Nicolas Anelka règle ses comptes en Chine

Anelka : "Si vous ne m'aimez pas, c'est réciproque"
Par Eurosport

Le 26/10/2012 à 11:53Mis à jour Le 26/10/2012 à 15:53

Nicolas Anelka rétablit quelques vérités dans un entretien accordé au Parisien Magazine. Ses vérités sur la Chine, la vie de footballeur et le Mondial 2010.

Après la France, l'Angleterre, l'Espagne ou la Turquie, Nicolas Anelka poursuit en ce moment son tour du monde en Chine où il a signé en décembre 2011 un contrat de deux ans avec le Shanghaï Shenhua. "Je suis venu en Chine en éclaireur. J'ai ouvert la voie, comme d'habitude ! Je suis un aventurier", explique-t-il dans un long entretien accordé vendredi au Parisien Magazine. S'il est parti à l'autre bout du monde, malgré des offres venant "de l'Italie, de l'Angleterre, du Brésil, de pays du Golfe", c'est donc pour "découvrir ce continent et cette mentalité". "Et comme je suis fan des films de kung-fu, de Jackie Chan, de Jet Li, de Bruce Lee, c'était pour moi un choix logique", ajoute-t-il...

    Mais l'ancien attaquant de Chelsea avoue qu'il s'agissait également d'un "choix financier". Avec un salaire de 230 000 euros par semaine, difficile de faire autrement. "Chacun a ce qu'il mérite, se défend-il encore. Je transpire depuis très longtemps pour gagner cet argent. Mon palmarès est là pour rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient oublié..." Pour lui, il n'y a donc rien de choquant. Il a "fait des sacrifices très jeune" qui "porte(nt) (leurs) fruits" aujourd'hui. D'ailleurs, "si tu ne comprends pas les salaires énormes des joueurs, c'est que tu n'as rien compris au business du foot", assène-t-il. Pionnier, il s'attend à voir beaucoup de joueurs suivre son exemple, d'autant que le projet de taxation des salaires à 75% devrait "inciter quelques-uns à quitter le championnat de France". "Pas étonnant que le football se mondialise", estime-t-il.

    "Le théorème de Pythagore, ça ne me sert à rien"

    Reuters

    Mais, même en Chine, sa principale bête noire reste la presse. L'occasion d'évoquer le Mondial 2010 et son incident avec Raymond Domenech pour lequel il avait été exclu de la compétition. "Un homme sans ennemi est un homme sans valeurs", commence-t-il par philosopher. Il explique ensuite que "durant toute (sa) carrière, ce fut un combat constant contre la presse". "D'ailleurs dans un futur proche, j'envisage de décerner et d'organiser la cérémonie du journaliste de plomb qui récompensera le plus bidon d'entre eux, enchaîne-t-il. Il sera élu par les joueurs. Le choix s'annonce délicat tant les candidats sont nombreux..." A Shanghaï, Nicolas Anelka reste Nicolas Anelka.

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