Mercato I AC Milan I Mike Maignan et Théo Hernandez, destins croisés sur le marché
Eurosport sur GoogleDésireux de rejoindre Chelsea afin de disputer le Mondial des clubs, Mike Maignan n'a pas obtenu gain de cause. Sous contrat jusqu'en 2026 avec l'AC Milan, le gardien français a été retenu par son club, qui réclamait aux alentours de 25 millions d'euros pour s'en séparer. Théo Hernandez, lui, est dans une situation similaire. À une différence près : son départ est souhaité et espéré.
Pour Paris, est-ce le début d'une dynastie ?
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Mike Maignan a espéré jusqu'au bout. Tenu informé par son agent des avancées des négociations, le gardien français de l'AC Milan s'est même tenu près, au cas où, pour s'envoler direction les États-Unis avec son potentiel nouveau club, Chelsea, afin de disputer la Coupe du monde des clubs. Lui s'y voyait déjà, désireux de changer d'air après une saison compliquée tant sur le plan personnel (il a commis plusieurs erreurs, avant de se reprendre à partir de mars) que collectif (son équipe a terminé à la huitième position et ne s'est qualifiée pour aucune compétition européenne).
Dans l'attente, le portier de l'équipe de France a finalement été prévenu, mardi, lors de l'ultime journée de ce mini mercato de juin, qu'aucun accord n'a pu être trouvé entre les clubs. Ils en étaient même bien loin, puisque les Blues proposaient aux alentours de 15 millions d'euros, alors que les Rossoneri, eux, en réclamaient à peu près 25. Et comme personne n'a voulu faire d'effort, les négociations ont été définitivement stoppées mardi matin.
Au milieu de tout ça, Maignan a ressenti beaucoup de déception. La même qui l'accompagne depuis quelques mois en Lombardie. Alors que son entourage avait trouvé un accord avec l'AC Milan pour prolonger son contrat en fin d'année dernière, jamais rien n'a été ensuite formalisé noir sur blanc. Comme si les dirigeants milanais avaient décidé de faire marche arrière. Ce que n'a pas du tout apprécié, mais alors pas du tout, l'intéressé.
Maignan devait prolonger, puis...
"Au moment de cet accord verbal, la saison était encore en plein dans son cours et tout le monde pensait que le club se qualifierait au moins en 8e de finale de la Ligue des champions, confie une source proche du club lombard. Personne n'imaginait alors le désastre qui suivrait. Face au manque à gagner et aux résultats globaux, Milan aurait aimé revoir les conditions initialement fixées. Et surtout que les joueurs comprennent aussi leur part de responsabilité dans tout ça."
Conscient de sa saison insuffisante, Maignan n'a toutefois pas aimé le mode opératoire de la direction milanaise. D'où sa volonté de stopper une histoire commencée à l'été 2022, immédiatement couronnée du 19e Scudetto et du trophée de meilleur gardien de l'année. Si la suite n'a pas été aussi radieuse, entre blessures, erreurs et instabilité chronique, puisque Maignan a connu huit entraîneurs des gardiens depuis son arrivée, l'ancien Lillois n'a jamais perdu sa place, héritant même définitivement du brassard de capitaine en janvier dernier.
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Pourquoi Maignan est-il devenu si friable ?
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Et maintenant ? Puisque le mercato rouvre ses portes d'ici peu, le spectre de son départ pourrait refaire surface en plein été. Mais Milan demeurera ferme sur sa position et le prix fixé. "Nous ne sommes pas là pour nous faire prendre par le col", déplore une source en interne. Si Maignan venait finalement à rester en Lombardie, malgré un contrat qui expire l'an prochain et donc la possibilité de partir libre, tout le monde en serait content. Massimiliano Allegri le premier. Revenu sur le banc, le technicien toscan a signifié à son capitaine qu'il comptait sur lui la saison prochaine, et que sa situation contractuelle ne serait pas un problème.
Au sein du club milanais, on est persuadé de pouvoir encore tirer des choses du gardien français, avec qui les négociations pour prolonger pourraient éventuellement reprendre au cours de la saison prochaine, surtout si les tensions du moment venaient à se tasser. Le nouveau duo composé de Max Allegri et Igli Tare, fraîchement nommé directeur sportif, qui a hérité de cet épineux dossier, veut encore y croire.
Dans le clan Maignan, il semble toutefois ne pas y avoir de retour en arrière possible. S'il venait à rester dans l'année qui va le mener tout droit au Mondial, ce sera pour partir libre en 2026. Mais en bon professionnel, "Magic Mike" a d'ores et déjà assuré qu'il donnerait le meilleur de lui-même jusqu'au dernier match. À l'image de ce qu'avait fait son prédécesseur Gianluigi Donnarumma, parti lui aussi en fin de contrat.
Théo Hernandez, la flamme s'est éteinte
Tout comme Mike Maignan, Théo Hernandez voit lui aussi son bail expirer dans un peu plus d'un an. Des situations qui se ressemblent sur la forme, mais qui sont pourtant totalement différentes sur le fond. Car pour l'AC Milan, l'histoire avec le latéral français, arrivé en 2019, est tout simplement terminée. Au sein du club lombard, plus personne ne croit en un possible retour de flamme. On estime même qu'elle est éteinte pour de bon.
Selon nos sources, les dirigeants milanais reprochent notamment à l'ancien Madrilène un comportement trop peu professionnel en dehors du terrain, outre des performances trop éloignées de ses standards. Sa gestion globale est devenue trop problématique. Et si son caractère parfois particulier n'a jamais réellement posé problème, ses deux dernières saisons ont laissé trop de traces pour recomposer la fracture. Pour le bien de tous, l'heure est probablement venue de se séparer. Mais reste à mettre tout le monde d'accord.
En janvier dernier, Milan avait accepté une offre de 40 millions d'euros en provenance de Côme. Une destination refusée par Théo Hernandez, qui a également repoussé dernièrement les avances d'Al-Hilal (Arabie saoudite) malgré une proposition de salaire avoisinant... les 18 millions d'euros. Là encore, les dirigeants milanais avaient trouvé un accord, cette fois aux alentours de 35 millions.
L'international français, qui veut disputer la Coupe du monde, compte rester en Europe et rêve de retourner à l'Atlético Madrid, son club formateur, qu'il avait quitté en 2017 pour rejoindre le Real Madrid. Des contacts ont déjà eu lieu entre les parties, et ils ont tous été positifs. Côté Milan, on se dit prêt à faire un effort, probablement en baissant le prix aux alentours des 23-25 millions d'euros. Pour l'heure, les Colchoneros ne se sont pas approchés de ce montant.
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