Mercato - Entre vendre à tout prix pour passer le cap de la DNCG et désir de stabilité, l'OM face à une équation insoluble ?
Par Yohann Le Coz
Publié 09/06/2026 à 23:31 GMT+2
L'OM a besoin de vendre. Pour faire rentrer des liquidités avant de se frotter à la DNCG fin juin et pour tourner la page d'un effectif qui n'avançait plus en fin de saison dernière. Alors malgré le cap de stabilité fixé par son nouveau président, Stéphane Richard, l'OM va devoir se résoudre à une grande revue des troupes, titulaires compris, que les dirigeants le veuillent ou non.
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Video credit: Eurosport
"Je pense qu’il y a eu trop d’instabilité dans ce club ces dernières années", a lancé Stéphane Richard, pour une de ses premières prises de parole en tant que président de l'OM. "Le foot reste un jeu collectif et il est compliqué de bien jouer, voire impossible, s’il y a autant de changements chaque année. Il faut d’abord de la stabilité", a-t-il même insisté, au micro de RTL début avril. Des mots qui ont mal vieilli, au regard du mercato vers lequel s'avance son club.
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En nommant Grégory Lorenzi - et son CV de travailleur sur le long terme avec Brest - directeur sportif, le nouveau président olympien a souhaité s'inscrire dans cette même veine. Mais la stabilisation de l'effectif attendra l'année prochaine. Car l'OM a mille et une raisons de renouveler complètement son groupe, ou en tout cas une bonne partie de la colonne vertébrale de l'équipe. Benjamin Pavard a déjà fait ses valises. Pour le reste, il faut vendre, et vite. Les dirigeants marseillais ont obtenu un report du passage annuel devant la DNCG à fin juin. Et après trois exercices déficitaires, dont le dernier à -105 millions d'euros, il va falloir débloquer des fonds avant de se pointer dans les bureaux de la LFP.
Une cascade de titulaires sur le départ
Le premier nom qui vient en tête est évidemment celui de Mason Greenwood, qui plaît beaucoup du côté de la Roma. De quoi dégager de la masse salariale et surtout un joli chèque... Même si Manchester United récupérera 40% de la somme. De toute façon, "Il fait partie des joueurs qui font l'objet d'une grande réflexion. S'il y a une opportunité qui se présente, forcément, elle sera à réfléchir", avait expliqué Lorenzi dans les colonnes de L'Equipe.
Vient ensuite peut-être Igor Paixao. La Gazzetta dello Sport annonce un intérêt de... la Roma encore elle. Gian Piero Gasperini serait un grand fan du joueur et aurait déjà essayé de le recruter quand il était encore à l'Atalanta. Paixao, lui, veut rester, insiste La Provence. C'est également le cas d'Emerson, qui aurait tapé dans l'œil de la Juve. En cas d'offre sérieuse, le club a-t-il de quoi refuser les ventes d'éléments côtés à 35 et 9 millions d'euros ?
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Igor Paixao, Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang (OM) contre l'Union Saint-Gilloise en Ligue des champions, le 9 décembre 2025
Crédit: Imago
Restera ensuite à trouver une porte de sortie à ceux pour qui la fin de saison a été un vrai calvaire, peut-être encore plus que les autres. À commencer par Pierre-Emerick Aubameyang, quelque peu trahi par son âge et qui a connu des derniers mois au ralenti après une saison chargée par les blessures et la CAN en hiver (huit buts, dix passes entre août et décembre 2025, six buts pour aucune passe en 2026). Pierre-Emile Höjbjerg est donné lui aussi sur le départ par différents médias, tout comme Leonardo Balerdi. Le défenseur est un des rares éléments à avoir survécu aux vagues de recrutement de Pablo Longoria et Medhi Benatia. Sa vente serait autant le symbole de la fin d'une ère qu'une aubaine financière (il est coté à 18 millions sur Transfertmarkt et affiche un salaire à 350 000€ selon L'Equipe).
L'OM ne tournera pas le dos aux opportunités de marché
Sans compter les opportunités qui s'offriront au fil du mercato. Si une belle offre arrive, pourquoi se priver de réaliser une plus-value sur Quinten Timber, arrivé pour seulement 4,5 millions ? Voire de laisser partir un profil comme Geoffrey Kondogbia, dont le ratio salaire / temps de jeu a de quoi donner quelques sueurs froides. Et enfin, viendront les contrats qui ne seront peut-être pas renouvelés, comme celui de Bilal Nadir sur le point d'expirer.
C'est bien simple, sur le onze de départ du dernier match de l'OM de la saison contre Rennes, un des matches capitaux de la saison, six joueurs se trouvent sur un siège vraisemblablement éjectable. Pour la stabilité, on repassera. On est plutôt sur un chantier d'été qu'un ménage de printemps.
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