Manchester City, Real Madrid, Bayern, Chelsea, PSG... Comment la Coupe du monde des clubs bouleverse le mercato
Par Vincent Bregevin
Mis à jour 11/06/2025 à 10:15 GMT+2
C’est une nouvelle compétition, un autre objectif, et elle a poussé certains clubs à se renforcer sans tarder dans cette optique. La Coupe du monde des clubs a donné un coup d’accélérateur précoce au marché des transferts, entraînant un volume de dépenses déjà important chez certains acteurs à l’image de Manchester City ou du Real Madrid. Et ce n’est vraisemblablement qu’un début…
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Il n’a pas fallu attendre la traditionnelle deadline de septembre. Pour certains clubs, il y en avait déjà une ce mardi. On n’est pourtant que le 10 juin mais le marché des transferts a connu son premier frémissement estival. La date limite du mini-mercato mis en place par la FIFA pour finaliser les groupes des équipes disputant la phase de poules Coupe du monde des clubs a offert son petit coup de chaud. Manchester City a en partie symbolisé le phénomène, avec les transferts de Rayan Cherki et de Tijjani Reijnders un montant global de 95 millions d'euros (bonus compris).
Le club anglais, qui avait également enregistré la signature de Rayan Aït-Nouri pour 36 millions d’euros, n’est pas le seul à avoir déjà affiché une forte activité sur le mercato (131 milllions d'euros au total). Le Real Madrid a aussi fourni un effort financier important avant le début de la compétition. Il a aligné pas moins de 105 millions d’euros pour recruter Dean Huijsen (60 millions) et Franco Mastantuono (45 millions). Il y avait aussi une logique de devancer la concurrence sur deux joueurs convoités, mais la perspective de la Coupe du monde des clubs lui a donné une motivation supplémentaire pour boucler ces dossiers rapidement, même si le talentueux meneur argentin la disputera avec River Plate.
TTA et le Bayern, cas symboliques
Le cas de Trent Alexander-Arnold en est la preuve la plus marquante. Le club madrilène a ainsi déboursé 10 millions d’euros supplémentaires pour un joueur en fin de contrat au 30 juin, afin de l’avoir à sa disposition dès le coup d’envoi de l’épreuve. D’autres ont procédé de manière similaire, comme le Bayern Munich.
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Le club bavarois a lui aussi négocié une petite indemnité auprès du Bayer Leverkusen et du TSG Hoffenheim pour obtenir les signatures de Jonathan Tah et Tom Bischof avant le terme de leur bail, le 30 juin. Un coût global légèrement supérieur au million d’euros, ce n’est peut-être pas grand-chose. Mais pour gagner seulement trois semaines sur la date du transfert, ça devient hautement symbolique de l’enjeu de se renforcer pour le nouveau tournoi.
Le PSG dans une minorité
C’est une tendance générale chez les clubs participants à la Coupe du monde des clubs. Chelsea a déjà dépensé 71 millions d’euros pour Liam Delap (35 millions), Dario Essugo (22 millions), Mamadou Sarr (14 millions). La Juventus s’est pressée de lever les options d’achat pour Lloyd Kelly et Pierre Kalulu (30 millions d’euros au global). L’Inter a posé près de 40 millions d’euros pour recruter Luis Henrique et Petar Sucic, une somme quasiment identique à celle déboursée par le Borussia Dortmund pour signer Jobe Bellingham à la deadline.
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Même des clubs comme le FC Porto (Gabri Veiga, 15 millions) ou Botafogo (Arthur Cabral, 15 millions) ont mis la main à la poche pour afficher leur plus beau visage au Mondial des clubs. Les clubs qui n’ont pas réalisé de mouvements apparaissent ainsi en minorité. Pour certains, ce n’est pas faute d’avoir essayé à l’image d’Al-Hilal, recalé par Victor Osimhen, Théo Hernandez et Angeliño. Ou du PSG, qui n’est pas parvenu à trouver un accord avec Bournemouth pour Ilya Zabarnyi. Mais ce n’est peut-être que partie remise.
400 millions de livres... pour la Premier league
L’impact de la Coupe du monde des clubs sur le mercato est global et ne se limite cependant pas aux clubs participants. Ce mini-mercato a déjà contribué nettement à entraîner un flux précoce et important de liquidités sur le marché. La Premier League affiche déjà un total estimé par la BBC à 400 millions de livres, sot 472 millions d'euros. Un montant qui ne tient pas compte du transfert imminent de Florian Wirtz à Liverpool pour 150 millions d'euros (bonus compris), qui ferait du meneur allemand le troisième joueur le plus cher de l'histoire.
C'est la conséquence du coup de boost de la Coupe du monde des clubs, qui a justifié la mise en place de cette fenêtre exceptionnelle mise en place par la FIFA du 1er au 10 juin. Mais ce n'est qu'un avant-goût. Le mercato traditionnel ouvre ses portes le 16 juin, jusqu’au 1er septembre, et il y aura une fenêtre spécifique entre le 27 juin et le 3 juillet, durant laquelle les clubs qualifiés pour les 8es de finale de l’épreuve pour se renforcer et inscrire deux nouveaux joueurs sur leur liste.
Les départs des joueurs arrivant en fin de contrat au 30 juin vont encore venir ajouter un petit grain de sel en milieu de compétition. Ainsi, les effectifs au départ de l’épreuve seront déjà différents de ceux de la fin de saison, et pourraient encore évoluer en cours de tournoi et entraîner de nouveaux transferts. Ce mini-mercato n'était que le premier coup de chaud d'un été qui s'annonce brûlant.
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