Transferts - Rodri, Bernardo Silva et d'autres cadres de Manchester City sont partis et le club compte sur la fin du mercato pour s'étoffer
Par Yohann Le Coz
Mis à jour 25/08/2026 à 16:04 GMT+2
Enzo Maresca a pour mission de remplacer Pep Guardiola et trouver des solutions pour combler le départ de Rodri et d'autres cadres du vestiaire de Manchester City. Pas une mince affaire. Entre les performances affichées par le milieu de terrain cityzen et la clôture du mercato qui s'approche à toute vitesse, la situation relève de l'urgence. Les Mancuniens n'ont plus que quelques jours.
Enzo Maresca échange avec ses joueurs après la victoire de Manchester City contre Bournemouth pour la première journée de Premier League.
Crédit: Getty Images
Quel été jusqu'ici pour les comptes en banque de Manchester City. Rodri, Tijjani Reijnders, James Trafford, Manuel Akanji et Nathan Aké ont été vendus pour un total de plus de 190 millions d'euros selon les chiffres de Transfertmarkt. Sans parler des salaires de Bernardo Silva et John Stones, partis libres, dont le club a été libéré, et de ventes à venir : Savinho est proche de faire ses valises pour Tottenham pour plus de 90 millions d'euros, Nico Gonzalez, valorisé à 40 millions, pourrait bien filer à Newcastle selon la presse britannique et Omar Marmoush, valorisé à 50 millions est plus proche de partir que de rester.
S'il s'agissait de l'OM, on applaudirait des deux mains pour le dégraissage. S'il s'agissait de Lens, on louerait la capacité du club à faire quelques millions de profits. Mais il s'agit de Manchester City. Sortir du mercato dans le vert a peu d'importance. Réussir une année de transition après le départ de Pep Guardiola, en revanche, c'est capital. Et puis rien que la signature d'Eliott Anderson et l'arrivée imminente d'Ayyoub Bouaddi représentent un joli chèque d'au moins 235 millions d'euros, bonus compris. Pour le dégraissage et la plus-value, on repassera.
Le gouffre laissé par Bernardo Silva et Rodri
Anderson et Bouaddi sont d'ailleurs censés combler, au moins partiellement, l'immense vide laissé par les départs de Rodri et Bernardo Silva. Deux cadres techniques de l'équipe, deux hommes parfaitement rodés à l'exigence de Guardiola et deux figures du City de ces quasi 10 dernières années. Difficile de remplacer leurs près de 750 matches cumulés sous le maillot des Skyblues par des joueurs de 23 et 18 ans, venus de Nottingham Forest et Lille. "Quand les joueurs sont bons, ils sont bons, je ne m'occupe pas de l'âge", a tenté d'affirmer Enzo Maresca. Lui non plus, on ne lui parle pas d'âge ?
Au-delà du manque d'expérience au très haut niveau, ceux déjà présents au club, eux, ont pour l'instant fait pâle figure. La doublette Kovacic-Anderson, avec Foden en milieu offensif, a été complètement annihilée par Arsenal lors du Community Shield. Et dimanche, contre Bournemouth, Rayan Cherki est venu sauver ce qui restait d'un entrejeu en difficulté, dans lequel Marc Guéhi, défenseur central de formation, a été parachuté.
Bouaddi peut-il être le "nouveau Rodri" ?
L'objectif de Maresca sur le banc de City est pourtant de poursuivre la réussite du club de ces "10 ou 15 dernières années". C'est-à-dire, continuer de gagner des titres car une telle institution n'a "pas le temps", toujours selon les mots du technicien, pour les saisons de transition. Mais comment faire mieux avec moins bien ? Ce n'est pas la signature annoncée d'Allan Elias, 22 ans, qui n'a rien connu d'autre que Palmeiras, pas même une fois la sélection brésilienne, qui révolutionnera cette situation délicate.
"Notre objectif est désormais de trouver le nouveau Rodri, a glissé Maresca à The Athletic. Lorsque David Silva était là, tout le monde s'inquiétait. Kevin (De Bruyne) est arrivé. Quand (Sergio) Agüero était là, tout le monde s'inquiétait. Erling (Haaland) est arrivé. Pour Fernandinho… Rodri est arrivé." Bouaddi est-il cet homme-là ? Son style est différent, mais il a dans les pattes de quoi devenir un joueur générationnel. Difficile d'imaginer que ce sera dès cette saison, en revanche.
City va-t-il céder à la panique dans les dernières heures ?
Pour ne rien arranger, Jeremy Doku est indisponible pour trois semaines en raison d'une blessure à un mollet et Ruben Dias, après une prestation cataclysmique contre Arsenal, semble avoir perdu de son aura de leader défensif. Seule solution pour renforcer un effectif qui ne demande qu'à l'être, le mercato. City a cumulé assez de ventes et de chiffre d'affaires hors marché des transferts pour dépenser sans trop se soucier des règles financières encadrant la Premier League. "Il reste dix jours, et j'espère que nous pourrons faire le nécessaire", lâchait Maresca vendredi.
Cet article est publié mardi et peu de choses ont bougé depuis. "Normalement, pendant le mercato, il faut attendre la dernière semaine, car tous les clubs essaient de conserver leurs joueurs jusqu'au bout pour ensuite les revendre plus cher. C'est normal", a essayé de rassurer l'entraîneur des Cityzens. Faut-il y lire entre les lignes que les Skyblues vont faire exploser la tirelire dans les dernières heures ?
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Video credit: Eurosport
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