Thierry Henry : "Tout au long de ma carrière, j'ai dû être en dépression"

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Thierry Henry, l'entraîneur de l'équipe de France Espoirs, s'est longuement confié sur la santé mentale des joueurs professionnels pour le podcast de l’entrepreneur anglais Steven Bartlett. L'ancienne gloire d'Arsenal raconte notamment avoir été "en dépression" pendant sa carrière. "Quand j’entends les gens parler de dépression, ça fait tilt chez moi", a-t-il notamment confié.

Thierry Henry lors de France Espoirs-Corée du Sud.

Crédit: Imago

Début octobre, Thierry Henry s'était longuement exprimé en conférence de presse à la suite d'une question sur la santé mentale des joueurs professionnels quelques jours après la tentative de suicide d'Alexis Beka Beka, le milieu de terrain de Nice. Trois mois plus tard, l'actuel sélectionneur de l'équipe de France Espoirs s'est confié plus longuement sur ce sujet pour le podcast de l’entrepreneur anglais Steven Bartlett. "Tout au long de ma carrière et depuis ma naissance, j’ai dû être en dépression", a notamment lâché l'ancienne légende d'Arsenal.
"Je n’étais jamais heureux quand je marquais, assure-t-il. Quand j’entends les gens parler de dépression, ça fait tilt chez moi. Je suis un être humain, j’ai des sentiments. Au cours de ma carrière, j’ai dû être en dépression. Est-ce que je le savais ? Non. Est-ce que j’ai fait quelque chose à ce sujet ? Pas du tout. Mais je me suis adapté. Ça ne veut pas dire que je marche droit, mais je marche. C’est ce qu’on m’a appris depuis petit."
Thierry Henry évoque aussi l'exigence de son père. Il y a quelques années, l'ex-attaquant racontait notamment avoir été tancé, à la fin des années 80, après un match de jeunes entre Viry-Châtillon et Sucy-en-Brie malgré ses six buts marqués. "J’ai toujours cherché son approbation. Si bien que jusqu’il n’y a pas si longtemps, toute ma vie a été dédiée à contenter les autres", a déclaré l'ancien entraîneur de Monaco (2018-2019) dans un premier temps.
"Quand j’étais jeune, je n’ai pas reçu beaucoup d’amour et d’affection. La première fois qu’il m’a pris dans ses bras, mon père m’a dit : 'Ce bébé sera un excellent joueur de football'. À partir de là, j’ai été programmé pour réussir. Mon père a pris le contrôle total de mon corps et c’était difficile", précise-t-il.
Le champion du monde 1998 confie que la phase de confinement, en 2020 (il entraînait l'Impact Montréal à cette époque), lui a fait prendre du recul. "Il fallait qu’il m’arrive quelque chose comme ça pour comprendre la vulnérabilité, l’empathie, le fait de pleurer... Durant le confinement, je pleurais quasiment tous les jours, sans raison. Les larmes venaient toutes seules. Peut-être qu’elles étaient là depuis très longtemps. C’était bizarre, mais d’une bonne manière. Je ne pouvais pas le cacher", a-t-il confié.
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