Supercoupe d'Europe I Paris Saint-Germain - Aston Villa I Pour un trophée, le PSG est toujours prêt

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Ce n’est plus une nouveauté pour le PSG. Comme il y a un an, l’équipe de Luis Enrique joue un trophée dès le premier match officiel de sa saison avec la Supercoupe d’Europe contre Aston Villa mercredi, à Salzburg (21h00). L’entraîneur parisien a récupéré son effectif au compte-gouttes et n’a pas été en mesure de vraiment préparer l’événement. Mais Paris n’entend pas moins soulever le trophée.

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Il y a un air de déjà-vu. Comme un remake de l’été dernier. Le PSG était sans repère pour jouer la Supercoupe d’Europe à Udine. Le premier match de sa saison, une semaine seulement après sa reprise. Cela s’était vu sur le terrain. Baladée pendant 70 minutes, menée 2-0, l’équipe de Luis Enrique se dirigeait tout droit vers une défaite méritée contre Tottenham. Pourtant, une grosse demi-heure plus tard, elle finissait par soulever le trophée (2-2, 4-3 t.a.b.). À l’arraché. Le leitmotiv de la saison qu’il s’apprêtait à vivre.
Dans le Frioul, Paris avait révélé ce qui ressemble désormais à son ADN : gagner. Quel que soit son état d’usure, physique ou mentale. Quel que soit le scénario, même quand il ressemblait à celui de Misson Impossible. Il y a eu Flamengo en finale de la Coupe Intercontinentale (1-1 a.p., 2-1 t.a.b.). Puis Marseille au Trophée des champions (2-2, 4-1 t.a.b.). Et enfin Arsenal en finale de la Ligue des champions (1-1 a.p., 4-3 t.a.b.). Que des victoires aux tirs au but, par un trou de souris. Mais quand il y avait un trophée à ramasser, c’était toujours pour Paris.
L’histoire dira si cette Supercoupe d’Europe dessinera encore la saison parisienne, comme l’été dernier. Le scénario reste à écrire, mais il y a déjà des similitudes dans le contexte. Le PSG n’est pas bien mieux préparé après avoir repris l’entraînement le 27 juillet. Mais il était alors privé de la quasi-totalité de ses internationaux, encore en vacances après avoir participé à la Coupe du monde. Le gros des troupes n’est revenu que depuis la semaine dernière. Les Bleus et Fabian Ruiz, seulement lundi.
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Les conditions ne sont pas optimales mais ça devient une habitude au PSG. Paris a appris à trouver d’autres ressorts pour hausser son niveau de compétitivité. Marquer l’histoire en est un. L’occasion se présente déjà à Salzburg, où Paris peut devenir le quatrième club à conserver sa Supercoupe d’Europe. Seuls l’Ajax Amsterdam (1972, mais elle n’était pas officielle, et 1973), l’AC Milan (1989 et 1990) et le Real Madrid (2016 et 2017) y sont parvenus.

"Il faut oublier ce qu’on a gagné"

Soulever ce trophée serait un premier pas. Il ouvrirait la voie d’une saison qui peut devenir historique, avec un troisième sacre européen d’affilée. Luis Enrique l’avait déjà en tête après la finale remportée contre Arsenal. C’est toujours le cas. "À l’heure actuelle, nous sommes confrontés à un défi unique – quelque chose de pratiquement sans précédent dans l’histoire du football européen –, à savoir égaler le Real Madrid si nous parvenons à remporter une troisième Ligue des champions consécutive", martelait-il encore en début de semaine sur le site officiel de l’UEFA.
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Paris s’est donné les moyens de se projeter à long terme vers un parcours encore glorieux. D’écrire une nouvelle page de sa légende et de faire un pas de plus dans l’histoire du football. Mais il ne se repose pas sur les succès européens de ces deux dernières saisons. "Il faut oublier ce qu’on a gagné et regarder vers le futur, en vouloir toujours plus, insistait Vitinha mardi en conférence de presse. C’est comme l’année dernière. On a faim pour gagner encore plus de matches et plus de trophées. On sait que ce sera difficile mais on fera tout pour y arriver."
C’est l’histoire de ces deux dernières saisons. Paris a souvent été sur le fil du rasoir, éreinté physiquement et mentalement, au bord de la sortie de route. Mais le PSG a toujours trouvé les ressources pour rester debout à la fin du combat. C’est cet état d’esprit qui lui a permis de bâtir sa gloire. Bien sûr, il n’a pas vraiment eu de préparation pour ce rendez-vous contre Aston Villa. Mais il a toujours l’envie de gagner. La faim de trophée. Pour ça, Paris est toujours prêt.
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