de baisser drastiquement une fois que le Belge y posera ses valises. Car entre De Bruyne et son club, c'est le grand froid depuis la fin de la saison dernière, pourtant bouclée à une deuxième place plus qu'honorable.

Des déclarations qui ne passent pas

"Ce fut une année compliquée avec (Antonio) Conte, regrettait-il début juin dans un entretien accordé au quotidien Nieuwsblad. Nous avons des visions (du football) différentes. Ne tournons pas autour du pot, je n’ai jamais pu jouer à ma position […] Il a joué défensivement toute la saison, en 5-4-1. Quand on ne marque qu’une fois par match, c’est compliqué (...) Non, Conte ne devait pas rester en ce qui me concerne. J’ai remarqué cette saison que le football devait être amusant pour moi. Malheureusement, cet aspect-là n’était pas présent."
Sous contrat jusqu’en juin 2027, De Bruyne ajoutait même : "Je veux avoir une discussion sur la façon de jouer. L’an dernier, on m’a promis des choses qui ne se sont jamais déroulées." Enthousiaste à son arrivée l'an passé au Napoli, alors tout juste sacré champion d'Italie, l'ancien joueur de Manchester City avait rapidement déchanté entre une grave blessure à la cuisse gauche, qui l'a écarté des terrains pendant de longs mois, et une relation pas toujours évidente avec son entraîneur. Il faut dire qu'il avait déjà eu un indice en début de saison, lorsque Conte l'avait sorti après seulement vingt-cinq minutes lors de ses retrouvailles avec Manchester City en Ligue des champions, à la suite du carton rouge précoce reçu par Giovanni Di Lorenzo.
"Mais c’était la seule solution que j’avais à ce moment du match. J’étais vraiment désolé pour lui. C’est un match contre son ancienne équipe. Kevin a très bien compris ma décision. Mais je pense que je n’avais que cette solution", se justifiait alors le technicien napolitain. Si les deux hommes se respectaient, ils ne se sont jamais compris et avaient des visions du football diamétralement opposées. À croire que passer de Guardiola à Conte s'est révélé trop brusque pour "KDB". Mis au courant des attaques frontales du joueur à l'issue de la saison, Antonio Conte, parti entre-temps de son poste, avait réagi par l'intermédiaire de son entourage.
"Cela a sans doute peu de sens que des joueurs de 33 ans avec un passé important arrivent à Naples en pensant à l’esthétique du jeu plutôt qu’aux résultats. Si des joueurs aussi expérimentés arrivent ici, qu’ils servent au moins d’exemple aux jeunes en termes d’enthousiasme et de joie de vivre à Naples. Lui (De Bruyne) n’a transmis ni joie ni enthousiasme", balançait son adjoint Christian Stellini au Corriere dello Sport. Un partout balle au centre. De Bruyne s'est ensuite focalisé sur le Mondial avec son pays pendant que Naples, de son côté, a choisi de nommer Massimiliano Allegri comme nouvel entraîneur. Pas vraiment un grand adepte du football champagne... Alors que va-t-il décider ?

Naples veut des explications

"De Bruyne a adhéré à ce projet la saison dernière et a signé un contrat de deux ans, avec une année supplémentaire en option. L'an dernier, il s'est blessé, mais tant qu'il a joué, il a été utile à l'équipe. Je ne vois pas la nécessité de continuer à se demander : 'Que va-t-il décider ?'. Sincèrement, je n'ai pas apprécié ses déclarations. Nous en parlerons, mais il n'y a aucun problème", rétorquait récemment le directeur sportif du club Giovanni Manna. Et d'un ton ferme. Le dirigeant avait longtemps travaillé à sa venue l'été dernier, lâchant même une prime à la signature de dix millions d'euros selon la presse transalpine. Alors le laisser partir sans sourciller n'est pas vraiment une option envisagée.
Tout juste arrivé, Allegri a préféré la jouer soft. "De Bruyne ? Techniquement, il est plutôt bon. Il reviendra avec ses propres motivations", avait déclaré le technicien toscan lors de sa conférence de presse de présentation. Giovanni Di Lorenzo, le capitaine, s'est montré plus direct : "Concernant De Bruyne, je rejoins ce qu'a dit le directeur sportif : c'est à l'entraîneur de décider de la manière dont une équipe joue. Nous ne devons pas dépendre d'un seul joueur." Signe d'un vestiaire qui n'a pas non plus vraiment goûté à ses déclarations de fin de saison. "L'ambiance risque d'être froide au retour de De Bruyne", rapportait même La Gazzetta dello Sport mercredi.
En Turquie, il se murmure d'un intérêt de plus en plus insistant de Galatasaray pour De Bruyne. Qui, de son côté, préfère attendre de faire le point avec ses dirigeants et son nouvel entraîneur avant de prendre une quelconque décision, qui devra de toute façon être validée par Naples. Le Belge risque de regretter très vite l'accalmie du sud de la France...
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