Transferts | Liga | Karim Adeyemi signe au FC Barcelone, un drôle de choix, jadis une évidence
Mis à jour 23/07/2026 à 14:27 GMT+2
Deuxième recrue de l'été pour le FC Barcelone. Après la signature éclair d'Anthony Gordon, le club culé continue de renforcer son attaque avec l'arrivée de Karim Adeyemi en provenance du Borussia Dortmund contre une enveloppe de 22 millions d'euros (hors bonus). Un deal conclu en quelques jours qui questionne, autant pour la trajectoire du joueur que son rôle futur dans un secteur déjà rempli.
Karim Adeyemi sous les couleurs du Borussia Dortmund
Crédit: Getty Images
On croyait le FC Barcelone endormi, retourné à un somme forcé après l'ébullition autour de l'arrivée éclair de l'ailier anglais Anthony Gordon, à l'orée de l'été. Quelques jours de tractations avec Newcastle, une enveloppe de 75 millions d'euros et l'affaire était dans le sac. On pensait l'entité catalane lancée, capable de boucler l'arrivée du gros poisson espéré, Julian Alvarez, mais le refus constant de l'Atlético à négocier a pimenté le cours des choses. Résultat, retour en hibernation, jusqu'au nouveau coup de canon.
Promesse à ses débuts précoces, Karim Adeyemi (24 ans) a sillonné son parcours à Dortmund (arrivé en provenance du Red Bull Salzbourg en 2022) de coups d'éclat en Ligue des champions mais aussi de beaucoup (trop) de moments creux, symptomatiques chez l'international allemand d'une irrégularité chronique. Sa patience érodée, Niko Kovacs s'était même osé la saison écoulée à réduire comme peau de chagrin le temps de jeu de l'ex-joyau outre-Rhin. Forcément, une fois le point de rupture passé, difficile de revenir en arrière, surtout à un an de la fin de contrat.
Adeyemi, la pépite a perdu de son éclat
Forcément touché par sa non-sélection pour la Coupe du monde, dont l'éviction du onze du Borussia en seconde partie de saison est sans doute pour beaucoup, Adeyemi (10 buts et 6 passes en 39 matches cette saison) avait ouvert la porte à un avenir s'écrivant ailleurs que sur les bords de la Ruhr : "J'aimerais jouer dans un club qui compte sur moi et me le communique clairement, clamait-il peu avant la Coupe du monde à Ruhr Nachrichten. Pour moi l'important, c'est que l'on nous parle clairement. Si quelqu'un me dit que cela ne passe pas, je le respecterai. Ensuite, on pourra planifier l'avenir sur cette base."
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Souvent remplaçant, Adeyemi a vécu une seconde partie de saison 2025-2026 compliquée avec Dortmund
Crédit: Getty Images
Attaché à son ailier électrique balle au pied, Dortmund ne désirait pas s'en séparer et espérait tabler sur une prolongation de contrat. Flairant la bonne affaire, et cornaqué par Hansi Flick, celui qui a lancé la carrière internationale d'Adeyemi (en 2021), le Barça s'est rué pour nouer un accord avec l'intéressé, en attendant de négocier l'indemnité de transfert conséquente demandée par le club allemand (40 millions d'euros pour un joueur à un an de la fin de son contrat). Finalement, la somme a été rabotée à 22 millions plus 7 de bonus. À l'instar du début d'été, le club culé a vite accéléré et scellé le "deal".
Une arrivée qui annonce le grand ménage
Une opération rapidement conclue grâce à l'intermédiaire précieux de Jorge Mendes, agent d'Adeyemi et partenaire privilégié de Joan Laporta et son board (Mendes représente notamment les intérêts de Lamine Yamal). Cible historique des Blaugrana, surtout à l'époque où sa cote explosait, Adeyemi représente en 2026 un choix curieux, voire discutable. L'Allemand est encore jeune, dispose de qualités évidentes (vitesse, volume de courses, joueur de percussions) et va retrouver l'un de ses mentors, mais son jeu aux facettes clair-obscur et le poids de son salaire sont autant de questions, dans un secteur offensif en pleine mutation. Appelé à jouer les doublures de Yamal, à concurrencer Gordon et à occuper l'axe de l'attaque en attendant la potentielle arrivée d'Alvarez, Adeyemi ne débarque pas en terrain conquis.
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Hansi Flick donne des consignes à Karim Adeyemi, qui a fait ses débuts au niveau international sous le mandat de l'actuel entraîneur du Barça
Crédit: Getty Images
Forcément, son arrivée se dessine en pleine conjoncture de changement. Après un Mondial raté, écumé en grande partie blessé, Raphinha serait proche de céder aux sirènes de l'Arabie saoudite. Ferran Torres, de son côté, n'a plus qu'un an sur son bail chez les Catalans, qui ne seraient pas contre s'en séparer. Certaines places vont se libérer, et on sent le Barça contraint d'attendre avant de dégainer. D'où l'apathie dans le secteur défensif, où la marge de progression semble pourtant plus importante. Koundé, Baldé, Araujo : si aucun d'entre eux ne veut partir, il sera impossible d'y entasser des noms. Le Barça s'adapte, comme il peut. C'est pour cela que lorsque la fenêtre se découvre, il doit frapper vite et fort.
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