AFP
Serie A - L'Italie pleure Sandro Mazzola, légende de l'Inter Milan décédée à l'âge de 83 ans
Par
Publié 19/09/2026 à 15:01 GMT+2
Sandro Mazzola n'est plus. L'ancien milieu offensif italien à l'emblématique moustache a disparu à l'âge de 83 ans, a annoncé l'Inter Milan ce samedi. Emblème du club nerazzuro avec lequel il a disputé 565 matches, le finaliste du Mondial 1970, deuxième du classement du Ballon d'Or en 1981, a remporté deux Ligues des champions et fut, pendant quatre ans, directeur sportif du club lombard.
"Mou", "indécent" : Kolo Muani, débuts cata
Video credit: Eurosport
L'Inter Milan a perdu un de ses héros : l'ancien milieu offensif Sandro Mazzola, qui n'a porté durant sa carrière que ce maillot et celui de l'équipe d'Italie, s'est éteint à l'âge de 83 ans, a annoncé samedi le club nerazzurro.
"Sandro Mazzola était l'un des plus grands footballeurs de l'histoire. Pas seulement de l'histoire des Nerazzurri", a indiqué le club milanais dans un communiqué. Il fut d'abord un emblème de l'Inter Milan triomphante des années 1960, avec sa célèbre moustache, avant de devenir une vedette polémique de l'équipe d'Italie, finaliste du Mondial en 1970.
Né le 8 novembre 1942 à Turin, Alessandro Mazzola est le fils d'une autre icône, Valentino Mazzola, le capitaine du grand Torino, dont l'ombre sera projetée sur toute sa carrière. Son père meurt en effet lorsqu'il a seulement six ans dans l'accident d'avion de Superga, qui décime quasiment l'équipe turinoise.
Deuxième du Ballon d'Or en 1971
Son enfance devient alors difficile, sa mère ayant du mal à joindre les deux bouts, même si la famille reçoit notamment l'aide de Giuseppe Meazza, autre star des années 1930 et 1940. Sur le plan footballistique, Sandro, joueur offensif polyvalent devenu un métronome, suit les pas de Valentino, légendaire numéro dix du "Toro".
Ignoré par le Torino, il rejoint l'Inter, présidé par Angelo Moratti. Avec son club de toujours, où il évolue durant 17 saisons, il remporte quatre titres de Serie A, deux Coupes d'Europe des clubs champions et deux Coupes intercontinentales.
Mazzola termine deuxième du classement du Ballon d'Or en 1971, derrière Johan Cruyff. Très populaire dans son pays et à l'étranger, il expliquera dans une interview en 1988 que s'il a eu autant d'admirateurs, c'est parce qu'il a aussi récupéré ceux de son père. Aux côtés de Giacinto Facchetti, Mario Corso, Tarcisio Burgnich, Jair, Luis Suarez et Armando Picchi, il règne sur l'Europe deux années de suite.
Deux Ligue des champions soulevées
Mazzola, qui a inscrit 158 buts en 565 apparitions sous la tunique intériste, a remporté par deux fois la C1. En 1964, il avait notamment éclaboussé de sa classe la première finale remportée contre le Real Madrid (3-1), avec un doublé réussi. Ce qui lui avait valu un bel hommage de la légende d'en face, le Hongrois Ferenc Puskas. "J'ai joué contre ton père, tu es digne de lui. Voilà mon maillot", lui avait dit le "major galopant". Son deuxième succès, en 1965 face au Benfica Lisbonne, le fut également sous les ordres du franco-argentin Helenio Herrera, adepte du système tactique ultra-défensif "catenaccio", ce qui ne l'empêche pas de remporter le titre de meilleur buteur du championnat d'Italie en 1965.
Polémique lors du Mondial 1970
Il s'incline en finale de la C1 en 1967 et 1972 mais remporte l'Euro en 1968 avec les Azzurri. En 77 sélections avec la Nazionale, il inscrit 22 buts. Sa supposée incompatibilité en équipe nationale avec Gianni Rivera, la star de l'AC Milan, défraie la chronique lors du Mondial 1970 où le sélectionneur Ferruccio Valcareggi décide de leur accorder une mi-temps chacun en quart et demi-finale. Lors de la défaite contre le Brésil de Pelé en finale (4-1), Mazzola ne laisse sa place à Rivera qu'à six minutes de la fin, ce qui rallume la controverse dans la presse alors que les deux hommes entretiennent des rapports cordiaux.
"Même s'il était de l'Inter, nous avions une excellente relation, une grande amitié (...) Il y a eu une période où ils ont préféré nous faire jouer alternativement, et aucun de nous deux n'a compris pourquoi", a raconté Rivera interrogé par Radio 1 Rai après le décès de Mazzola. Après sa carrière de joueur, il en entame une de dirigeant, notamment comme directeur sportif de l'Inter (1995-1999) puis du Torino (2000-2003), et devient également commentateur à la télévision.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité